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La Biodiversité : l'avenir de la planète et de l'homme
Introduction au livre :
Ce livre propose un tour d’horizon des connaissances sur la biodiversité. Elle est le résultat d’une longue évolution, dans une biosphère changeante. De nos jours, cette biodiversité est fortement impactée par l’action de l’Homme et engendre des conséquences sur les plans écologiques, sociologiques et économiques. Une nouvelle science émerge : celle de la biologie de la conservation, dont les principes et résultats sont exposés. Cette analyse se basera sur les chapitres 7 et 10 qui traitent respectivement des invasions biologiques (pages 125-141), de la restauration des écosystèmes (pages 227-238).
Résumé et résultats du livre :
La biodiversité est d’une grande importance économique : elle est une source de matières premières, de médicaments, de ressources (alimentaires, esthétiques, patrimoniales), de lieux de récréation pour l’Homme.
Selon l’hypothèse des rivets, toutes les espèces ont un rôle, mais ce rôle peut ne devenir apparent que lorsqu’un certain nombre d’espèces ont été éliminées : la disparition d’une espèce peut contribuer à la fragilisation des écosystèmes. C’est pour cela qu’il est nécessaire de limiter la prolifération des espèces envahissantes (ou invasives en anglais) qui entraîne la mise à mal ou la disparition des espèces locales.
L’auteur propose une définition très complète de ce qui peut être considéré comme une espèce envahissante : « Sont considérées comme envahissantes (ou espèces invasives) dans un territoire celles qui, par leur prolifération dans des milieux naturels ou semi-naturels, y produisent des changements significatifs de composition, de structure et/ou de fonctionnement des écosystèmes. Ces espèces peuvent soit devenir nuisibles pour l’agriculture (lorsqu’il s’agit de plantes elles sont souvent qualifiées dans ce cas de « pestes végétales »), soit modifier le milieu d’une façon défavorable pour les activités humaines, soit réduire considérablement la biodiversité en réduisant l’abondance des espèces autochtones, ou même en les éliminant totalement. ».
Les invasions ont toujours joué un rôle dans la structuration des communautés (peuplement des îles, migrations). Mais il est important de distinguer maintenant le caractère normal du phénomène et les invasions à répétition dues aux activités humaines. La multiplication récente des échanges maritimes et aériens augmente fortement le nombre d’introductions d’espèces allochtones dans les diverses régions du monde.
Quelques exemples montrent que les invasions biologiques en milieu insulaire ont de graves répercussions sur ces écosystèmes fragiles. L'introduction d’espèces invasives par l’Homme commence très tôt dans son histoire. En effet, il colonise les îles méditerranéennes entre – 8000 et -3000 ans avant J.-C. Avec lui, il emporte des espèces domestiques (chèvres, moutons, bœufs) ainsi que des espèces sauvages (renard, hérisson, fouine) qui entraînent la disparition de la faune endémique ancienne, à deux espèces de musaraignes près. Sur l’île de Majorque, une espèce de chèvre_ Myotragus balearius_ a vu ses membres réduire de taille et ses orbites frontalisées en l’absence de pression de prédation. Son champ de vision réduit ainsi que ses faibles capacités locomotrices en ont fait une proie de choix pour les Hommes arrivés sur l’île au Néolithique et jusqu’à l’âge de bronze, lors de sa disparition. On peut également citer l’arrivée des européens en Amérique, provoquant des épidémies désastreuses de varioles chez les populations locales qui n’avaient jamais été en contact avec ce virus auparavant.
Des mesures de contrôle rigoureuses sont mises en place au niveau du transport des marchandises, mais sont souvent inefficaces. Face à ces invasions récurrentes, la solution serait l’éradication. C’est une opération coûteuse et qui montre un faible taux de réussite. Mais il existe des exemples de réussite, comme en Bretagne où le rat a été éradiqué en seulement 16 jours à l’aide de pièges et de poison. Sa disparition a permis l’installation d’oiseaux dans la région.
Rigueur du livre :
Ce livre a été écrit par un biologiste, écologue et entomologiste français, professeur au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, pour les étudiants en Sciences de la Vie et de la Terre. Il est donc très abordable et bien référencé. Il y a beaucoup d’exemples, notamment pour ce qui est des espèces invasives.
Ce que ce livre apporte au débat :
Par exemple, la recolonisation des Alpes par le loup où il avait été exterminé n’est pas considéré comme une invasion ; de même que les animaux qui ont traversé l’isthme de Panama au Pliocène et qui ont éliminé les anciennes espèces d’Amérique du Sud (surement par compétition). On peut y ajouter les espèces qui pullulent et envahissent des régions sans intervention de l’Homme, comme les criquets migrateurs en Afrique, et ce de manière temporaire.
Actuellement, les invasions sont considérées comme la deuxième cause de la perte de la biodiversité et sont responsables notamment de la perte de 30% des espèces d’oiseaux disparus, de 11% des amphibiens disparues ; et les retombées économiques sont importantes (1 milliard de dollars par an aux Etats Unis).
