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L'impact des chemins de randonnée sur la végétation et le sol : recherches actuelles et recommandations
Introduction à la méta-analyse :
L'augmentation de la popularité de l'écotourisme a entraîné un intérêt accru pour la randonnée, à pied ou à vélo, dans les parcs nationaux ou tout endroit naturel plus ou moins sauvages. De ce fait, de nombreux chemins ont été construits pour faciliter la circulation des touristes. Ainsi, on compte actuellement 126 000 km de chemins aux Etats-Unis. Ces chemins de randonnée peuvent impacter la biodiversité durant leur construction et leur maintenance.
De nombreuses études ont étudié l'effet de l'intensité d'utilisation des chemins de randonnée, les modes de locomotion et les comportements des touristes sur la biodiversité dans différents écosystèmes à différentes échelles temporelles et spatiales.
Cette étude vise à rassembler et analyser un grand nombre d'articles qui ont cherché à étudier l'effet des chemins de randonnée sur la végétation et le sol.
Expériences de la méta-analyse :
Les articles ayant étudié l'impact des chemins de randonnée sur les végétations et le sol ont été extraites de bases de données en Mai 2015. Les articles analysant l'impact des randonneurs marchant en dehors des chemins ont été exclus de l'analyse.
Les informations suivantes ont été récoltées pour chaque étude :
i) le type de chemin (formel ou informel),
ii) la position géographique,
iii) si le chemin est dans une zone protégée,
iv) le type d'habitat,
v) la méthode de recherche (expérimentale, basée sur des observations ou prédictive),
vi) l'échelle de l'étude (effets directs, indirects),
vii) la réponse de la végétation (intensité, réponses spatio-temporels), et
vi) les effets (positifs, négatifs ou neutres).
Une étude descriptive des mots utilisés dans les articles a été utilisée. L'intensité touristique a été estimé à partir du nombre d'individus qui ont pris une photographie à un lieu donné et le nombre de photographes a été estimé à partir d'une base de données d'images.
Résultats de la méta-analyse :
59 articles ont été identifiés, surtout des études situées aux USA et en Australie.
Les réponses sont 39% négatives, 37% positives, et 24% des réponses mixtes, ce qui laisse à supposer qu'il existe une grande variabilité dans les réponses de la végétation à la construction des chemins de randonnée.
Si l'on s'intéresse aux caractéristiques des plantes autour de ces chemins, on retrouve beaucoup de plantes invasives et de plantes tolérantes au stress, surtout dans le cas des chemins de randonnée cimentés. De plus, près des chemins de randonnée, les plantes sont moins grandes, les arbres plus petits et la surface de la canopée plus faible.
Un chemin de randonnée avec beaucoup de passage touristique a une couverture végétale moins grande.
Deux études se sont intéressées aux réponses temporelles, et notamment à l'évolution de la composition des végétaux après abandonnement ou destruction des chemins de randonnée. Aucune évolution n'a été constatée après 8 et 15 ans.
Rigueur de la méta-analyse :
Cette méta-analyse est surtout descriptive : les auteurs ne réalisent que des pourcentages à partir des critères pré-définis. Aucun test statistique n'a été réalisé, ce qui limite l'étude du lien entre les différents critères.
Ce que cette méta-analyse apporte au débat :
Il existe une grande disparité dans les zones géographiques étudiées : les études se sont seulement concentrées aux Etats-Unis et en Australie. Très peu d'études ont été réalisées en Europe et en Chine où le nombre de randonneurs est pourtant très important. De plus, peu d'études ont été réalisées en Amérique du Sud et en Afrique, qui contient de nombreuses zones protégées.
Toutefois, il existe une grande diversité dans la réponse de la végétation suite à la construction des chemins de randonnée. Le changement semble être plus important lors des cas de construction de chemins en ciment, où l'invasion de plantes invasives et de plante tolérantes au stress est favorisée. Une plantation artificielle et un meilleur suivi, ainsi qu'une régulation des touristes permettraient de limiter ces changements.
