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Analyse du cycle de vie des cultures de biomasses in vitro, pour la production de viande aux États-Unis
Figure :
Représentation de l'utilisation des sols et de l'énergie utilisés, pour les viandes d'élevages (bleu) et la production de viande_in vitro_ (rose) pour cette étude et les études effectués antérieurerement.
Introduction à l'article :
D’ici 10 à 20 ans, il est envisageable que la viande in vitro puisse être commercialisée et qu'à terme sa production soit amenée à remplacer l’élevage à grande échelle. Mais les implications environnementales qui découlent de cette pratique sont potentiellement importantes . L’objectif de cette étude est d’évaluer l'utilisation de l'énergie pendant le cycle de vie , le potentiel de réchauffement planétaire (PRP), le potentiel d'eutrophisation et l'utilisation des terres associées à la culture de biomasse in vitro .
Pour cela, cette étude compare ces résultats à ceux d'une autre analyse spéculative de la biomasse en culture réalisée antérieurement (Tuomisto et al., 2011). Elle compare également elle compare ces résultats avec les impacts de l’élevage de bœufs, porcs et volailles issus d'études publiées antérieurement.
Expériences de l'article :
Les analyses de cet article sont basées sur des hypothèses et modélisations .
L'énergie utilisée dans les installations de production de biomasse est estimée à l'aide des valeurs connues pour l'industrie pharmaceutique et de la bière. Les deux industries utilisent une infrastructure de biotraitement dotée de systèmes de culture en suspension . Concernant la taille du bâtiment, il est supposait que l’usine à une superficie de 717 m². L'énergie de base requise pour l'éclairage, le chauffage et la ventilation est similaire à celle d'un entrepôt.
Bioréacteur : une phase de production nécessite 15000 L d’eau. Le milieu est stérilisé par microfiltration. De plus, le bioréacteur à besoin d'énergie pour aérer, mélanger et réguler la température du milieu. Enfin, on suppose que le milieu est chauffé à 37 ° C. Les bioréacteurs sont ensuite nettoyés en 3 phases.
Une analyse Monte Carlo est réalisée pour évaluer la sensibilité du modèle dans les nombreuses zones d'incertitude identifiées.
Résultats de l'article :
Comparaison avec :
La viande in vitro produite antérieurement : La consommation d'énergie et le PRP estimé ici sont environ trois fois plus élevés que les valeurs relevées dans les études antérieures en raison de l'inclusion de la production des supports basaux et de la phase de nettoyage.
La viande d’élevage : La production in vitro nécessite plus d'énergie industrielle que l'élevage (sauf pour le bœuf, où elle serait comparable). Ces besoins en énergie entraineraient donc un PRP plus élevé pour la fabrication in vitro , que pour l'élevage de porcs ou volailles, mais pas de bœufs.
Les émissions eutrophisantes de la biomasse in vitro seraient inférieures ou égales à celles des exploitations avicoles et inférieures aux autres exploitations.
L’utilisation des sols est moins importante pour la biomasse in vitro que pour l'élevage (sauf pour les cultures avicoles où elle est équivalente). En comparaison aux autres études, l’utilisation des sols serait plus importante dans cette analyse.
Rigueur de l'article :
La prise en compte du cycle de vie dans cette étude est importante et permet de corriger les analyses effectuées précédemment, en se rapprochant de ce qui est envisageable de mettre en place en termes de fabrication de biomasse in vitro . Cependant jusqu’à la mise en place des activités de fabrication, les résultats observés se basent sur des scénarios qui sont hypothétiques et uniquement basés sur des suppositions . S’agissant donc de la réalisation d’analyses anticipatives, une incertitude importante entoure les résultats. Ces analyses sont donc à prendre avec précautions .
Analyse du cycle de vie des cultures de biomasses in vitro, pour la production de viande aux États-Unis
Représentation de l'utilisation des sols et de l'énergie utilisés, pour les viandes d'élevages (bleu) et la production de viande_in vitro_ (rose) pour cette étude et les études effectués antérieurerement.
D’ici 10 à 20 ans, il est envisageable que la viande in vitro puisse être commercialisée et qu'à terme sa production soit amenée à remplacer l’élevage à grande échelle. Mais les implications environnementales qui découlent de cette pratique sont potentiellement importantes . L’objectif de cette étude est d’évaluer l'utilisation de l'énergie pendant le cycle de vie , le potentiel de réchauffement planétaire (PRP), le potentiel d'eutrophisation et l'utilisation des terres associées à la culture de biomasse in vitro .
Pour cela, cette étude compare ces résultats à ceux d'une autre analyse spéculative de la biomasse en culture réalisée antérieurement (Tuomisto et al., 2011). Elle compare également elle compare ces résultats avec les impacts de l’élevage de bœufs, porcs et volailles issus d'études publiées antérieurement.
Les analyses de cet article sont basées sur des hypothèses et modélisations .
L'énergie utilisée dans les installations de production de biomasse est estimée à l'aide des valeurs connues pour l'industrie pharmaceutique et de la bière. Les deux industries utilisent une infrastructure de biotraitement dotée de systèmes de culture en suspension . Concernant la taille du bâtiment, il est supposait que l’usine à une superficie de 717 m². L'énergie de base requise pour l'éclairage, le chauffage et la ventilation est similaire à celle d'un entrepôt.
Bioréacteur : une phase de production nécessite 15000 L d’eau. Le milieu est stérilisé par microfiltration. De plus, le bioréacteur à besoin d'énergie pour aérer, mélanger et réguler la température du milieu. Enfin, on suppose que le milieu est chauffé à 37 ° C. Les bioréacteurs sont ensuite nettoyés en 3 phases.
Une analyse Monte Carlo est réalisée pour évaluer la sensibilité du modèle dans les nombreuses zones d'incertitude identifiées.
Comparaison avec :
La viande in vitro produite antérieurement : La consommation d'énergie et le PRP estimé ici sont environ trois fois plus élevés que les valeurs relevées dans les études antérieures en raison de l'inclusion de la production des supports basaux et de la phase de nettoyage.
La viande d’élevage : La production in vitro nécessite plus d'énergie industrielle que l'élevage (sauf pour le bœuf, où elle serait comparable). Ces besoins en énergie entraineraient donc un PRP plus élevé pour la fabrication in vitro , que pour l'élevage de porcs ou volailles, mais pas de bœufs.
Les émissions eutrophisantes de la biomasse in vitro seraient inférieures ou égales à celles des exploitations avicoles et inférieures aux autres exploitations.
L’utilisation des sols est moins importante pour la biomasse in vitro que pour l'élevage (sauf pour les cultures avicoles où elle est équivalente). En comparaison aux autres études, l’utilisation des sols serait plus importante dans cette analyse.
La prise en compte du cycle de vie dans cette étude est importante et permet de corriger les analyses effectuées précédemment, en se rapprochant de ce qui est envisageable de mettre en place en termes de fabrication de biomasse in vitro . Cependant jusqu’à la mise en place des activités de fabrication, les résultats observés se basent sur des scénarios qui sont hypothétiques et uniquement basés sur des suppositions . S’agissant donc de la réalisation d’analyses anticipatives, une incertitude importante entoure les résultats. Ces analyses sont donc à prendre avec précautions .
Dernière modification il y a plus de 7 ans.