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Titre de la review :

Evaluer les risques environnementaux des plantes transgéniques.


Résumé de la review :

Depuis la création des premiers organismes transgéniques dans les années 1970, le débat sur les risques associés aux OGM est lancé. Cependant ce risque n'a été évalué que dix ans plus tard par des écologistes, évolutionnistes, biologistes, épidémiologistes entre autre. Il a fallu identifier les risques environnementaux potentiels qui méritent d'être évalués et déterminer si cette évaluation doit être générale ou spécifique. Ce qui revient à classer les organismes transgéniques en fonction des risques et étudier ces risques cas par cas. Il a été ainsi possible de proposer des solutions contre ces risques.
Les organismes non cibles et la biodiversité peuvent être affectés par les OGM. Un organisme non cible est une espèce bénéfique qui peut participer à la défense de la plante ou à sa nutrition. La sonnette d'alarme d'alarme à ce sujet a été tirée lorsqu'une population de monarches se nourrissant de maïs Bt a subi une mortalité croissante (50%) en 1998. En 2001, une étude a été réalisée à grande échelle aux Etats-Unis et au Canada pour évaluer le risque de ce maïs. Il a été démontré que les effets étaient insignifiants. Il a par ailleurs mis en évidence l'importance de l'effet dose et du type de toxines produites.
Le flux génétique par exemple, existe lors du passage de gènes entre un organisme donneur et un receveur. Il a été découvert au départ dans la même espèce mais le phénomène est devenu inter-espèce. Il était à l'origine prédit que les individus receveurs du transgène ne perdurerait que deux ans mais il a été trouvé que des receveurs de transgènes par pollinisation persistait plus de 5 à 8 ans. Ce transfert de gènes et rendu possible par la capacité de mouvement de du pollen par exemple, par la distance entre le donneur et le receveur et aussi la fréquence à laquelle les deux sujets sont en contact. Des théories préconisent que le flux génétique est favorisé et plus rapide lorsque le transgène apporte un bénéfice au receveur.
Les espèces évoluent naturellement vers la résistance grâce aux transferts horizontaux ou aux mutations. Cependant, l'utilisation d'insecticide favorise cette résistance. Une solution contre ce risque serait d'utiliser de fortes doses d'insecticide afin d'éviter la persistance du gène de résistance qui est récessif. Une autre façon de retarder la progression de ce risque serait d'utiliser des zones de refuges. Une zone de refuge est un habitat dont la dispersion des populations suit une loi normale et où le ravageur n'est pas confronté à une plante portant le transgène de défense. Il pourra ainsi croître sans développer des gènes de résistances.

Rigueur de la review :

Cette review se base sur des résultats pris entre le début des années 1990 jusqu'aux années 2000. Elle tient en compte des résultats écartant le risque et de ceux le mettant en évidence et compare certains résultats afin de déterminer l'élément important pour l'évaluation d'un risque.

Ce que cette review apporte au débat :

Le fait que la review s’intéresse à des expériences réalisées sur une période entre 1880 et 2005 permet de voir l'évolution de la façon de pensée des scientifiques et aussi l'évolution des organismes transgéniques ou de leurs métabolites considérés comme risque. De plus, elle met en évidence la nécessité de définir ce qu'est un risque et surtout de trouver un consensus pour l'évaluation de celui-ci. Elle montre aussi qu'il est important de tester les effets de l'association de deux risques sur l'environnement au lieu de les considérer un par un.
Elle rapporte les risques liés à l'utilisation d'organismes transgéniques mais propose aussi des solutions potentielles associées à ces risques

Remarques sur la review :

En comparant les résultats obtenus au début des expériences d'évaluation de risque (années 1980-1990) à ceux qu'on peut obtenir dans les années 2000, on se rend compte que les résultats n'ont pas tellement évolués. Ils vont presque tous dans la même direction et surtout les même risques sont recherchés sur des populations différentes.

Publiée il y a plus de 8 ans par C. Diarra.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.