ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Les préférences des visiteurs de la faune des zones protégées en Afrique du Sud: l'implication du rôle de l'écotourisme dans la conservation
Introduction à l'article :
L'écotourisme reste un moyen important pour générer des revenus dans certains pays en voie de développement tels que l'Afrique du Sud . Cependant ces pays vont jusqu'à négliger la faune non visitée car ne leur apportant peu de revenus. Plusieurs auteurs ont identifiées les préférences touristiques étroits comme une limite du rôle de l'écotourisme dans la conservation car conduisant à une sous- estimation de certaines espèces. Toutes fois cinq espèces de la mégafaune restent les plus visitées en Afrique tels que les éléphants , les buffles, les rhinocéros, les lions et les léopards.
Dans ce papier, ils ont évalué la fréquence de visite des zones protégées d'Afrique du Sud pour savoir si les touristes sont intéressés à découvrir des éléments de la biodiversité autres que les cinq grandes espèces de la mégafaune en la corrélant au rôle de l'écotourisme dans la conservation en Afrique.
Expériences de l'article :
Ils ont effectué des questionnaires pour les touristes dans 4 parcs différents d'Afrique du sud : 2 parcs publiques pour ceux à budget moyen et 2 privés pour les touristes à budget élevé. Ils ont utilisé une régression multivariée pour étudier les relations entre les préférences touristiques et les caractéristiques des touristes en utilisant une régression logistique multivariée. Cette variable a été analysée en fonction de l'âge des répondants (3 catégories, 50), de l'éducation (avec ou sans enseignement supérieur), de la nationalité (africaine ou non), du type de budget et le nombre de voyages effectués dans les parcs au cours des cinq dernières années (variable continue). Pour les carnivores, ils ont inclus un terme supplémentaire : si chaque espèce avait été vue pendant le voyage actuel, et pour les lycaons, Lycaon pictus, nous avons ajouté deux termes: si les répondants connaissaient ou non le statut d'espèce menacée, et si les répondants avaient déjà vu l'espèce auparavant.
Résultats de l'article :
Ils ont obtenu 627 touristes pour le premier parc et 186 pour le second. Environ la moitié était d'origine africaine et la majorité avait fait des études supérieures. Ils ont montré que la grande diversité des mammifères est la caractéristique la plus importante d'une aire protégée pour les touristes, suivie par la présence de grands prédateurs. Les «cinq grands», les mammifères et les prédateurs (trois catégories qui se chevauchent) sont plus importants pour les touristes non africains (de 1,16 à 1,56 fois), alors que les oiseaux, les plantes et les paysages sont plus importants pour les Africains. Les touristes à petit budget étaient plus intéressés par les oiseaux, les plantes et les paysages, tandis que ceux à budget élevé s'intéressaient davantage aux 5 grands, aux mammifères et aux prédateurs. Les léopards, suivis des lions, des rhinocéros et des guépards étaient les plus recherchés, tandis que l'impala, le kudu, le gnou et le zèbre étaient les moins recherchés.
Ce que cet article apporte au débat :
Les résultats de cette étude confirment l'importance des grands mammifères pour attirer la plupart des touristes dans les zones protégées. Du coup ces espèces pourraient impacter négativement le rôle de l'écotourisme dans la conservation de la biodiversité en empêchant de prendre en compte les zones dépourvues de ces espèces. En outre le choix des touristes dans ces milieux constitue un danger pour les espèces qui ne vivent pas à proximité de 5 grands de la Méga-faune. Mais une partie de leur résultats montre que les préférences touristiques ne sont pas limitées qu'à ces espèces, et que l'écotourisme pourrait avoir plus de potentiel pour créer des incitations à la conservation dans un éventail de scénarios plus larges que ceux que certains craignaient.
Les préférences des visiteurs de la faune des zones protégées en Afrique du Sud: l'implication du rôle de l'écotourisme dans la conservation
Introduction à l'article :
L'écotourisme reste un moyen important pour générer des revenus dans certains pays en voie de développement tels que l'Afrique du Sud . Cependant ces pays vont jusqu'à négliger la faune non visitée car ne leur apportant peu de revenus. Plusieurs auteurs ont identifiées les préférences touristiques étroits comme une limite du rôle de l'écotourisme dans la conservation car conduisant à une sous- estimation de certaines espèces. Toutes fois cinq espèces de la mégafaune restent les plus visitées en Afrique tels que les éléphants , les buffles, les rhinocéros, les lions et les léopards.
Dans ce papier, ils ont évalué la fréquence de visite des zones protégées d'Afrique du Sud pour savoir si les touristes sont intéressés à découvrir des éléments de la biodiversité autres que les cinq grandes espèces de la mégafaune en la corrélant au rôle de l'écotourisme dans la conservation en Afrique.
Ils ont effectué des questionnaires pour les touristes dans 4 parcs différents d'Afrique du sud : 2 parcs publiques pour ceux à budget moyen et 2 privés pour les touristes à budget élevé. Ils ont utilisé une régression multivariée pour étudier les relations entre les préférences touristiques et les caractéristiques des touristes en utilisant une régression logistique multivariée. Cette variable a été analysée en fonction de l'âge des répondants (3 catégories, 50), de l'éducation (avec ou sans enseignement supérieur), de la nationalité (africaine ou non), du type de budget et le nombre de voyages effectués dans les parcs au cours des cinq dernières années (variable continue). Pour les carnivores, ils ont inclus un terme supplémentaire : si chaque espèce avait été vue pendant le voyage actuel, et pour les lycaons, Lycaon pictus, nous avons ajouté deux termes: si les répondants connaissaient ou non le statut d'espèce menacée, et si les répondants avaient déjà vu l'espèce auparavant.
Ils ont obtenu 627 touristes pour le premier parc et 186 pour le second. Environ la moitié était d'origine africaine et la majorité avait fait des études supérieures. Ils ont montré que la grande diversité des mammifères est la caractéristique la plus importante d'une aire protégée pour les touristes, suivie par la présence de grands prédateurs. Les «cinq grands», les mammifères et les prédateurs (trois catégories qui se chevauchent) sont plus importants pour les touristes non africains (de 1,16 à 1,56 fois), alors que les oiseaux, les plantes et les paysages sont plus importants pour les Africains. Les touristes à petit budget étaient plus intéressés par les oiseaux, les plantes et les paysages, tandis que ceux à budget élevé s'intéressaient davantage aux 5 grands, aux mammifères et aux prédateurs. Les léopards, suivis des lions, des rhinocéros et des guépards étaient les plus recherchés, tandis que l'impala, le kudu, le gnou et le zèbre étaient les moins recherchés.
Les résultats de cette étude confirment l'importance des grands mammifères pour attirer la plupart des touristes dans les zones protégées. Du coup ces espèces pourraient impacter négativement le rôle de l'écotourisme dans la conservation de la biodiversité en empêchant de prendre en compte les zones dépourvues de ces espèces. En outre le choix des touristes dans ces milieux constitue un danger pour les espèces qui ne vivent pas à proximité de 5 grands de la Méga-faune. Mais une partie de leur résultats montre que les préférences touristiques ne sont pas limitées qu'à ces espèces, et que l'écotourisme pourrait avoir plus de potentiel pour créer des incitations à la conservation dans un éventail de scénarios plus larges que ceux que certains craignaient.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.