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Titre de l'article :

Impacts environnementaux de la viande de culture : scénarios de production alternatifs


Introduction à l'article :

D’ici 30 ans, la consommation de produits d’élevages devrait augmenter de près de 70%. Or ces activités sont responsables de 15% de la production de gaz à effet de serre mondiale, et d’en moyenne 30% de l’utilisation des sols et de l’empreinte eau mondiale. En parallèle, a été développée une technologie permettant la production de viande comestible, in vitro. Cela consiste en la production de viande à partir de tissus musculaires, sans passer par l’élevage des animaux. Cette étude vise à évaluer l’impact environnemental que pourrait avoir une telle pratique, notamment au niveau de la consommation d’énergie, les émissions de gaz à effets de serre, l’utilisation de l’eau et des sols.

Expériences de l'article :

Des données issues de la littérature ont été utilisés pour comparer l’élevage de bétail, à la production viande in vitro.

  • Les émissions de gaz à effets de serre (GES) et l'utilisation des terres -> Nijdam et al. (2012)
  • L'utilisation d'énergie -> Williams et al. (2006)
  • L’'utilisation de l'eau -> Mekonnen et Hoekstra (2010).

Sont couvert, les principaux processus de production, comprenant la production des intrants et de combustibles, la production de matières premières (cyanobactéries, blés ou maïs) et la culture de cellules musculaires (les facteurs de croissance et vitamines ne sont pas inclus dans l’étude car présent en faibles quantités). Concernant l’utilisation des sols, ne sont prisent en comptes que les terres nécessaires à la culture des matières premières. Les gaz à effets de serres sont évalués en tant que potentiel de réchauffement planétaire.

Résultats de l'article :

La majorité de l’énergie nécessaire dans la production de viande in vitro se trouve utilisée pour chauffer le milieu nutritif et maintenir la température du bioréacteur à 37°C. Les besoins énergétiques de la production de viande in vitro sont semblables à ceux nécessaires lors de la production de certaines viandes d’élevages (bœufs) et supérieurs à d’autres (volailles, moutons, porcs).
L’empreinte eau est la même que celle de l’élevage de volailles et inférieures à celle des autres viandes d’élevages (bœufs, porcs, moutons).
Concernant les émissions de gaz à effets de serres, elles sont beaucoup moins importantes que pour toutes productions en élevage intensif. Il en est de même pour la superficie de terres agricoles utilisées, qui est bien inférieure lors de la production de viande in vitro.

Rigueur de l'article :

Les résultats présentés dans ce document sont très incertains et reposent sur de nombreuses suppositions et calculs hypothétiques, car la production de viande in vitro ne demeure actuellement qu’au stade de la recherche.

Ce que cet article apporte au débat :

Cette étude présente une première évaluation des impacts environnementaux que pourrait causer la production de viande in vitro. Elle permet d’avancer qu’à terme cette technologie pourrait présenter de nombreux avantages à l’élevage intensif, qu’elle pourrait remplacer. Et cela notamment dans la réduction de gaz à effets de serre et la libération de terres agricoles qui pourraient fournir d’autres services écosystémiques.

Remarques sur l'article :

Important : Cet articles est analysé en tant que complément d'une étude précédente réalisée en 2011 par Hanna L. Tuomisto intitulé "Environmental Impacts of Cultured Meat Production" (article également synthétisé dans cette controverse).

Publiée il y a plus de 7 ans par L. Bourouina et F. Cailleux.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.