ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Le rôle de l'écotourisme dans la conservation: Panacée ou boîte de pandore?
Introduction à l'article :
L’écotourisme peut être considérée d’une part comme une conservation de la biodiversité pour le développement durable. De plus il peut aussi être un moyen de générer des revenus. L'intérêt pour l'écotourisme peut être largement attribué à la montée du terme durabilité, à son tour d'abord largement popularisé après la publication du célèbre rapport Brundtland en 1987. Ainsi, ce papier propose d'étudier plusieurs questions :
Comment les études de cas d'écotourisme sont-elles réparties dans le temps, les continents, les habitats ainsi que les types d'espèces phares?
Quelles variables sont corrélées avec une étude de cas d'écotourisme classée comme écologiquement durable ou non durable par les auteurs ?
Quels sont les principaux effets positifs et négatifs rapportés dans le cas de l'écotourisme? Ces effets peuvent-ils être liés aux principales raisons perçues par les auteurs pour la durabilité ou la non-durabilité d'un projet d'écotourisme?
Expériences de l'article :
Dans leur première expérience, les auteurs ont décrit la distribution de l’écotourisme dans le temps et dans l’espace en fonction des espèces. Un échantillonnage leurs ont permis de voir les cas qui satisfaisaient les critères liés à l’écotourisme. Pour approfondir cette question, ils ont comparé la proportion d'études de cas entre continents et régions avec la proportion de la superficie des continents, la proportion de la zone protégée et le nombre d'espèces de vertébrés endémiques. Ensuite ils ont réalisé des études de cas liées à la durabilité de l'écotourisme dans différents continents et leurs conséquences sur les espèces phares. Enfin, ils ont cherché quels facteurs favorisent les études de cas non seulement classées comme durable, mais apportant une contribution positive à la conservation. Du coup, ils ont reclassé toutes les études de cas soit en apportant une contribution positive soit en étant neutre ou négatif à la conservation.
Résultats de l'article :
La figure 1 indique qu’il n’avait pas d’étude de cas avant 1980. A partir de 1989, le nombre d'études augmente avec un pic important en 1992 qui serait du au 4e congrès mondial sur les parcs nationaux et les surfaces protégées. Dans les années 90, la tendance des études de cas concernait le développement durable. L’Afrique reste le continent le plus représenté, 27% devant l’Amérique Centrale et l’Amérique du Nord. Ensuite vient l’Asie avec les forêts tropicales (35%), dans la savane (16%) et dans la surface côtière (15%). Les 10 premiers pays en terme d’écotourisme enregistre 15% du nombre total de touristes. De nombreuses espèces phares ont été trouvées en particulier les oiseaux, les poissons et quelques mammifères. La proportion d’études de cas d’écotourisme associées au développement durable est moindre en Asie et en Amérique du sud. Elle dépend de l’habitat car elle est nettement plus élevée dans les milieux forestiers tempérés que dans les îles et les montagnes.
Rigueur de l'article :
Dans ce papier, l'auteur n'a pas donné beaucoup d'informations sur les échantillonnages faits lors des différentes études de cas.
Ce que cet article apporte au débat :
Les résultats soulignent la nécessité d'un contrôle et d'une gestion efficace des chiffres et la distribution qui sont apparus comme l'une des raisons les plus importantes pour les études de cas non viables. Beaucoup de touristes et un manque de contrôle ou de gestion, ont été identifiés par les auteurs comme les principales raisons de la non-durabilité : 50% de toutes les études. L'écotourisme peut profiter aux zones protégées et aux communautés locales environnantes si elle est faible ou localisée. Cela a l'avantage supplémentaire de minimiser les fuites, résultant de l'importation de biens et Wells estime qu'entre 55 et 66% des revenus pourraient être perdu, tout en maximisant les effets multiplicateurs. Faire fonctionner l'écotourisme pour la conservation, une planification et une gestion très soignée sont nécessaires avant et pendant le développement, et parallèlement à la gestion de tout projet d'écotourisme. Au final l'écotourisme dépend des espèces et de leur habitat.
Remarques sur l'article :
Le papier est bien structuré et permet de mieux comprendre l'impact positif de l'écotourisme dans le développement durable mais une partie du papier a montré qu'il y avait des cas qui prouveraient le contraire.
