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Les fondements des stratégies d'accouplement chez l'Homme
Introduction à l'article :
Certains auteurs pensent que l'Homme est fondamentalement monogame. D'autres qu'il serait fait pour se reproduire avec plusieurs partenaires durant sa vie. Certains encore suggèrent que l'Homme possède un répertoire "pluraliste" d'accouplement et que les hommes et les femmes ont développé différentes stratégies liées au contexte. Cet article propose une analyse de différentes études aidant a clarifier et mettre en évidence les adaptations les plus basiques des stratégies d'accouplement humain. L'auteur soutient le fait qu'il n'y a pas une unique stratégie d'accouplement chez l'Homme, mais bien plusieurs, en réponse au sexe, au contexte temporel et aux caractéristiques individuelles telles que la valeur adaptative, le stade d'ovulation ou encore des caractéristiques liées à la culture ou à l'écologie locale.
Expériences de l'article :
La plupart des expériences présentées dans l'article ont été menées dans plusieurs pays et concernent surtout l'analyse de données nationales et le sondage des individus de l'échantillon. Enquête sur les raisons qui poussent les hommes et les femmes à s'engager dans une relation à long terme dans 53 pays. Enquête chez les étudiants à travers 10 régions du monde sur le nombre de partenaires espérés pour le prochain mois. Étude comparative sur la volonté d'avoir des relations sexuelles avec un inconnu chez les hommes et les femmes. Étude sur les qualités personnelles recherchées chez un partenaire pour une relation à court terme vs une relation à long terme. Étude des désirs et comportements de femmes au cours du cycle d’ovulation et selon leur âge. Des observations sont réalisées dans des cultures tribales. Utilisation de données sur les fluctuations du sex ratio aux états unis, les taux de divorce et la volonté exprimée des hommes de s’investir dans leur progéniture
Résultats de l'article :
Chez les étudiants, 23 % des hommes et 3 % des femmes indiquent qu’ils veulent plus d’un partenaire dans le mois suivant. Même pour des hommes et des femmes, suivant une stratégie d’accouplement à court terme seulement 20% des femmes cherchent plusieurs partenaires en un mois contre 50 % des hommes. Pour les femmes, les variations du taux d’hormones durant le cycle de l’ovulation semblent avoir un impact sur les tendances vers telle ou telle stratégie, avec un enclin aux relations à court terme juste avant ovulation. Ainsi qu'une préférence pour les hommes dominants et masculins. Existence d'une augmentation du pourcentage d’ovulation fertile autour des 30 ans. Les cultures exposées à un fort risque de maladies tendent vers des stratégies polygynes. Malgré le risque de contracter des maladies est élevé, les hommes préfèrent augmenter la diversité génétique de leur descendance. Tandis que les femmes vont préférer des hommes en très bonne santé.
Rigueur de l'article :
Beaucoup de références récentes et possibilité de vérifier la méthodologie de chaque expérience présentée.
Ce que cet article apporte au débat :
La stratégie ou le mix de stratégies qu’un individu poursuit est prédite par l’interaction de facteurs tels que l’opportunité, la valeur personnelle du partenaire, le sex ratio, influences parentales, normes culturelles, etc. Les deux sexes peuvent tirer des bénéfices en choisissant des relations à court terme sous certaines circonstances. Même si les deux sexes peuvent poursuivre chacune des deux stratégies, ils semblent le faire suivant des stratégies adaptatives différentes et de manière différente. Il existe une variabilité adaptative entre les sexes, mais aussi entre les individus issus d'une même culture. Ces stratégies d'accouplement sont influencées chez l'individu par des caractéristiques physiologiques, mais aussi le contexte familial et les relations entre les parents. Plasticité phénotypique, interactions gènes-environnement : des chercheurs suggèrent que des évènements durant l’enfance joueraient un rôle fondamental dans le développement des stratégies d’accouplement.
Remarques sur l'article :
Cet article offre un tour d’horizon des facteurs influençant les stratégies d’accouplement. Ces facteurs sont séparés en grandes catégories : différences hommes femmes, différences entre individus du même sexe, différences liées à la culture. On part du biologique, des différences fondamentales liées au développement et à l’histoire de vie jusqu’à s’intéresser aux facteurs « acquis », liés à l’environnement, ainsi que les interactions entre les deux. De plus, cet article offre des explications claires sur les principales théories à la base des stratégies d’accouplement. Conclusions et perspectives très intéressantes. On ne parle plus clairement de polygamie ou monogamie, mais de stratégie de relations à court terme ou à long terme.
