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Etude de terrain sur l'effet de blés transgéniques résistants aux champignons sur la dynamique de décomposition et sur la faune du sol.
Introduction à l'article :
les surfaces de culture d'OGM sont passées de 1,7 millions à 134 millions entre 1996 et 2009. De ce fait, les risques écologiques et environnementaux associés à ces grandes surfaces suscitent des interrogations. Les plantes transgéniques sont en contact direct avec les organismes du sol en leur servant de nourriture ou par les résidus qu'elles excrètent à travers leurs racines. La faune du sol est quant à elle composée d'organismes bénéfiques qui participent à la décomposition de matières et donc à l'enrichissement du sol.
Cette étude se concentre sur les organismes du sol et la décomposition qu'ils effectuent; ceci en lien avec le contact direct avec différents types de plantes (transgéniques et conventionnelles) afin de savoir si les organismes transgéniques modifient l'action de la faune du sol.
Expériences de l'article :
Les expériences sont menées entre Octobre 2008 et Avril 2009 puis entre Octobre 2009 et Avril 2010 en utilisant 2 souches de blés transgéniques résistants à l'oïdium et 2 souches de blé transgéniques à activités enzymatiques et leurs correspondants à génotype sauvage. Sont aussi considérées dans cette étude d'autres céréales conventionnelles (blé, orge et triticales). Aucun insecticide n'est utilisé durant la période de l'étude, les échantillons sont récoltés à la main et séchés à 34-38°C dans une chambre de séchage.
Des sacs à litière faits en filet de polyéthylène sont remplis avec des feuilles mortes et une variété céréalière chacun. Ils sont ensuite plantés en octobre 2008 et 2009. Les sacs sont récoltés chaque mois afin d'en extraire la faune et les organismes sont collectés dans des fioles remplies d'isopropanol. Les résidus de plante restants sont lavés, filtrés puis séchés pendant 7 jours afin de calculer le taux de décomposition et ceci est renforcé par des analyses statistiques
Résultats de l'article :
En 2008, 40485 individus ont été extraits des sacs à litière. Le nombre était constant dans la répartition mensuelle sauf pour une espèce de cécidomyies dont le nombre variait significativement en fonction des mois et des espèces céréalières transgéniques ou non. Aucun schéma de distribution d'espèces ne peut être isolé.
Entre les espèces de blé transgéniques et non transgéniques il n'y a pas de différences significatives dans la décomposition. Cependant on note des différences entre les différentes espèces de céréales pour le premier mois et les 2 derniers mois de l'étude. En Novembre 2008, il y avait plus de décomposition de blé que d'orge et de triticales alors qu'en Mars et Avril 2009, l'orge dominait.
Une tendance similaire est observée pour l'étude débutée en 2009.
Rigueur de l'article :
Cette étude a été menée par des chercheurs de l'université d'écologie et d'évolution de Berne en Suisse. Elle prend en compte plusieurs paramètres simultanément ce qui permet d'obtenir des résultats plus justes et plus conformes à la réalité.
Ce que cet article apporte au débat :
C'est la première étude de terrain traitant des effets du blé OGM sur les organismes du sol et sur la décomposition. Elle met en avant qu'il est important de ne pas seulement rechercher les conséquences d'organismes génétiquement modifiés mais aussi de les comparer à la même espèce de génotype sauvage ou à d'autres espèces de la même famille.
Dans cet article par exemple, il n'y a pas de différence entre les organismes transgéniques et sauvages de la même espèce mais qu'entre différences espèces même sans modifications génétiques, des différences significatives peuvent être observées.
Publiée il y a plus de 8 ans
par
C. Diarra.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Etude de terrain sur l'effet de blés transgéniques résistants aux champignons sur la dynamique de décomposition et sur la faune du sol.
Introduction à l'article :
les surfaces de culture d'OGM sont passées de 1,7 millions à 134 millions entre 1996 et 2009. De ce fait, les risques écologiques et environnementaux associés à ces grandes surfaces suscitent des interrogations. Les plantes transgéniques sont en contact direct avec les organismes du sol en leur servant de nourriture ou par les résidus qu'elles excrètent à travers leurs racines. La faune du sol est quant à elle composée d'organismes bénéfiques qui participent à la décomposition de matières et donc à l'enrichissement du sol.
Cette étude se concentre sur les organismes du sol et la décomposition qu'ils effectuent; ceci en lien avec le contact direct avec différents types de plantes (transgéniques et conventionnelles) afin de savoir si les organismes transgéniques modifient l'action de la faune du sol.
Les expériences sont menées entre Octobre 2008 et Avril 2009 puis entre Octobre 2009 et Avril 2010 en utilisant 2 souches de blés transgéniques résistants à l'oïdium et 2 souches de blé transgéniques à activités enzymatiques et leurs correspondants à génotype sauvage. Sont aussi considérées dans cette étude d'autres céréales conventionnelles (blé, orge et triticales). Aucun insecticide n'est utilisé durant la période de l'étude, les échantillons sont récoltés à la main et séchés à 34-38°C dans une chambre de séchage.
Des sacs à litière faits en filet de polyéthylène sont remplis avec des feuilles mortes et une variété céréalière chacun. Ils sont ensuite plantés en octobre 2008 et 2009. Les sacs sont récoltés chaque mois afin d'en extraire la faune et les organismes sont collectés dans des fioles remplies d'isopropanol. Les résidus de plante restants sont lavés, filtrés puis séchés pendant 7 jours afin de calculer le taux de décomposition et ceci est renforcé par des analyses statistiques
En 2008, 40485 individus ont été extraits des sacs à litière. Le nombre était constant dans la répartition mensuelle sauf pour une espèce de cécidomyies dont le nombre variait significativement en fonction des mois et des espèces céréalières transgéniques ou non. Aucun schéma de distribution d'espèces ne peut être isolé.
Entre les espèces de blé transgéniques et non transgéniques il n'y a pas de différences significatives dans la décomposition. Cependant on note des différences entre les différentes espèces de céréales pour le premier mois et les 2 derniers mois de l'étude. En Novembre 2008, il y avait plus de décomposition de blé que d'orge et de triticales alors qu'en Mars et Avril 2009, l'orge dominait.
Une tendance similaire est observée pour l'étude débutée en 2009.
Cette étude a été menée par des chercheurs de l'université d'écologie et d'évolution de Berne en Suisse. Elle prend en compte plusieurs paramètres simultanément ce qui permet d'obtenir des résultats plus justes et plus conformes à la réalité.
C'est la première étude de terrain traitant des effets du blé OGM sur les organismes du sol et sur la décomposition. Elle met en avant qu'il est important de ne pas seulement rechercher les conséquences d'organismes génétiquement modifiés mais aussi de les comparer à la même espèce de génotype sauvage ou à d'autres espèces de la même famille.
Dans cet article par exemple, il n'y a pas de différence entre les organismes transgéniques et sauvages de la même espèce mais qu'entre différences espèces même sans modifications génétiques, des différences significatives peuvent être observées.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.