Le rôle de l'écotourisme dans la conservation: Panacée ou boîte de pandore?
Introduction à l'article :
L’écotourisme peut être considérée d’une part comme une conservation de la biodiversité pour le développement durable. De plus il peut aussi être un moyen de générer des revenus. L'intérêt pour l'écotourisme peut être largement attribué à la montée du terme durabilité, à son tour d'abord largement popularisé après la publication du célèbre rapport Brundtland en 1987. Ainsi, ce papier propose d'étudier plusieurs questions :
Comment les études de cas d'écotourisme sont-elles réparties dans le temps, les continents, les habitats ainsi que les types d'espèces phares?
Quelles variables sont corrélées avec une étude de cas d'écotourisme classée comme écologiquement durable ou non durable par les auteurs ?
Quels sont les principaux effets positifs et négatifs rapportés dans le cas de l'écotourisme? Ces effets peuvent-ils être liés aux principales raisons perçues par les auteurs pour la durabilité ou la non-durabilité d'un projet d'écotourisme?
Dans leur première expérience, les auteurs ont décrit la distribution de l’écotourisme dans le temps et dans l’espace en fonction des espèces. Un échantillonnage leurs ont permis de voir les cas qui satisfaisaient les critères liés à l’écotourisme. Pour approfondir cette question, ils ont comparé la proportion d'études de cas entre continents et régions avec la proportion de la superficie des continents, la proportion de la zone protégée et le nombre d'espèces de vertébrés endémiques. Ensuite ils ont réalisé des études de cas liées à la durabilité de l'écotourisme dans différents continents et leurs conséquences sur les espèces phares. Enfin, ils ont cherché quels facteurs favorisent les études de cas non seulement classées comme durable, mais apportant une contribution positive à la conservation. Du coup, ils ont reclassé toutes les études de cas soit en apportant une contribution positive soit en étant neutre ou négatif à la conservation.
La figure 1 indique qu’il n’avait pas d’étude de cas avant 1980. A partir de 1989, le nombre d'études augmente avec un pic important en 1992 qui serait du au 4e congrès mondial sur les parcs nationaux et les surfaces protégées. Dans les années 90, la tendance des études de cas concernait le développement durable. L’Afrique reste le continent le plus représenté, 27% devant l’Amérique Centrale et l’Amérique du Nord. Ensuite vient l’Asie avec les forêts tropicales (35%), dans la savane (16%) et dans la surface côtière (15%). Les 10 premiers pays en terme d’écotourisme enregistre 15% du nombre total de touristes. De nombreuses espèces phares ont été trouvées en particulier les oiseaux, les poissons et quelques mammifères. La proportion d’études de cas d’écotourisme associées au développement durable est moindre en Asie et en Amérique du sud. Elle dépend de l’habitat car elle est nettement plus élevée dans les milieux forestiers tempérés que dans les îles et les montagnes.
Dans ce papier, l'auteur n'a pas donné beaucoup d'informations sur les échantillonnages faits lors des différentes études de cas.
Les résultats soulignent la nécessité d'un contrôle et d'une gestion efficace des chiffres et la distribution qui sont apparus comme l'une des raisons les plus importantes pour les études de cas non viables. Beaucoup de touristes et un manque de contrôle ou de gestion, ont été identifiés par les auteurs comme les principales raisons de la non-durabilité : 50% de toutes les études. L'écotourisme peut profiter aux zones protégées et aux communautés locales environnantes si elle est faible ou localisée. Cela a l'avantage supplémentaire de minimiser les fuites, résultant de l'importation de biens et Wells estime qu'entre 55 et 66% des revenus pourraient être perdu, tout en maximisant les effets multiplicateurs. Faire fonctionner l'écotourisme pour la conservation, une planification et une gestion très soignée sont nécessaires avant et pendant le développement, et parallèlement à la gestion de tout projet d'écotourisme. Au final l'écotourisme dépend des espèces et de leur habitat.
Le papier est bien structuré et permet de mieux comprendre l'impact positif de l'écotourisme dans le développement durable mais une partie du papier a montré qu'il y avait des cas qui prouveraient le contraire.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.