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Les articles et les résumés de ce volume sont le résultat de la conférence sur les invasions insulaires: éradication et gestion, tenue au Campus Tamaki, Université d'Auckland, Nouvelle-Zélande (2010). Cette conférence c'est focalisée sur les «îles» et «l'éradication des espèces invasives», en mettant l'accent sur le travail accompli et les résultats ou l'apprentissage obtenus. La conférence s'est efforcée de couvrir toute l'étendue de ce travail à travers plusieurs parties :
l'obtention d'un soutien politique, communautaire, financier et physique,
les techniques d'éradication testées et utilisées,
les résultats immédiats des opérations d'éradication,
les résultats à plus long terme observés dans l'écosystème de l'île et parmi les communautés concernées
les mesures de biosécurité pour ces îles de la planification à la mise en œuvre.
Les îles Aléoutiennes sont parmi les aires prisées de nidification d'oiseaux de mer en Amérique du Nord, fournissant un habitat à 26 espèces comptant plus de 10 millions d'individus. Au vu de la biodiversité, le maintien des populations résidentes et de la diversité génétique dans ces écosystèmes insulaires est un enjeu d’actualité. Un programme de surveillance a été mis en place sur trois ans (2007 - 2009).
C’est dans les années 1780 que le rat brun (Rattus norvegicus) a été introduit involontairement dans les îles Aléoutiennes, en commençant par l’île du Rat. Depuis il a causé des dégâts au niveau des communautés d’oiseaux et de plantes.
L’île du Rat est dépourvue d'arbres, le paysage ressemble plus à une toundra subarctique. C’est pour cela qu’elle abrite une large faune d’oiseaux d’eau (waterfowl, oiseaux de proie, shorebirds, oiseaux marin) et quelques oiseaux terrestres.
L'activité des rats était plus élevée dans les habitats côtiers comparativement aux cours d'eau ou à l'intérieur des terres.
L’invasion des rats a été traitée, courant septembre-octobre (automne) 2008, en utilisant une dissémination aérienne de granulés de céréales contenant une seconde génération d’anticoagulant (brodifacoum).
Les méthodes d'enquête utilisées comprennent des relevés ponctuels, des transects de bandes, des relevés de bateaux près des côtes et des observations fortuites. Suivant la pratique courante, la détermination finale du résultat de l'éradication ne sera pas déterminée avant deux ans après l'application de l'appât, ce qui laissera du temps à tous les rats survivants pour repeupler à des niveaux détectables.
L’éradication des rats fut un succès car aucunes traces ne fut détectées, que cela soit par piégeage ou sur les transects.
Certaines populations d’oiseaux (Calcarius lapponicus, Leucosticte tephrocotis, Haematopus palliates, Calidris ptilocnemis) non pas souffert de la présence du rat ou du raticide. D’autres au contraire, comme celle des Troglodytes troglodytes ou des Lagopus muta, ont explosé en 2009. Il semblerait que la présence et l’éradication n’ait pas influencé significativement les populations d’oiseaux étudiés. Néanmoins, le faible taux d'échantillonnage ainsi que le manque de données antérieures ne peut permettre de conclure avec certitude le non impact de cette éradication.
Le suivi de ces populations d’oiseaux continue, ce qui permettra de documenter davantage les changements de l'écosystème sur l'île du Rat.
Ce que ce livre apporte au débat :
L'extermination a été réussie mais l'impact de cette extermination semble neutre vis-à-vis des populations d'oiseaux étudiées. Néanmoins on constate un manque de recul (data, temps etc...) du point de vu de l'impact de l'extermination sur l'écosystème insulaire.
Publiée il y a plus de 8 ans
par
R. Barosi et C. Vagnon.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Invasions insulaires : Eradication et gestion
Introduction au livre :
Les articles et les résumés de ce volume sont le résultat de la conférence sur les invasions insulaires: éradication et gestion, tenue au Campus Tamaki, Université d'Auckland, Nouvelle-Zélande (2010). Cette conférence c'est focalisée sur les «îles» et «l'éradication des espèces invasives», en mettant l'accent sur le travail accompli et les résultats ou l'apprentissage obtenus. La conférence s'est efforcée de couvrir toute l'étendue de ce travail à travers plusieurs parties :
Livre en PDF:
https://portals.iucn.org/library/sites/library/files/documents/SSC-OP-042.pdf
Les îles Aléoutiennes sont parmi les aires prisées de nidification d'oiseaux de mer en Amérique du Nord, fournissant un habitat à 26 espèces comptant plus de 10 millions d'individus. Au vu de la biodiversité, le maintien des populations résidentes et de la diversité génétique dans ces écosystèmes insulaires est un enjeu d’actualité. Un programme de surveillance a été mis en place sur trois ans (2007 - 2009).
C’est dans les années 1780 que le rat brun (Rattus norvegicus) a été introduit involontairement dans les îles Aléoutiennes, en commençant par l’île du Rat. Depuis il a causé des dégâts au niveau des communautés d’oiseaux et de plantes.
L’île du Rat est dépourvue d'arbres, le paysage ressemble plus à une toundra subarctique. C’est pour cela qu’elle abrite une large faune d’oiseaux d’eau (waterfowl, oiseaux de proie, shorebirds, oiseaux marin) et quelques oiseaux terrestres.
L'activité des rats était plus élevée dans les habitats côtiers comparativement aux cours d'eau ou à l'intérieur des terres.
L’invasion des rats a été traitée, courant septembre-octobre (automne) 2008, en utilisant une dissémination aérienne de granulés de céréales contenant une seconde génération d’anticoagulant (brodifacoum).
Les méthodes d'enquête utilisées comprennent des relevés ponctuels, des transects de bandes, des relevés de bateaux près des côtes et des observations fortuites. Suivant la pratique courante, la détermination finale du résultat de l'éradication ne sera pas déterminée avant deux ans après l'application de l'appât, ce qui laissera du temps à tous les rats survivants pour repeupler à des niveaux détectables.
L’éradication des rats fut un succès car aucunes traces ne fut détectées, que cela soit par piégeage ou sur les transects.
Certaines populations d’oiseaux (Calcarius lapponicus, Leucosticte tephrocotis, Haematopus palliates, Calidris ptilocnemis) non pas souffert de la présence du rat ou du raticide. D’autres au contraire, comme celle des Troglodytes troglodytes ou des Lagopus muta, ont explosé en 2009. Il semblerait que la présence et l’éradication n’ait pas influencé significativement les populations d’oiseaux étudiés. Néanmoins, le faible taux d'échantillonnage ainsi que le manque de données antérieures ne peut permettre de conclure avec certitude le non impact de cette éradication.
Le suivi de ces populations d’oiseaux continue, ce qui permettra de documenter davantage les changements de l'écosystème sur l'île du Rat.
L'extermination a été réussie mais l'impact de cette extermination semble neutre vis-à-vis des populations d'oiseaux étudiées. Néanmoins on constate un manque de recul (data, temps etc...) du point de vu de l'impact de l'extermination sur l'écosystème insulaire.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.