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L'investissement paternel et le système d'accouplement humain
Introduction à l'article :
Depuis longtemps, la monogamie est considérée comme un avantage par rapport à la répartition des responsabilités entre hommes et femmes, en raison de la nécessité d'investissement parental pour les soins de la descendance. Dans cette étude, l'investissement paternel est mesuré par la proximité des parents avec leurs enfants et la par la contribution de l'homme à la subsistance de sa progéniture (l'approvisionnement paternel). Plus récemment, il a été estimé que la monogamie a émergé pour la nécessité de surveiller le partenaire (mate-guarding), en représentant un moyen pour prévenir le vol de nourriture, l'infanticide et /ou la coercition sexuelle masculine dans certaines sociétés. Dans cet article, l'auteur fait une approche comparative, en analysant l'effet de la variation de l'investissement paternel humain sur le système d'accouplement, notamment la monogamie et la polygynie, à travers des sociétés humaines.
Expériences de l'article :
Les variations de l'investissement paternel et le système d'accouplement humain ont été analysés d’après l’Échantillon Interculturel Standard (Standard Cross-Cultural Sample) de 186 sociétés ethnographiques réparties à travers le monde. Le codage des données dans l'échantillon interculturel standard est principalement descriptif.
Les corrélations utilisées sont celles de Spearman (rho de Spearman), qui mesure la dépendance statistique non paramétrique entre deux variables.
Résultats de l'article :
L'investissement parental varie par rapport au mode de subsistance, la stratification sociale, l'organisation politique, en incluant des facteurs écologiques et culturels, lesquels ont une influence considérable sur le développement de la monogamie ou la polygynie. L'investissement paternel est un facteur important pour expliquer la prévalence de la monogamie chez l'homme. Quand il existe un grand niveau d'investissement paternel, il y a plus de monogamie, car cet investissement soustrait généralement l'effort d'accouplement.
Lorsque l'investissement paternel est faible, d'autres facteurs tels que la compétition masculine pour le statut, la surveillance du partenaire, la coercition ou la recherche d'une majeure « diversité de gènes féminins » peuvent mener à la polygynie imposée socialement dans certaines sociétés.
Rigueur de l'article :
Il existe certaines incertitudes sur la méthodologie, les informations ont été prises d’une base de données libre, avec des informations manquantes, ce qu’il génère des biais d’échantillonnage.
Dans l’article seul “le degré de polygynie” a été mesuré, sans pouvoir déterminer la quantité de femmes pour chaque homme. Ce qu’il ne représente pas un vrai “degré de sélection sexuelle”.
L'auteur de l'article exprime une certaine subjectivité sous quelques aspects, cependant il manifeste une légère autocritique.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article apporte une approche nettement anthropologique sur la monogamie et polygynie, spécialement l'auteur souligne que l'investissement paternel et la surveillance du partenaire sont importants pour devenir monogame, mais aussi les variations sociales, écologiques, politiques, culturelles et les impositions légales sont fondamentales. Cependant, rien est absolu, il existe toujours des exceptions.
Des données intéressantes sur le système d'accouplement humain parmi les sociétés sont les suivantes :
La polyandrie est rare (1 %)
La polygynie est commune (82 %)
Mais la majorité des mariages (même dans les sociétés polygynes) sont monogames. Dans 17 % des sociétés, la polygynie est interdite ou extrêmement rare.
Remarques sur l'article :
L'article a été présenté par un seul auteur avec une approche fermée et subjective.
L'investissement paternel et le système d'accouplement humain
Introduction à l'article :
Depuis longtemps, la monogamie est considérée comme un avantage par rapport à la répartition des responsabilités entre hommes et femmes, en raison de la nécessité d'investissement parental pour les soins de la descendance. Dans cette étude, l'investissement paternel est mesuré par la proximité des parents avec leurs enfants et la par la contribution de l'homme à la subsistance de sa progéniture (l'approvisionnement paternel). Plus récemment, il a été estimé que la monogamie a émergé pour la nécessité de surveiller le partenaire (mate-guarding), en représentant un moyen pour prévenir le vol de nourriture, l'infanticide et /ou la coercition sexuelle masculine dans certaines sociétés. Dans cet article, l'auteur fait une approche comparative, en analysant l'effet de la variation de l'investissement paternel humain sur le système d'accouplement, notamment la monogamie et la polygynie, à travers des sociétés humaines.
Les variations de l'investissement paternel et le système d'accouplement humain ont été analysés d’après l’Échantillon Interculturel Standard (Standard Cross-Cultural Sample) de 186 sociétés ethnographiques réparties à travers le monde. Le codage des données dans l'échantillon interculturel standard est principalement descriptif.
Les corrélations utilisées sont celles de Spearman (rho de Spearman), qui mesure la dépendance statistique non paramétrique entre deux variables.
L'investissement parental varie par rapport au mode de subsistance, la stratification sociale, l'organisation politique, en incluant des facteurs écologiques et culturels, lesquels ont une influence considérable sur le développement de la monogamie ou la polygynie. L'investissement paternel est un facteur important pour expliquer la prévalence de la monogamie chez l'homme. Quand il existe un grand niveau d'investissement paternel, il y a plus de monogamie, car cet investissement soustrait généralement l'effort d'accouplement.
Lorsque l'investissement paternel est faible, d'autres facteurs tels que la compétition masculine pour le statut, la surveillance du partenaire, la coercition ou la recherche d'une majeure « diversité de gènes féminins » peuvent mener à la polygynie imposée socialement dans certaines sociétés.
Il existe certaines incertitudes sur la méthodologie, les informations ont été prises d’une base de données libre, avec des informations manquantes, ce qu’il génère des biais d’échantillonnage.
Dans l’article seul “le degré de polygynie” a été mesuré, sans pouvoir déterminer la quantité de femmes pour chaque homme. Ce qu’il ne représente pas un vrai “degré de sélection sexuelle”.
L'auteur de l'article exprime une certaine subjectivité sous quelques aspects, cependant il manifeste une légère autocritique.
Cet article apporte une approche nettement anthropologique sur la monogamie et polygynie, spécialement l'auteur souligne que l'investissement paternel et la surveillance du partenaire sont importants pour devenir monogame, mais aussi les variations sociales, écologiques, politiques, culturelles et les impositions légales sont fondamentales. Cependant, rien est absolu, il existe toujours des exceptions.
Des données intéressantes sur le système d'accouplement humain parmi les sociétés sont les suivantes :
La polyandrie est rare (1 %)
La polygynie est commune (82 %)
Mais la majorité des mariages (même dans les sociétés polygynes) sont monogames. Dans 17 % des sociétés, la polygynie est interdite ou extrêmement rare.
L'article a été présenté par un seul auteur avec une approche fermée et subjective.
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