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Titre de l'article :

Richesse spécifique, endémisme, et choix de zones pour la conservation.


Introduction à l'article :

Les réserves vont devenir un outil de conservation important, mais il reste une incertitude quant au choix des aires  : les hotpsots, les régions à fort agrégat de diversité ? Les régions à fort endémisme ne sont pas toujours considérées comme ayant une forte richesse spécifique. Il serait donc préférable de choisir un seul taxon de référence afin d’arranger les niveaux de diversité dans une région et de choisir une zone à conserver.
Néanmoins, certains facteurs qui vont aider à déterminer un taxon vertébré peuvent varier si un autre type de taxon est étudié. Il n’est donc peut-être pas possible d’utiliser un seul taxon indicateur.
Ainsi il faudrait se concentrer sur les taxons dont les motifs d’endémisme et de richesse sont similaires.
Cet article vise à déterminer 4 extensions de richesse spécifique chez 4 taxons et leur endémisme en Amérique et comment un mammifère peut être utilisé comme taxon parapluie. Une espèce parapluie inclue les besoins et l'écologie de nombreuses espèces.

Expériences de l'article :

Deux mesures ont été réalisées pour chacun des 4 taxons. D’abord, une mesure de richesse spécifique sur des zones du Nord américain, reflétant la surface qui serait allouée à une aire de conservation. Suite à cela, il a été calculé l’endémisme en se servant du nombre de quadrats dans lesquels chaque taxon était retrouvé.
Pour analyser le tout, il a été ensuite visualisé à quel point les deux valeurs sont proches par mesures de corrélation et régression.
Enfin, pour affiner le résultat, les carnivores ont été utilisé comme groupe central, dans le but déjà énoncé d’utiliser ces taxons comme parapluie. En sélectionnant les quadrats où tous les carnivores seraient représentés au moins une fois, le nombre d’invertébrés non retrouvés en utilisant les carnivores comme taxon parapluie a pu être estimé. Cette approche est réalisée pour montrer que si une espèce est retrouvée dans toutes les zones sélectionnées de conservation, elle a été correctement protégée.

Résultats de l'article :

Il existe une forte corrélation entre la richesse spécifique et l'endémisme dans chaque taxon étudié, ce qui signifie que les régions à haute richesse sont susceptibles de contenir un grand nombre de taxons géographiquement restreints. Néanmoins, de faibles corrélations apparaissent dans la comparaison des taxons entre endémisme et richesse spécifique. Enfin il n'y a pas de corrélation entre les endémismes de chaque taxon.
La corrélation démontrée entre les deux mesures de chaque taxon pourrait servir d'une base dans la détermination d'un taxon-indicateur.
Malgré des tendances similaires entre carnivores et invertébrés, l'analyse par gap montre tout de même que la plupart des invertébrés seront oubliés si les carnivores sont utilisés comme indicateur puisque seulement 50 des 115 taxons seraient conservés. On ne peut donc pas conclure que les efforts de conservations prendraient en compte les invertébrés si ces efforts sont basés sur les carnivores.

Rigueur de l'article :

Cet article a choisi d'utiliser des taxons pour évaluer leur potentialité à protéger d'autres espèces, tout en émettant des hypothèses sur la généralisation du procédé. Il serait intéressant d'effectuer d'autres expériences du même genre afin de valider ou non la méthode utilisée ici, voire de la mettre an action. Il pourrait y avoir des doutes sur le choix des taxons pris en compte vu leur variété. Pas d'autres doutes.

Ce que cet article apporte au débat :

Cet article apporte un avis assez précis au niveau des informations à prendre en compte sur les taxons au niveau des aires de conservation.
En prenant des taxons très différents, il indique comment chacun d'entre eux peut être appréhendé et donc se place de façon particulière. Il n'indique par contre pas quels facteurs sont à prendre en compte en plus de la richesse spécifique. Cependant un exemple de méthode visant à sélectionner les taxons les plus à même de protéger un grand nombre d'autres espèces, selon la région choisie avec la notion d'espèce parapluie.

Remarques sur l'article :

Aucun doute n'a été émis quant au travail de l'auteur.

Publiée il y a plus de 8 ans par M. Bonneric et collaborateurs..
Dernière modification il y a plus de 8 ans.