L'impact des chemins de randonnée sur la végétation et le sol : recherches actuelles et recommandations
Introduction à la méta-analyse :
L'augmentation de la popularité de l'écotourisme a entraîné un intérêt accru pour la randonnée, à pied ou à vélo, dans les parcs nationaux ou tout endroit naturel plus ou moins sauvages. De ce fait, de nombreux chemins ont été construits pour faciliter la circulation des touristes. Ainsi, on compte actuellement 126 000 km de chemins aux Etats-Unis. Ces chemins de randonnée peuvent impacter la biodiversité durant leur construction et leur maintenance.
De nombreuses études ont étudié l'effet de l'intensité d'utilisation des chemins de randonnée, les modes de locomotion et les comportements des touristes sur la biodiversité dans différents écosystèmes à différentes échelles temporelles et spatiales.
Cette étude vise à rassembler et analyser un grand nombre d'articles qui ont cherché à étudier l'effet des chemins de randonnée sur la végétation et le sol.
Les articles ayant étudié l'impact des chemins de randonnée sur les végétations et le sol ont été extraites de bases de données en Mai 2015. Les articles analysant l'impact des randonneurs marchant en dehors des chemins ont été exclus de l'analyse.
Les informations suivantes ont été récoltées pour chaque étude :
i) le type de chemin (formel ou informel),
ii) la position géographique,
iii) si le chemin est dans une zone protégée,
iv) le type d'habitat,
v) la méthode de recherche (expérimentale, basée sur des observations ou prédictive),
vi) l'échelle de l'étude (effets directs, indirects),
vii) la réponse de la végétation (intensité, réponses spatio-temporels), et
vi) les effets (positifs, négatifs ou neutres).
Une étude descriptive des mots utilisés dans les articles a été utilisée. L'intensité touristique a été estimé à partir du nombre d'individus qui ont pris une photographie à un lieu donné et le nombre de photographes a été estimé à partir d'une base de données d'images.
59 articles ont été identifiés, surtout des études situées aux USA et en Australie.
Les réponses sont 39% négatives, 37% positives, et 24% des réponses mixtes, ce qui laisse à supposer qu'il existe une grande variabilité dans les réponses de la végétation à la construction des chemins de randonnée.
Si l'on s'intéresse aux caractéristiques des plantes autour de ces chemins, on retrouve beaucoup de plantes invasives et de plantes tolérantes au stress, surtout dans le cas des chemins de randonnée cimentés. De plus, près des chemins de randonnée, les plantes sont moins grandes, les arbres plus petits et la surface de la canopée plus faible.
Un chemin de randonnée avec beaucoup de passage touristique a une couverture végétale moins grande.
Deux études se sont intéressées aux réponses temporelles, et notamment à l'évolution de la composition des végétaux après abandonnement ou destruction des chemins de randonnée. Aucune évolution n'a été constatée après 8 et 15 ans.
Cette méta-analyse est surtout descriptive : les auteurs ne réalisent que des pourcentages à partir des critères pré-définis. Aucun test statistique n'a été réalisé, ce qui limite l'étude du lien entre les différents critères.
Il existe une grande disparité dans les zones géographiques étudiées : les études se sont seulement concentrées aux Etats-Unis et en Australie. Très peu d'études ont été réalisées en Europe et en Chine où le nombre de randonneurs est pourtant très important. De plus, peu d'études ont été réalisées en Amérique du Sud et en Afrique, qui contient de nombreuses zones protégées.
Toutefois, il existe une grande diversité dans la réponse de la végétation suite à la construction des chemins de randonnée. Le changement semble être plus important lors des cas de construction de chemins en ciment, où l'invasion de plantes invasives et de plante tolérantes au stress est favorisée. Une plantation artificielle et un meilleur suivi, ainsi qu'une régulation des touristes permettraient de limiter ces changements.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.