Les fondements des stratégies d'accouplement chez l'Homme
Introduction à l'article :
Certains auteurs pensent que l'Homme est fondamentalement monogame. D'autres qu'il serait fait pour se reproduire avec plusieurs partenaires durant sa vie. Certains encore suggèrent que l'Homme possède un répertoire "pluraliste" d'accouplement et que les hommes et les femmes ont développé différentes stratégies liées au contexte. Cet article propose une analyse de différentes études aidant a clarifier et mettre en évidence les adaptations les plus basiques des stratégies d'accouplement humain. L'auteur soutient le fait qu'il n'y a pas une unique stratégie d'accouplement chez l'Homme, mais bien plusieurs, en réponse au sexe, au contexte temporel et aux caractéristiques individuelles telles que la valeur adaptative, le stade d'ovulation ou encore des caractéristiques liées à la culture ou à l'écologie locale.
La plupart des expériences présentées dans l'article ont été menées dans plusieurs pays et concernent surtout l'analyse de données nationales et le sondage des individus de l'échantillon. Enquête sur les raisons qui poussent les hommes et les femmes à s'engager dans une relation à long terme dans 53 pays. Enquête chez les étudiants à travers 10 régions du monde sur le nombre de partenaires espérés pour le prochain mois. Étude comparative sur la volonté d'avoir des relations sexuelles avec un inconnu chez les hommes et les femmes. Étude sur les qualités personnelles recherchées chez un partenaire pour une relation à court terme vs une relation à long terme. Étude des désirs et comportements de femmes au cours du cycle d’ovulation et selon leur âge. Des observations sont réalisées dans des cultures tribales. Utilisation de données sur les fluctuations du sex ratio aux états unis, les taux de divorce et la volonté exprimée des hommes de s’investir dans leur progéniture
Chez les étudiants, 23 % des hommes et 3 % des femmes indiquent qu’ils veulent plus d’un partenaire dans le mois suivant. Même pour des hommes et des femmes, suivant une stratégie d’accouplement à court terme seulement 20% des femmes cherchent plusieurs partenaires en un mois contre 50 % des hommes. Pour les femmes, les variations du taux d’hormones durant le cycle de l’ovulation semblent avoir un impact sur les tendances vers telle ou telle stratégie, avec un enclin aux relations à court terme juste avant ovulation. Ainsi qu'une préférence pour les hommes dominants et masculins. Existence d'une augmentation du pourcentage d’ovulation fertile autour des 30 ans. Les cultures exposées à un fort risque de maladies tendent vers des stratégies polygynes. Malgré le risque de contracter des maladies est élevé, les hommes préfèrent augmenter la diversité génétique de leur descendance. Tandis que les femmes vont préférer des hommes en très bonne santé.
Beaucoup de références récentes et possibilité de vérifier la méthodologie de chaque expérience présentée.
La stratégie ou le mix de stratégies qu’un individu poursuit est prédite par l’interaction de facteurs tels que l’opportunité, la valeur personnelle du partenaire, le sex ratio, influences parentales, normes culturelles, etc. Les deux sexes peuvent tirer des bénéfices en choisissant des relations à court terme sous certaines circonstances. Même si les deux sexes peuvent poursuivre chacune des deux stratégies, ils semblent le faire suivant des stratégies adaptatives différentes et de manière différente. Il existe une variabilité adaptative entre les sexes, mais aussi entre les individus issus d'une même culture. Ces stratégies d'accouplement sont influencées chez l'individu par des caractéristiques physiologiques, mais aussi le contexte familial et les relations entre les parents. Plasticité phénotypique, interactions gènes-environnement : des chercheurs suggèrent que des évènements durant l’enfance joueraient un rôle fondamental dans le développement des stratégies d’accouplement.
Cet article offre un tour d’horizon des facteurs influençant les stratégies d’accouplement. Ces facteurs sont séparés en grandes catégories : différences hommes femmes, différences entre individus du même sexe, différences liées à la culture. On part du biologique, des différences fondamentales liées au développement et à l’histoire de vie jusqu’à s’intéresser aux facteurs « acquis », liés à l’environnement, ainsi que les interactions entre les deux. De plus, cet article offre des explications claires sur les principales théories à la base des stratégies d’accouplement. Conclusions et perspectives très intéressantes. On ne parle plus clairement de polygamie ou monogamie, mais de stratégie de relations à court terme ou à long terme.
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