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Biodiversité et fonctionnement de l'écosystème : Synthèse et perspectives
Introduction au livre :
Cet ouvrage présente différentes approches via des espèces ou des groupes fonctionnels, ainsi qu'une comparaison de leur pertinence. Ces approches permettent de comprendre les effets de la diversité des organismes sur le fonctionnement d'un écosystème. Une littérature importante existe sur la classification fonctionnelle des écosystèmes terrestre ou aquatique. Le rôle de cet ouvrage n'est pas de faire leur énumération, mais de poser 3 questions importantes autour de la biodiversité.
1) Quelle est l'approche de classification fonctionnelle la plus utile pour mesurer les effets de la diversité sur le fonctionnement des écosystèmes ?
2) Comment sont liées les diversités fonctionnelle et spécifique dans les processus écosystémiques ?
3) Pour comprendre les tenants et les aboutissants des expérimentations récentes en gestion des écosystèmes, quelle approche, entre la diversité fonctionnelle et la diversité spécifique, est la plus pertinente ?
Résumé et résultats du livre :
Tout d'abord, une identification de la complémentarité des groupes fonctionnels devrait être une priorité. Cela permettrait une meilleure compréhension de la façon dont la diversité affecte le fonctionnement des écosystèmes, en particulier la production primaire, la production secondaire et l'utilisation des ressources au niveau des écosystèmes. Il faudrait également vérifier si les effets fonctionnels sont étudiés au sein de la chaîne trophique.
Ensuite, l'identification des réponses des groupes fonctionnels peut aider à comprendre et prédire comment les communautés et les propriétés de l'écosystème pourraient être affectées par les changements environnementaux ou les perturbations. La tâche consiste à définir la perturbation potentielle ou les fluctuations environnementales auxquelles un système donné peut être soumis, et à identifier les traits fonctionnels pertinents pour retracer ces conditions. Cependant, les caractères utiles pour délimiter les réponses des groupes fonctionnels peuvent varier indépendamment de ceux utilisés pour délimiter les effets des ceux-ci. Alors que les réponses des groupes fonctionnels ont souvent été définies indépendamment de la classification des effets fonctionnels, une meilleure intégration de ces approches pourrait aider à comprendre comment la diversité au sein des effets des groupes fonctionnels influence la stabilité des processus aux conditions de non-équilibre ou aux nouveaux régimes de perturbation.
L'importance et les difficultés des évaluations empiriques des contributions relatives de la diversité fonctionnelle et taxonomique au fonctionnement de l'écosystème est également abordée. La corrélation entre richesses spécifique et fonctionnelle conduit à un compromis entre 2 objectifs expérimentaux communs en gestion de la biodiversité et des écosystèmes : 1) celui de l'examen de la gamme la plus large de richesse spécifique possible et 2) celui de l'examen des effets relatifs de la richesse fonctionnelle et de la richesse spécifique. Dans le cas d'une approche bottom-up, le concept de différenciation de niche écologique et la limitation des similarités impliquent que l'augmentation de la richesse spécifique devrait conduire à une augmentation de la richesse fonctionnelle, spécifiquement si elle élargit également la gamme totale des traits fonctionnels présents. Les richesses spécifique et fonctionnelle auront tendance à être corrélées s'il y a une augmentation linéaire de la couverture de l'espace de niche, donc si la richesse spécifique augmente. Cette situation est valable soit si les espèces sont assemblées au hasard, comme dans les situations où les régimes de perturbation mènent à une prédominance de la colonisation stochastique, soit si la complémentarité des traits fonctionnels des espèces est une composante importante de l'assemblage des communautés. Cependant les espèces ne s'assemblent pas de manière aléatoire et le climat ainsi que les perturbations et les interactions biotiques imposent des contraintes importantes au niveau de la composition des communautés. Dans ce cas de figure, la même quantité de variation fonctionnelle est tout simplement plus finement divisée car un plus grand nombre d'espèces est ajouté. Par conséquent, la richesse fonctionnelle peut ne pas augmenter avec l'augmentation de la richesse spécifique.
