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Les données proviennent de 11 villes d'Amérique du Nord, d'Océanie et d'Asie fondées pour 9 d'entre elles après l'an 1800. Pour chacune des villes, la composition floristique est établie avant et après la fondation des villes via la littérature scientifique, les herbiers et les bases de données disponibles.
Trois catégories de plantes sont définies:
les espèces persistantes qui sont présentent depuis la fondation de la ville
les espèces disparues de la ville de nos jours
les espèces colonisatrices qui sont présentent quelques temps après la fondation de la ville et qui peuvent se reproduire par elles même.
Dix traits sont ensuite comparés entre les trois catégories d'espèces: syndrome de dispersion, forme de croissance, longévité, clonalité, stratégie d'acquisition des nutriments, voie de photosynthèse, épinosité, syndrome de pollinisation, taille de la plante et masse de la graine.
Résultats de l'article :
Les résultats indiquent les traits grande taille, grosses graines, épineux, annuelle et pollinisation biotique sont plutôt représentés par les espèces colonisatrices que par les espèces persistantes et très peu par celles disparues. La dispersion par le vent, la possibilité de fixer l'azote ou d'avoir des associations mycorhiziennes sont les traits les plus fréquemment trouvés chez la catégorie des espèces disparues et les moins trouvés chez les espèces colonisatrices et persistantes.
Les résultats suggèrent que les traits des espèces sont liés aux chances de succès ou défaites de ces dernières face à l'environnement urbain. Les traits clefs en zone urbaine sont la masse des graines et la taille de la plante.
Cependant certaines espèces possèdent des traits d'espèces disparues qui ne devraient pas les avantager. Cela pourrait être la conséquence de l'introduction de nouvelles espèces par l'homme.
Rigueur de l'article :
Les auteurs discutent des limites de leur méthodologie à la fin de leur article.
Ce que cet article apporte au débat :
De nouveaux traits sont sélectionnés par les zones urbaines et se retrouvent mondialement.
Remarques sur l'article :
L'approche par traits se développe et pourrait être un outil intéressant pour mieux comprendre la biodiversité urbaine.
Publiée il y a plus de 8 ans
par
C. Martin.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Changement de traits fonctionnels dans les flores de 11 villes réparties mondialement en réponse à l'urbanisation.
Introduction à l'article :
L'homogénéisation des espèces végétales constatée dans les zones urbaines (Are cities different? Patterns of species richness and beta diversity of urban bird communities and regional species assemblages in Europe) est questionnée par les auteurs. Est-elle due au filtre des conditions de l'habitat ou plutôt à l'introduction préférentielle de certaines espèces par l'homme?
Les données proviennent de 11 villes d'Amérique du Nord, d'Océanie et d'Asie fondées pour 9 d'entre elles après l'an 1800. Pour chacune des villes, la composition floristique est établie avant et après la fondation des villes via la littérature scientifique, les herbiers et les bases de données disponibles.
Trois catégories de plantes sont définies:
Dix traits sont ensuite comparés entre les trois catégories d'espèces: syndrome de dispersion, forme de croissance, longévité, clonalité, stratégie d'acquisition des nutriments, voie de photosynthèse, épinosité, syndrome de pollinisation, taille de la plante et masse de la graine.
Les résultats indiquent les traits grande taille, grosses graines, épineux, annuelle et pollinisation biotique sont plutôt représentés par les espèces colonisatrices que par les espèces persistantes et très peu par celles disparues. La dispersion par le vent, la possibilité de fixer l'azote ou d'avoir des associations mycorhiziennes sont les traits les plus fréquemment trouvés chez la catégorie des espèces disparues et les moins trouvés chez les espèces colonisatrices et persistantes.
Les résultats suggèrent que les traits des espèces sont liés aux chances de succès ou défaites de ces dernières face à l'environnement urbain. Les traits clefs en zone urbaine sont la masse des graines et la taille de la plante.
Cependant certaines espèces possèdent des traits d'espèces disparues qui ne devraient pas les avantager. Cela pourrait être la conséquence de l'introduction de nouvelles espèces par l'homme.
Les auteurs discutent des limites de leur méthodologie à la fin de leur article.
De nouveaux traits sont sélectionnés par les zones urbaines et se retrouvent mondialement.
L'approche par traits se développe et pourrait être un outil intéressant pour mieux comprendre la biodiversité urbaine.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.