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Comment maintenir le système alimentaire dans les limites environnementales ?
Résumé de la review :
Cette étude utilise le modèle du système alimentaire et les estimations de la demande alimentaire actuelle et future pour quantifier les impacts environnementaux au niveau des pays et des cultures en 2010 et 2050 pour 5 domaines environnementaux différents : émissions de gaz à effet de serre (GES) liées au changement climatique ; utilisation des terres cultivées liée au changement du système de la terre; utilisation d'eau douce de surface et souterraine ; et l'implication d'azote et de phosphore liée aux flux biogéochimiques . En l’absence de changements ou de mesures d’atténuation, il est prévu que les pressions environnementales dues au système alimentaire augmentent de 50 à plus de 90%, pour chaque indicateur évoqué précédemment.
Les impacts environnementaux sur des groupes d’aliments spécifiques varient, en effet la production de produits animaux engendre à elle seule près de 80 % des GES. Elle contribue à hauteur de 10 % en l’utilisation d’eau bleue, aux pressions exercées sur les terres agricoles et produit en moyenne 22 % d’azote et phosphore. En comparaison les cultures de bases ont généralement une empreinte environnementale inférieure à celle des produits d’origine animale, mais elles peuvent avoir des impacts totaux élevés car elles ont des volumes de productions plus importants.
Solutions envisagées pour réduire les impacts environnementaux :
• Une réduction des pertes et du gaspillage alimentaires. En effet, plus du tiers des aliments produits actuellement sont perdus avant qu'ils ne parviennent sur le marché ou soient gaspillés par les ménages. Réduire de moitié les pertes réduirait les pressions sur l'environnement de 6 à 16%, par rapport à la projection de référence pour 2050.
• Des changements technologiques qui permettent d'augmenter l'efficacité de la production et réduisent l'impact environnemental par unité de nourriture produite.
• Un changement du système alimentaire :
Vers un régime alimentaire plus sain et diététique --> Réduction des GES de 29% et des autres impacts de 5 à 9 %.
Vers un régime alimentaire plus végétal --> Réduction des GES de 56% et des autres impacts de 6 à 22 %.
Pour être réellement efficace, il est nécessaire que les différentes mesures soient combinées. Ainsi, une grande partie de l'augmentation des pressions sur l'environnement qui devrait se produire d'ici 2050 serait très fortement atténuée si ces solutions étaient appliquées . En effet, on observerait une réduction de 25 à 45 %, par rapport aux valeurs estimées en 2050.
En définitive, cette analyse suggère une hausse très importante des impacts environnementaux liés au système alimentaire, d’ici 30 ans. Pour pallier à cela, il est nécessaire de combiner de façon synergique : amélioration des technologies et de la gestion, réduction des pertes et gaspillages et changement des régimes alimentaires pour se tourner vers des aliments à base de plantes et limiter la consommation de viande. Cependant, cela constitue un défi majeur au sein de nos sociétés actuelles.
Ce que cette review apporte au débat :
Cette review est étudié ici en termes d’ouverture sur le sujet, elle ne permet pas une réponse exacte à notre question, mais permet de positionner un avis fondé et juste sur la question de la production de viande. Si l’on veut apporter une solution efficace aux problèmes environnementaux que soulève la production d’animaux, différentes solutions existent (autre que la production de viande in vitro). Une réduction considérable de la consommation de viande par les populations étant l’une des solutions les plus censées et efficace à long terme.
Comment maintenir le système alimentaire dans les limites environnementales ?
Résumé de la review :
Cette étude utilise le modèle du système alimentaire et les estimations de la demande alimentaire actuelle et future pour quantifier les impacts environnementaux au niveau des pays et des cultures en 2010 et 2050 pour 5 domaines environnementaux différents : émissions de gaz à effet de serre (GES) liées au changement climatique ; utilisation des terres cultivées liée au changement du système de la terre; utilisation d'eau douce de surface et souterraine ; et l'implication d'azote et de phosphore liée aux flux biogéochimiques . En l’absence de changements ou de mesures d’atténuation, il est prévu que les pressions environnementales dues au système alimentaire augmentent de 50 à plus de 90%, pour chaque indicateur évoqué précédemment.
Les impacts environnementaux sur des groupes d’aliments spécifiques varient, en effet la production de produits animaux engendre à elle seule près de 80 % des GES. Elle contribue à hauteur de 10 % en l’utilisation d’eau bleue, aux pressions exercées sur les terres agricoles et produit en moyenne 22 % d’azote et phosphore. En comparaison les cultures de bases ont généralement une empreinte environnementale inférieure à celle des produits d’origine animale, mais elles peuvent avoir des impacts totaux élevés car elles ont des volumes de productions plus importants.
Solutions envisagées pour réduire les impacts environnementaux :
• Une réduction des pertes et du gaspillage alimentaires. En effet, plus du tiers des aliments produits actuellement sont perdus avant qu'ils ne parviennent sur le marché ou soient gaspillés par les ménages. Réduire de moitié les pertes réduirait les pressions sur l'environnement de 6 à 16%, par rapport à la projection de référence pour 2050.
• Des changements technologiques qui permettent d'augmenter l'efficacité de la production et réduisent l'impact environnemental par unité de nourriture produite.
• Un changement du système alimentaire :
Pour être réellement efficace, il est nécessaire que les différentes mesures soient combinées. Ainsi, une grande partie de l'augmentation des pressions sur l'environnement qui devrait se produire d'ici 2050 serait très fortement atténuée si ces solutions étaient appliquées . En effet, on observerait une réduction de 25 à 45 %, par rapport aux valeurs estimées en 2050.
En définitive, cette analyse suggère une hausse très importante des impacts environnementaux liés au système alimentaire, d’ici 30 ans. Pour pallier à cela, il est nécessaire de combiner de façon synergique : amélioration des technologies et de la gestion, réduction des pertes et gaspillages et changement des régimes alimentaires pour se tourner vers des aliments à base de plantes et limiter la consommation de viande. Cependant, cela constitue un défi majeur au sein de nos sociétés actuelles.
Cette review est étudié ici en termes d’ouverture sur le sujet, elle ne permet pas une réponse exacte à notre question, mais permet de positionner un avis fondé et juste sur la question de la production de viande. Si l’on veut apporter une solution efficace aux problèmes environnementaux que soulève la production d’animaux, différentes solutions existent (autre que la production de viande in vitro). Une réduction considérable de la consommation de viande par les populations étant l’une des solutions les plus censées et efficace à long terme.
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