Ceci mène à la conclusion que face à l'imprévisible, la préservation des espèces ou de la diversité taxonomique au sein de l'effet fonctionnel et des réponses des groupes peut améliorer la dynamique interne à long terme et l'évolution des systèmes gérés face à de nouvelles conditions environnementales. Des questions critiques restent en suspens pour l'avenir : comment équilibrer l'anthropisation et la diversité biotique à l'échelle du paysage pour maintenir (a) la diversité locale dans les sites, (b) la diversité régionale entre les sites, (c) les services écosystémiques qui dépendent des interactions entre différents composants de ce paysage ?
Rigueur du livre :
Cette controverse a nécessité l'étude d'un seul des chapitre de ce livre, le 17, "Species diversity, functionnal diversity and ecosystems functionning." Seule la rigueur de ce chapitre est évoquée. Les auteurs comme les éditeurs ne me permettent pas d'émettre le moindre doute sur cet écrit.
Ce que ce livre apporte au débat :
Ce chapitre a permis une meilleure compréhension de ce qu'est exactement la richesse fonctionnelle, et des approches qui ont permis sa définition. Il étudie les effets et les réponses de la richesse fonctionnelle dans un écosystème, ce qui permet d'émettre des prédictions face à des perturbations. Les auteurs offrent également une approche de l'imbrication de la richesse fonctionnelle au sein de la richesse spécifique. Ce chapitre arrive à la conclusion que la richesse spécifique et la richesse fonctionnelle ne sont pas toujours corrélées à cause de l'assemblage spécifique, ce qui apporte une notion commune à la redondance fonctionnelle.
Remarques sur le livre :
Ce chapitre fait référence à de nombreux articles présentant des expérience sur des plantes. Les plantes offrent en effet une facilité expérimentale ; cependant, un modèle global est difficile à dégager.
Publiée il y a plus de 8 ans
par
L. Clavareau et A. Orsoni.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Biodiversité et fonctionnement de l'écosystème : Synthèse et perspectives
Introduction au livre :
Cet ouvrage présente différentes approches via des espèces ou des groupes fonctionnels, ainsi qu'une comparaison de leur pertinence. Ces approches permettent de comprendre les effets de la diversité des organismes sur le fonctionnement d'un écosystème. Une littérature importante existe sur la classification fonctionnelle des écosystèmes terrestre ou aquatique. Le rôle de cet ouvrage n'est pas de faire leur énumération, mais de poser 3 questions importantes autour de la biodiversité.
1) Quelle est l'approche de classification fonctionnelle la plus utile pour mesurer les effets de la diversité sur le fonctionnement des écosystèmes ?
2) Comment sont liées les diversités fonctionnelle et spécifique dans les processus écosystémiques ?
3) Pour comprendre les tenants et les aboutissants des expérimentations récentes en gestion des écosystèmes, quelle approche, entre la diversité fonctionnelle et la diversité spécifique, est la plus pertinente ?
Tout d'abord, une identification de la complémentarité des groupes fonctionnels devrait être une priorité. Cela permettrait une meilleure compréhension de la façon dont la diversité affecte le fonctionnement des écosystèmes, en particulier la production primaire, la production secondaire et l'utilisation des ressources au niveau des écosystèmes. Il faudrait également vérifier si les effets fonctionnels sont étudiés au sein de la chaîne trophique.
