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Titre de la review :

Mammifères invasifs sur les îles: impact, contrôle et impact de la gestion


Figure :

Figure 4 : Diagramme décisionnel pour l'éradication d'espèces mammifères en milieu insulaire.

Résumé de la review :
 La plupart des introductions d’espèces dans un nouvel habitat sont des échecs (deVos & Petrides, 1967). Néanmoins, l’invasion réussie des écosystèmes par des espèces exotiques est couramment vu comme une des plus importante source de perte de biodiversité. La plus grande part de cette perte apparait dans les îles, où les espèces indigènes ont évoluées en l’absence de compétition, de prédation ou de parasitisme.

Les Mammifères introduits sont ceux qui causent le plus de dégâts (Ebenhard,1988; Lever, 1994). Peu de données sont disponibles sur les extinctions des plantes et invertébrés insulaires.
Dans cette review, les majeurs effets de l’introduction d’un ou de plusieurs espèce(s) de mammifère sera traité. De plus, les principales méthodes de contrôle ainsi que leurs principaux impacts sur l’écosystème seront discutés.

CONSÉQUENCE ÉCOLOGIQUES À L’INTRODUCTION
L’impact peut être pris à 5 échelles différentes : génétique, individuel, populationnel et écosystémique (Parker et al.,1999). Il est difficile de se rendre compte de l’impact d’espèces invasives sur un écosystème par manque de données de comparaison (avant/après invasion), mais le rétablissement des populations indigènes peut l’illustrer (Newman, 1994; Taylor, Kaiser & Drever, 2000; Towns, Daugherty & Cree, 2001).
Les raisons pour lesquelles les espèces invasives peuvent s’établir plus facilement sont : Trouver un environnement plus avantageux avec une ressource plus riche et moins de prédateurs naturels. Dans le cas où leur introduction est une réussite, selon Ebenhard (1988), elles peuvent avoir 1 à 6 effets majeurs directs sur les espèces natives:

  • Supplanter d’autres espèces
  • Prédater les espèces natives
  • Faire intervenir de la compétition de niche et de ressource Cela peut jouer sur la dynamique de population, sur le paysage, et sur la fitness des populations d'espèces
  • Transmettre des maladies aux populations endémiques Les agents pathogènes sont généralement moins virulent en milieu insulaire du fait de leur faible densité d’introduction, de leur éventuelle inadaptation au nouvel environnement ou par le manque d’un acteur de leur cycle de vie (Keeling & Grenfell, 1997).
  • Introduire des variations génétiques, par hybridation, dans les populations natives Cela peut aboutit à une perte de diversité, voire une disparition de gènes.
  • Devenir une proie pour les prédateurs indigènes.

STRATÉGIES DE LUTTE
La meilleure action reste la prévention (I.U.C.N., 2001). Mais après introduction d'espèces invasives, il existe 3 méthodes de lutte:

  • gestion ou contrôle Les méthodes traditionnelles de contrôle sont l’utilisation de clôtures, l’abattage, le piégeage et l’empoisonnement. Les méthodes biologiques de contrôle consistent à réduire la descendance (immunocontraception) et la survie (parasitisme, prédation et compétition) des espèces invasives.
  • exclusion
  • extermination Au total, les programmes d’éradication concernent 144 îles dont ¾ de ces programmes ont réussi, 2.8% ont stoppé et 7% ont été considéré comme des échecs (C. R. Veitch, personal communication). Il est difficile de juger de la réussite ou de l’échec des programmes d’éradication. Les effets négatifs et inattendus de l’éradication surviennent quand les écosystèmes contenaient plusieurs espèces invasives et que celles-ci étaient présentes depuis longtemps et avaient remplacé des espèces natives. L’extermination ou la délocalisation d’espèces invasives (lapins, chèvres) peut permettre l’expansion d’autres espèces invasives (plantes); c’est l’effet Sisyphus (Mack & Lonsdale, 2002). Un suivi attentif des communautés avant toute action de contrôle pourrait prévenir de telles réactions en chaîne catastrophiques.

CONCLUSION
Toutes ces méthodes de luttes ont des points positifs et négatifs. Il ne ressort pas réellement de méthode optimale ou à condamner. Néanmoins l'essentiel semble être la pré-analyse ainsi que la mise en place d'un protocle avant d'initier tout programme de lutte et la surveillance après, afin d'empêcher une réinvasion (Figure 4).

Ce que cette review apporte au débat :

Cette récente review permet d'avoir un large aperçu des méthodes de lutte contre les espèces invasives en milieu insulaire et de leurs effets majeurs. Elle fait également l'état de l'art et donne des exemples de programmes de lutte, d'îles touchées et d'espèces invasives.
L'éradication est un programme répandu pour pallier au problème d'invasion bien qu'il comporte des risques pour l'écosystème, que cela soit par sa technique (empoisonnement causant des dommages collatéraux) ou par sa conséquence (expansion d'espèces invasives). Pourtant si un suivi est effectué la majorité des cas d'éradication ont eu un effet bénéfique pour les espèces endémiques.

Publiée il y a plus de 8 ans par R. Barosi.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.