ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Sélection sexuelle et évolution des traits sexuellement dimorphes et visibles chez les mâles des singes, des primates et des êtres humains
Figure :
Ornements faciaux spécialisés chez des primates mâles adultes (Issue de l'article analysé)
Introduction à l'article :
Chez les primates polygames le dimorphisme sexuel est fortement exprimé par la taille du corps et des canines. Les traits sexuels secondaires (peau rouge et bleue brillante couvrant le visage, barbe…), sont également développés chez les anthropoïdes. Dans cet article les auteurs essayent de trouver une corrélation entre l'intensité des traits sexuels secondaire et les stratégies de reproduction (polygame, monogame...) chez les singes, les primates et l'Homo sapiens.
Expériences de l'article :
Les auteurs ont quantifié les traits sexuels secondaires visibles de 0 (identique dans les deux sexes) jusqu’à 5 (trait absent chez les femelles). Ils additionnent ensuite les valeurs de chaque trait (barbe, colorations, etc.) pour obtenir une valeur qui représente l'intensité de la différence des traits visuels entre femelle et mâle. Les évaluations étaient faites dans 124 espèces représentant 38 genres.
Il compare également les valeurs des traits visuels au ratio du poids mâle/femelle.
Résultats de l'article :
Les primates mâles non-humain polygynes possèdent plus de traits sexuels secondaires que les espèces monogames ou « multi-mâles, multi-femelles », et ont un ratio de poids mâle/femelle plus élevé.
L'Homo sapiens possède une valeur de traits sexuels secondaires plutôt élevé, cependant son ratio de poids m/f reste bas. Ces résultats sont consistants avec celui des primates dont la stratégie de reproduction principale est monogame. Si ces traits jouent un rôle ou pas dans la sélection sexuelle aujourd’hui dans les humaines, reste une question ouverte.
Rigueur de l'article :
L'étude en lui-même est bien faite, cependant dans l'article il manque probablement une étape de calcul qui n'est pas expliquée. Sur l'une des figures l'échelle des traits visuel va jusqu’à 8, cependant dans le texte et dans les annexes on peut voir des valeurs comme 17 ou 32 pour cette variable. Les valeurs ont été transformées probablement mais l'explication manque.
Si on suppose que la différence entre les valeurs est restée proportionnelle, les résultats sont significatifs.
Ce que cet article apporte au débat :
L'article n'avait pas comme but de décider le débat, mais il apporte des éléments qui peuvent aider. En comparant les traits morphologiques de l'homme aux groupes taxonomiques proches nous pouvons découvrir les origines évolutives de ces traits et leurs fonctions dans la reproduction.
Publiée il y a plus de 8 ans
par
F. Borveto et Liz Noguera.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Sélection sexuelle et évolution des traits sexuellement dimorphes et visibles chez les mâles des singes, des primates et des êtres humains
Ornements faciaux spécialisés chez des primates mâles adultes (Issue de l'article analysé)
Chez les primates polygames le dimorphisme sexuel est fortement exprimé par la taille du corps et des canines. Les traits sexuels secondaires (peau rouge et bleue brillante couvrant le visage, barbe…), sont également développés chez les anthropoïdes. Dans cet article les auteurs essayent de trouver une corrélation entre l'intensité des traits sexuels secondaire et les stratégies de reproduction (polygame, monogame...) chez les singes, les primates et l'Homo sapiens.
Les auteurs ont quantifié les traits sexuels secondaires visibles de 0 (identique dans les deux sexes) jusqu’à 5 (trait absent chez les femelles). Ils additionnent ensuite les valeurs de chaque trait (barbe, colorations, etc.) pour obtenir une valeur qui représente l'intensité de la différence des traits visuels entre femelle et mâle. Les évaluations étaient faites dans 124 espèces représentant 38 genres.
Il compare également les valeurs des traits visuels au ratio du poids mâle/femelle.
Les primates mâles non-humain polygynes possèdent plus de traits sexuels secondaires que les espèces monogames ou « multi-mâles, multi-femelles », et ont un ratio de poids mâle/femelle plus élevé.
L'Homo sapiens possède une valeur de traits sexuels secondaires plutôt élevé, cependant son ratio de poids m/f reste bas. Ces résultats sont consistants avec celui des primates dont la stratégie de reproduction principale est monogame. Si ces traits jouent un rôle ou pas dans la sélection sexuelle aujourd’hui dans les humaines, reste une question ouverte.
L'étude en lui-même est bien faite, cependant dans l'article il manque probablement une étape de calcul qui n'est pas expliquée. Sur l'une des figures l'échelle des traits visuel va jusqu’à 8, cependant dans le texte et dans les annexes on peut voir des valeurs comme 17 ou 32 pour cette variable. Les valeurs ont été transformées probablement mais l'explication manque.
Si on suppose que la différence entre les valeurs est restée proportionnelle, les résultats sont significatifs.
L'article n'avait pas comme but de décider le débat, mais il apporte des éléments qui peuvent aider. En comparant les traits morphologiques de l'homme aux groupes taxonomiques proches nous pouvons découvrir les origines évolutives de ces traits et leurs fonctions dans la reproduction.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.