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Synthèse et réflexions sur des définitions relatives aux invasions biologiques.
Figure :
Figure1: Clé de détermination de certains statuts (autochtone, allochtone, introduit, invasif, cryptogène), élaborée pour la méthodologie de hiérarchisation des espèces en métropole
Tableau1: référencement des premières fréquentations humaines en Outre-mer.
Introduction à l'article :
Depuis la mondialisation, la dispersion des espèces par l’Homme s’est vue amplifiée. Ce phénomène, l’intensification des échanges et les vecteurs associés, tout comme les changements climatiques, ne peuvent qu’impacter les espèces et les biotopes.
L’introduction d’individus d’une espèce d’un territoire à un autre peut s’avérer dommageable pour la biodiversité dans tout son ensemble (génétique, espèce, écosystème). En effet, un équilibre évolutif entre les taxons se met en place par le biais d'une "course aux armements" sans relâche entre les espèces. Or, les introductions volontaires ou accidentelles de populations d’espèces par l’Homme redistribuent les cartes et amènent à des ruptures de coévolution entre des espèces en sympatrie. Ce phénomène peut nuire à l’équilibre des communautés et générer une homogénéisation des habitats.
Ce document est donc un document synthétique sur des définitions liées aux invasions biologiques accompagnées de réflexions scientifiques.
Expériences de l'article :
ESPECE NUISIBLE
3 formes de définitions: juridique / hors juridiction/ biologique
-Juridique: animaux (mammifères / oiseaux) qui causent des dommages aux propriétaires ou fermiers et qui peuvent être "détruits" sur les terres de ces derniers.
-Hors juridiction: Toute espèce, souche ou biotype de végétal, d’animal ou d’agent pathogène nuisible pour les végétaux ou produits végétaux. ( souvent les ravageurs de cultures)
-Biologique: " Le mot « nuisible » est un mot dangereux, déplacé en biologie. Aucune espèce n’est "nuisible" mais certains individus de certaines espèces peuvent poser des problèmes sanitaires, économiques ou écologiques, à certains moments et dans certaines circonstances"
Résultats de l'article :
De nombreuses références bibliographiques recensent des définitions relatives aux invasions biologiques. Cette variabilité d’expressions et de définitions est due en partie à la perception que l’Homme se fait de la nature soit au travers d’un simple regard soit par les recherches et les expertises menées sur ce thème.
Les notions de statuts, d’échelle de temps et d’espace pour considérer une espèce comme autochtone ou non sont également des sujets de discussion permanents du fait de la spécificité des territoires et des déplacements que l’Homme a pu faire au cours de l’Histoire.
Ce que cet article apporte au débat :
Il est intéressant de se pencher sur la réelle définition d'espèces "nuisibles" qui est souvent utilisée par l'Homme dans un but précis.
Par exemple, un lapin natif d'une île peut être préjugé comme "nuisible" car il va aller à l'encontre des projets Humains ( ravageur dans un potager / nuisible pour certaines espèces de plantes etc). Pourtant, cet espèce de lapin était présent avant l'arriver de l'Homme.
Connaissons nous réellement la limite pour être catégorisé comme espèce nuisible ?
Remarques sur l'article :
L’intérêt d’étudier les gisements archéologiques insulaires permet d’apporter une connaissance à la présence (et l’absence) des espèces avant l’arrivée des premiers Hommes sur les îles, puis, elle participe à la compréhension de l’Histoire des peuplements animaux. Si les précolombiens ont transplantés quelques espèces, bien souvent elles étaient natives de la région et restent en symbiose avec les environnements caraïbes tropicaux. En revanche, dès la colonisation européenne, les îles sont souvent le théâtre de nombreuses introductions réalisées brutalement, l’équilibre des écosystèmes est alors détraqué et de nombreuses espèces natives, autochtones ou endémiques disparaissent voire s’éteignent.
Publiée il y a plus de 8 ans
par
E. Carron et C. Vagnon.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Synthèse et réflexions sur des définitions relatives aux invasions biologiques.
Figure1: Clé de détermination de certains statuts (autochtone, allochtone, introduit, invasif, cryptogène), élaborée pour la méthodologie de hiérarchisation des espèces en métropole
Tableau1: référencement des premières fréquentations humaines en Outre-mer.
Depuis la mondialisation, la dispersion des espèces par l’Homme s’est vue amplifiée. Ce phénomène, l’intensification des échanges et les vecteurs associés, tout comme les changements climatiques, ne peuvent qu’impacter les espèces et les biotopes.
L’introduction d’individus d’une espèce d’un territoire à un autre peut s’avérer dommageable pour la biodiversité dans tout son ensemble (génétique, espèce, écosystème). En effet, un équilibre évolutif entre les taxons se met en place par le biais d'une "course aux armements" sans relâche entre les espèces. Or, les introductions volontaires ou accidentelles de populations d’espèces par l’Homme redistribuent les cartes et amènent à des ruptures de coévolution entre des espèces en sympatrie. Ce phénomène peut nuire à l’équilibre des communautés et générer une homogénéisation des habitats.
Ce document est donc un document synthétique sur des définitions liées aux invasions biologiques accompagnées de réflexions scientifiques.
ESPECE NUISIBLE
3 formes de définitions: juridique / hors juridiction/ biologique
-Juridique: animaux (mammifères / oiseaux) qui causent des dommages aux propriétaires ou fermiers et qui peuvent être "détruits" sur les terres de ces derniers.
-Hors juridiction: Toute espèce, souche ou biotype de végétal, d’animal ou d’agent pathogène nuisible pour les végétaux ou produits végétaux. ( souvent les ravageurs de cultures)
-Biologique: " Le mot « nuisible » est un mot dangereux, déplacé en biologie. Aucune espèce n’est "nuisible" mais certains individus de certaines espèces peuvent poser des problèmes sanitaires, économiques ou écologiques, à certains moments et dans certaines circonstances"
De nombreuses références bibliographiques recensent des définitions relatives aux invasions biologiques. Cette variabilité d’expressions et de définitions est due en partie à la perception que l’Homme se fait de la nature soit au travers d’un simple regard soit par les recherches et les expertises menées sur ce thème.
Les notions de statuts, d’échelle de temps et d’espace pour considérer une espèce comme autochtone ou non sont également des sujets de discussion permanents du fait de la spécificité des territoires et des déplacements que l’Homme a pu faire au cours de l’Histoire.
Il est intéressant de se pencher sur la réelle définition d'espèces "nuisibles" qui est souvent utilisée par l'Homme dans un but précis.
Par exemple, un lapin natif d'une île peut être préjugé comme "nuisible" car il va aller à l'encontre des projets Humains ( ravageur dans un potager / nuisible pour certaines espèces de plantes etc). Pourtant, cet espèce de lapin était présent avant l'arriver de l'Homme.
Connaissons nous réellement la limite pour être catégorisé comme espèce nuisible ?
L’intérêt d’étudier les gisements archéologiques insulaires permet d’apporter une connaissance à la présence (et l’absence) des espèces avant l’arrivée des premiers Hommes sur les îles, puis, elle participe à la compréhension de l’Histoire des peuplements animaux. Si les précolombiens ont transplantés quelques espèces, bien souvent elles étaient natives de la région et restent en symbiose avec les environnements caraïbes tropicaux. En revanche, dès la colonisation européenne, les îles sont souvent le théâtre de nombreuses introductions réalisées brutalement, l’équilibre des écosystèmes est alors détraqué et de nombreuses espèces natives, autochtones ou endémiques disparaissent voire s’éteignent.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.