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Titre de l'article :

Supprimer l'ambiguïté autour du concept biologique de l'espèce


Introduction à l'article :

Le concept biologique de l'espèce de Mayr (1942) est le concept le plus utilisé de nos jours : "Les espèces sont des groupes de populations naturelles, effectivement ou potentiellement interfécondes (cohésion), qui sont génétiquement isolées d’autres groupes similaires (isolation)"

L'auteur en sort des critères concernant la cohésion et l'isolation :

  • C1 Deux populations de l'ensemble sont compatibles d'un point de vue reproductif
  • C2 Deux populations de l'ensemble sont compatibles d'un point de vue reproductif avec au moins une autre population de l'ensemble
  • I1 Parmi deux populations: une dans l'ensemble est isolée d'un point de vue reproductif et l'autre non.
  • I2 Toute population en dehors de l'ensemble est isolée reproductivement avec au moins une population de l'ensemble

A partir de ces critères, l'auteur propose 4 interprétations :

  • Strictement restrictive => C1 et I1
  • Relâchement cohésif => C2 et I1
  • Relâchement isolatif => C1 et I2
  • Relâchement strict => C2 et I2
Expériences de l'article :

Cet article est un travail d'écologie théorique basé sur des modèles mathématiques.

Résultats de l'article :

L'interprétation du "relâchement isolatif" est capable de traiter avec l'évolution graduelle de l'isolation reproductive avec des espèces biologiques non discrètes.
Autrement dit, certaines populations sont membres de plus d'une espèce.
Cette interprétation est celle permettant le mieux de combler les problèmes énoncés par différents auteurs concernant la définition stricte du BSC.

L'auteur aborde le problème avec les individus asexués obligatoire.
Les interprétations de la BSC avec des individus asexués montrent que seulement l'interprétation "relâchement isolatif" est complètement universelle (i.e, applicables à tous les organismes).

Cette interprétation permet également de prendre en compte les cas spéciaux tels que les syngameons, les variations clinales et les espèces phyletiques.

L'auteur montre donc l'importance de décortiquer cette définition pour en comprendre les subtilités. L'utilisation des mathématiques formelles fournissent une alternative.

Ce que cet article apporte au débat :

Cet article montre une nouvelle vision de la notion biologique de l'espèce de Mayr (1963). Ses 4 interprétations permettent de balayer un éventail de possibilités et montrent que les processus et concepts que l'on reproche au BSC peuvent être palliés avec une lecture et compréhension plus approfondie de la définition.

Publiée il y a plus de 8 ans par Marion.Cheron et collaborateurs..
Dernière modification il y a plus de 6 ans.