ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
L'origine dinosaurienne des plumes : perspectives à partir de fibres de collagènes de dauphin (Cétacé)
Introduction à l'article :
Cet article publie des clichés de téguments de Cétacés contemporains qui font penser à des structures de plumes. Il avance donc l'hypothèse que les protoplumes et les plumes modernes décrites chez des fossiles de Dromaeosauridae (Ji et al. 2001, Norell et al. 2002) peuvent résulter d'une mauvaise interprétation. Cela laisse penser que potentiellement peu de dinosaures portaient réellement des plumes et que l'explosion de descriptions de dinosaures à plumes repose sur une mauvaise diagnose.
Expériences de l'article :
Un spécimen juvénile de dauphin (Tursiops truncatus) a été enterré pendant un an dans une rivière semi-poreuse à une profondeur de 75 cm dans le but de le soumettre aux processus de dégradation et de pré-fossilisation. Les tissus ont ensuite été récupérés et analysés par une étude histologique de coupes fines effrectuées selon un plan parallèle à celui de la peau.
Les coupes ainsi obtenues ont été comparées à celles effectuées à partir de tissus de dauphin frais, de requin blanc (Carcharodon carcharias) et de requin tigre (Galeocerdo cuvier). Les analyses ont été faites avec un microscope à contraste différentiel.
L'étude effectue également une analyse de la dégradation des tissus adipeux.
Résultats de l'article :
Les fibres de collagène des téguments des Cétacés ont subi une désorganisation post mortem par dégradation chimique et microbienne, compaction et altération des tissus. Les structures fibreuses ondulées observées ressemblent à des plumes. Les clichés montrent des faisceaux de fibres groupés à la base et des structures ondulées rappelant celles des plumes. Cette expérience montre également qu'une minéralisation lente peut engendrer un assombrissement des bords et un éclaircissement du centre de la structure tégumentaire, ce qui peut faire penser au creux des rachis des plumes. Ainsi même les articles qui mobilisent cet argument (Currie et Chen 2001, et plus tard par Zheng et al. 2009) sont décrédibilisées.
Cette étude illustre selon l'auteur la difficulté à différencier les fibres de collagène altérées et les plumes elles-mêmes rendant ainsi caduques toutes les observations de plumes chez des fossiles de dinosaures.
Ce que cet article apporte au débat :
L'article souligne le besoin du développement de méthodes plus rigoureuses d'identification des plumes sur les fossiles à partir de l'étude approfondie des plumes actuelles, remettant en question la seule méthode aujourd'hui utilisée : l'observation visuelle. Il remet en question la rigueur d'articles déjà publiés.
L'origine dinosaurienne des plumes : perspectives à partir de fibres de collagènes de dauphin (Cétacé)
Introduction à l'article :
Cet article publie des clichés de téguments de Cétacés contemporains qui font penser à des structures de plumes. Il avance donc l'hypothèse que les protoplumes et les plumes modernes décrites chez des fossiles de Dromaeosauridae (Ji et al. 2001, Norell et al. 2002) peuvent résulter d'une mauvaise interprétation. Cela laisse penser que potentiellement peu de dinosaures portaient réellement des plumes et que l'explosion de descriptions de dinosaures à plumes repose sur une mauvaise diagnose.
Un spécimen juvénile de dauphin (Tursiops truncatus) a été enterré pendant un an dans une rivière semi-poreuse à une profondeur de 75 cm dans le but de le soumettre aux processus de dégradation et de pré-fossilisation. Les tissus ont ensuite été récupérés et analysés par une étude histologique de coupes fines effrectuées selon un plan parallèle à celui de la peau.
Les coupes ainsi obtenues ont été comparées à celles effectuées à partir de tissus de dauphin frais, de requin blanc (Carcharodon carcharias) et de requin tigre (Galeocerdo cuvier). Les analyses ont été faites avec un microscope à contraste différentiel.
L'étude effectue également une analyse de la dégradation des tissus adipeux.
Les fibres de collagène des téguments des Cétacés ont subi une désorganisation post mortem par dégradation chimique et microbienne, compaction et altération des tissus. Les structures fibreuses ondulées observées ressemblent à des plumes. Les clichés montrent des faisceaux de fibres groupés à la base et des structures ondulées rappelant celles des plumes. Cette expérience montre également qu'une minéralisation lente peut engendrer un assombrissement des bords et un éclaircissement du centre de la structure tégumentaire, ce qui peut faire penser au creux des rachis des plumes. Ainsi même les articles qui mobilisent cet argument (Currie et Chen 2001, et plus tard par Zheng et al. 2009) sont décrédibilisées.
Cette étude illustre selon l'auteur la difficulté à différencier les fibres de collagène altérées et les plumes elles-mêmes rendant ainsi caduques toutes les observations de plumes chez des fossiles de dinosaures.
L'article souligne le besoin du développement de méthodes plus rigoureuses d'identification des plumes sur les fossiles à partir de l'étude approfondie des plumes actuelles, remettant en question la seule méthode aujourd'hui utilisée : l'observation visuelle. Il remet en question la rigueur d'articles déjà publiés.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.