Ensuite, l'identification des réponses des groupes fonctionnels peut aider à comprendre et prédire comment les communautés et les propriétés de l'écosystème pourraient être affectées par les changements environnementaux ou les perturbations. La tâche consiste à définir la perturbation potentielle ou les fluctuations environnementales auxquelles un système donné peut être soumis, et à identifier les traits fonctionnels pertinents pour retracer ces conditions. Cependant, les caractères utiles pour délimiter les réponses des groupes fonctionnels peuvent varier indépendamment de ceux utilisés pour délimiter les effets des ceux-ci. Alors que les réponses des groupes fonctionnels ont souvent été définies indépendamment de la classification des effets fonctionnels, une meilleure intégration de ces approches pourrait aider à comprendre comment la diversité au sein des effets des groupes fonctionnels influence la stabilité des processus aux conditions de non-équilibre ou aux nouveaux régimes de perturbation.
L'importance et les difficultés des évaluations empiriques des contributions relatives de la diversité fonctionnelle et taxonomique au fonctionnement de l'écosystème est également abordée. La corrélation entre richesses spécifique et fonctionnelle conduit à un compromis entre 2 objectifs expérimentaux communs en gestion de la biodiversité et des écosystèmes : 1) celui de l'examen de la gamme la plus large de richesse spécifique possible et 2) celui de l'examen des effets relatifs de la richesse fonctionnelle et de la richesse spécifique. Dans le cas d'une approche bottom-up, le concept de différenciation de niche écologique et la limitation des similarités impliquent que l'augmentation de la richesse spécifique devrait conduire à une augmentation de la richesse fonctionnelle, spécifiquement si elle élargit également la gamme totale des traits fonctionnels présents. Les richesses spécifique et fonctionnelle auront tendance à être corrélées s'il y a une augmentation linéaire de la couverture de l'espace de niche, donc si la richesse spécifique augmente. Cette situation est valable soit si les espèces sont assemblées au hasard, comme dans les situations où les régimes de perturbation mènent à une prédominance de la colonisation stochastique, soit si la complémentarité des traits fonctionnels des espèces est une composante importante de l'assemblage des communautés. Cependant les espèces ne s'assemblent pas de manière aléatoire et le climat ainsi que les perturbations et les interactions biotiques imposent des contraintes importantes au niveau de la composition des communautés. Dans ce cas de figure, la même quantité de variation fonctionnelle est tout simplement plus finement divisée car un plus grand nombre d'espèces est ajouté. Par conséquent, la richesse fonctionnelle peut ne pas augmenter avec l'augmentation de la richesse spécifique.
Ceci mène à la conclusion que face à l'imprévisible, la préservation des espèces ou de la diversité taxonomique au sein de l'effet fonctionnel et des réponses des groupes peut améliorer la dynamique interne à long terme et l'évolution des systèmes gérés face à de nouvelles conditions environnementales. Des questions critiques restent en suspens pour l'avenir : comment équilibrer l'anthropisation et la diversité biotique à l'échelle du paysage pour maintenir (a) la diversité locale dans les sites, (b) la diversité régionale entre les sites, (c) les services écosystémiques qui dépendent des interactions entre différents composants de ce paysage ?
Cette controverse a nécessité l'étude d'un seul des chapitre de ce livre, le 17, "Species diversity, functionnal diversity and ecosystems functionning." Seule la rigueur de ce chapitre est évoquée. Les auteurs comme les éditeurs ne me permettent pas d'émettre le moindre doute sur cet écrit.
Ce chapitre a permis une meilleure compréhension de ce qu'est exactement la richesse fonctionnelle, et des approches qui ont permis sa définition. Il étudie les effets et les réponses de la richesse fonctionnelle dans un écosystème, ce qui permet d'émettre des prédictions face à des perturbations. Les auteurs offrent également une approche de l'imbrication de la richesse fonctionnelle au sein de la richesse spécifique. Ce chapitre arrive à la conclusion que la richesse spécifique et la richesse fonctionnelle ne sont pas toujours corrélées à cause de l'assemblage spécifique, ce qui apporte une notion commune à la redondance fonctionnelle.
Ce chapitre fait référence à de nombreux articles présentant des expérience sur des plantes. Les plantes offrent en effet une facilité expérimentale ; cependant, un modèle global est difficile à dégager.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.