La Biodiversité : l'avenir de la planète et de l'homme
Introduction au livre :
Ce livre propose un tour d’horizon des connaissances sur la biodiversité. Elle est le résultat d’une longue évolution, dans une biosphère changeante. De nos jours, cette biodiversité est fortement impactée par l’action de l’Homme et engendre des conséquences sur les plans écologiques, sociologiques et économiques. Une nouvelle science émerge : celle de la biologie de la conservation, dont les principes et résultats sont exposés. Cette analyse se basera sur les chapitres 7 et 10 qui traitent respectivement des invasions biologiques (pages 125-141), de la restauration des écosystèmes (pages 227-238).
La biodiversité est d’une grande importance économique : elle est une source de matières premières, de médicaments, de ressources (alimentaires, esthétiques, patrimoniales), de lieux de récréation pour l’Homme.
Selon l’hypothèse des rivets, toutes les espèces ont un rôle, mais ce rôle peut ne devenir apparent que lorsqu’un certain nombre d’espèces ont été éliminées : la disparition d’une espèce peut contribuer à la fragilisation des écosystèmes. C’est pour cela qu’il est nécessaire de limiter la prolifération des espèces envahissantes (ou invasives en anglais) qui entraîne la mise à mal ou la disparition des espèces locales.
L’auteur propose une définition très complète de ce qui peut être considéré comme une espèce envahissante : « Sont considérées comme envahissantes (ou espèces invasives) dans un territoire celles qui, par leur prolifération dans des milieux naturels ou semi-naturels, y produisent des changements significatifs de composition, de structure et/ou de fonctionnement des écosystèmes. Ces espèces peuvent soit devenir nuisibles pour l’agriculture (lorsqu’il s’agit de plantes elles sont souvent qualifiées dans ce cas de « pestes végétales »), soit modifier le milieu d’une façon défavorable pour les activités humaines, soit réduire considérablement la biodiversité en réduisant l’abondance des espèces autochtones, ou même en les éliminant totalement. ».
Les invasions ont toujours joué un rôle dans la structuration des communautés (peuplement des îles, migrations). Mais il est important de distinguer maintenant le caractère normal du phénomène et les invasions à répétition dues aux activités humaines. La multiplication récente des échanges maritimes et aériens augmente fortement le nombre d’introductions d’espèces allochtones dans les diverses régions du monde.
Quelques exemples montrent que les invasions biologiques en milieu insulaire ont de graves répercussions sur ces écosystèmes fragiles. L'introduction d’espèces invasives par l’Homme commence très tôt dans son histoire. En effet, il colonise les îles méditerranéennes entre – 8000 et -3000 ans avant J.-C. Avec lui, il emporte des espèces domestiques (chèvres, moutons, bœufs) ainsi que des espèces sauvages (renard, hérisson, fouine) qui entraînent la disparition de la faune endémique ancienne, à deux espèces de musaraignes près. Sur l’île de Majorque, une espèce de chèvre_ Myotragus balearius_ a vu ses membres réduire de taille et ses orbites frontalisées en l’absence de pression de prédation. Son champ de vision réduit ainsi que ses faibles capacités locomotrices en ont fait une proie de choix pour les Hommes arrivés sur l’île au Néolithique et jusqu’à l’âge de bronze, lors de sa disparition. On peut également citer l’arrivée des européens en Amérique, provoquant des épidémies désastreuses de varioles chez les populations locales qui n’avaient jamais été en contact avec ce virus auparavant.
Des mesures de contrôle rigoureuses sont mises en place au niveau du transport des marchandises, mais sont souvent inefficaces. Face à ces invasions récurrentes, la solution serait l’éradication. C’est une opération coûteuse et qui montre un faible taux de réussite. Mais il existe des exemples de réussite, comme en Bretagne où le rat a été éradiqué en seulement 16 jours à l’aide de pièges et de poison. Sa disparition a permis l’installation d’oiseaux dans la région.
Ce livre a été écrit par un biologiste, écologue et entomologiste français, professeur au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, pour les étudiants en Sciences de la Vie et de la Terre. Il est donc très abordable et bien référencé. Il y a beaucoup d’exemples, notamment pour ce qui est des espèces invasives.
Par exemple, la recolonisation des Alpes par le loup où il avait été exterminé n’est pas considéré comme une invasion ; de même que les animaux qui ont traversé l’isthme de Panama au Pliocène et qui ont éliminé les anciennes espèces d’Amérique du Sud (surement par compétition). On peut y ajouter les espèces qui pullulent et envahissent des régions sans intervention de l’Homme, comme les criquets migrateurs en Afrique, et ce de manière temporaire.
Actuellement, les invasions sont considérées comme la deuxième cause de la perte de la biodiversité et sont responsables notamment de la perte de 30% des espèces d’oiseaux disparus, de 11% des amphibiens disparues ; et les retombées économiques sont importantes (1 milliard de dollars par an aux Etats Unis).
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