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Titre de la review :

La spécialisation et la dégénération des chromosomes sexuels qui les mammifères.


Résumé de la review :

Introduction
Une grande partie des mammifères présentent le même système de déterminisme sexuel. C'est à dire, deux chromosomes dits "sexuels" X et Y qui sont hautement différenciés. X est dans ce cas un chromosome de grande taille et riche en gènes et Y, petit et hétéro-chromatique. l'évolution de ces chromosomes a attiré la formulation d'un grand nombre d'hypothèses Sex chromosome evolution: historical insights and future perspectives et il semblerait d'aujourd'hui le chromosome Y humain se dégrade et que sa disparition future est évoquée par certains scientifiques The future of sex. Seule Une région est semblable entre les chromosomes X et Y (pseudoautosomal region). Le Y n'encoderai apparemment que 45 protéines uniques et beaucoup des gènes qu'il porte on des fonctions concernant la fertilité.

Origine des chromosomes XY humains
L'origine des chromosomes XY humains est retracée par comparaison avec d'autres espèces possédant un dimorphisme sexuel marqué par deux chromosome hautement différenciés (XY, ZW). Cette approche a permis l'élaboration de nombreuses théories jusqu'à aboutir à l'idée que les chromosomes Y et X descendent d'autosomes. Le chromosome Y a montré une évolution différente du X au cours du temps. Cette dégénération a eu des conséquences quand à l'expression du deuxième X chez les organismes femelles. En fait il est supposé que des gènes d'un X sont impliqués dans l'inactivation du deuxième X, le mécanisme moléculaire de cette inactivation épi-génétique est encore méconnue.

Degradation du chromosome Y
Il a été montré, par comparaison avec d'autres espèces, qu'une fois qu'une région déterminant le sexe s'établi, la région non-recombinante s'élargis d'une manière qui semble inexorable. Cette observation s'est faite notamment chez certaines espèces de drosophiles et une comparaison entre les chromosomes sexuels du chimpanzé et de l'humain à permis de montré un certains taux d'inactivation des gènes au cours des millénaires. Il semble actuellement qu'il y ait deux processus majeurs quand à la dégradation du chromosome Y, tout d'abord, un taux de mutations élevé (naturellement plus élevées que dans le reste du génome) et l'inefficacité de la sélection pour des chromosomes non-recombinants. Ce dernier processus a différentes théories l'expliquant telle que: impossibilité de recombiner avec le chromosome X ainsi, le Y serait héritable en l'état à chaque génération, sans possibilité de se "rallonger". De plus cela augmenterai la perte accidentelle de portions de chromosomes.

Il est dit que le chromosome Y a perdu un grand nombre de ses gènes actifs (955/1000) au cours des derniers 300 millions d'années. Si l'on extrapole cette diminution du nombre de gènes actifs, cela peut conduire à la conclusion que dans les 10 prochains millions d'années ce chromosome ne possédera plus de gènes actifs et donc n'aura aucun intérêt à être conservé dans le génome. Cette estimation de la disparition se base également sur des disparition du chromosome Y au sein de divers organismes tels que les drosophiles, certains marsupiaux (dans certaines cellules), et l'espèce Ellobius Lutescens.

Conséquences de la disparition du Y
La disparition du chromosome Y n'engendrerai pas une disparition du mode de reproduction sexué car il existerai un grand nombre de systèmes de détermination sexuelle. Afin de connaitre le futur de la détermination sexuelle, une analyse complète du génome pourrait nous révéler les gènes capables de prendre le relais sur le chromosome Y.

Ce que cette review apporte au débat :

Cette review apporte le point de vu clair de J.A.M. GRAVES et elle permet d'avoir son point de vue complet sur l'évolution des chromosomes sexuels et du dimorphisme sexuel chez les mammifères. Nous avons ainsi l'ensemble des arguments sur lesquels se base l'auteur concernant la disparition du chromosome Y chez les mammifères.

Remarques sur la review :

Cette analyse est publiée par JAM Graves qui a publié dans un autre article:
"In this review I want to argue that, far from being a macho entity with an all-powerful role in male development, the human Y chromosome is a “wimp.” It is merely a relic of the X chromosome, and most or all of the genes it bears—including the genes that determine sex and control spermatogenesis—are relics of genes on the X chromosome that have other functions altogether."Human Y Chromosome, Sex Determination, and Spermatogenesis—A Feminist View1

Il est donc bon de se demander si l'ensemble de ses observations se basent uniquement sur des arguments épistémologiques.

Publiée il y a plus de 8 ans par L. Chiarello.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.