ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Habitats analogues : pour une réconciliation écologique dans les environnements urbains et industriels.
Résumé de la review :
Les partisans de l'écologie de la réconciliation constatent que le système des réserves naturelles ne peut pas être appliqué dans les environnements urbains et industriels, et affirment donc que ces derniers devraient être tout de même employés dans un but de conservation. En effet, certains écosystèmes anthropiques ressemblent structurellement ou fonctionnellement aux écosystèmes naturels, et pourraient donc peuvent participer au maintien de la biodiversité native. Cette revue s’intéresse aux travaux qui évaluent les analogues naturels qui pourraient être présents dans les écosystèmes urbains et industriels, et explore leur potentiel en matière d'écologie de la réconciliation.
Les résultats montrent que les habitats artificiels présentent une gamme de nouveauté écologique. Par exemple, les surfaces dures (murs et carrières) sont des analogues faciles avec les rocs et les falaises naturels. Il existe cependant de nombreux autres analogues aussi bien terrestres que marins. Cependant, bien qu’analogues, de légères variations de l’environnement abiotique ou encore des limitations à la dispersion peuvent parfois empêcher la colonisation des espèces natives dans des habitats artificiels similaires. De plus, ces écosystèmes urbains peuvent également soutenir des espèces nuisibles qui exploitent les similitudes entre les habitats anthropiques et leurs habitats ancestraux. Les auteurs restent cependant confiants dans le fait que l'ingénierie écologique pourrait permettre de réduire ces différences abiotiques et biotiques entre les analogues artificiels et les systèmes naturels. Ceci permettrait de rendre l'environnement des écosystèmes artificiels plus approprié au maintien et à la dispersion de la biodiversité indigène et aider à réduire les impacts des espèces nuisibles dans les zones urbaines et industrielles.
Les auteurs concluent donc que l'identification d'habitats et d'écosystèmes analogues pourrait améliorer la conservation de la biodiversité ainsi que les services écosystémiques dans les environnements anthropisés.
Ce que cette review apporte au débat :
Cette review permet d'apporter un élément de résolution à la conservation de la biodiversité dans les systèmes anthropisés. En effet, elle suggère que l'existence d'analogies entre habitats naturels et anthropisés peut permettre leur mise en place dans un but de conservation.
Publiée il y a plus de 8 ans
par
L. Pradier.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Habitats analogues : pour une réconciliation écologique dans les environnements urbains et industriels.
Résumé de la review :
Les partisans de l'écologie de la réconciliation constatent que le système des réserves naturelles ne peut pas être appliqué dans les environnements urbains et industriels, et affirment donc que ces derniers devraient être tout de même employés dans un but de conservation. En effet, certains écosystèmes anthropiques ressemblent structurellement ou fonctionnellement aux écosystèmes naturels, et pourraient donc peuvent participer au maintien de la biodiversité native. Cette revue s’intéresse aux travaux qui évaluent les analogues naturels qui pourraient être présents dans les écosystèmes urbains et industriels, et explore leur potentiel en matière d'écologie de la réconciliation.
Les résultats montrent que les habitats artificiels présentent une gamme de nouveauté écologique. Par exemple, les surfaces dures (murs et carrières) sont des analogues faciles avec les rocs et les falaises naturels. Il existe cependant de nombreux autres analogues aussi bien terrestres que marins. Cependant, bien qu’analogues, de légères variations de l’environnement abiotique ou encore des limitations à la dispersion peuvent parfois empêcher la colonisation des espèces natives dans des habitats artificiels similaires. De plus, ces écosystèmes urbains peuvent également soutenir des espèces nuisibles qui exploitent les similitudes entre les habitats anthropiques et leurs habitats ancestraux. Les auteurs restent cependant confiants dans le fait que l'ingénierie écologique pourrait permettre de réduire ces différences abiotiques et biotiques entre les analogues artificiels et les systèmes naturels. Ceci permettrait de rendre l'environnement des écosystèmes artificiels plus approprié au maintien et à la dispersion de la biodiversité indigène et aider à réduire les impacts des espèces nuisibles dans les zones urbaines et industrielles.
Les auteurs concluent donc que l'identification d'habitats et d'écosystèmes analogues pourrait améliorer la conservation de la biodiversité ainsi que les services écosystémiques dans les environnements anthropisés.
Cette review permet d'apporter un élément de résolution à la conservation de la biodiversité dans les systèmes anthropisés. En effet, elle suggère que l'existence d'analogies entre habitats naturels et anthropisés peut permettre leur mise en place dans un but de conservation.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.