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Des virus humains qui provoquent le déclin des grands singes dans des aires protégées
Introduction à l'article :
L’écotourisme, de par ces activités de conservation, s’est présenté comme un bon moyen pour fournir une alternative au déclin rapide des grands singes et de leurs habitats. Ce qui semble être bénéfique pour ces populations de primates. Toutefois, la fréquence et l’intensité de ces activités touristiques augmentant le contact étroit entre les humains et les grands singes cela peut être à la source de transmissions d’agents pathogènes, ce qui pourrait gravement nuire aux primates et ainsi participer à leurs déclins. Dans cette publication, les chercheurs se sont intéressés à la transmission de virus de l’homme au singe. Et cet article documente la transmission de paramyxovirus humains circulant lors d’épidémie humaine à des populations chimpanzés.
Expériences de l'article :
Les chercheurs ont procédé ici par des autopsies, des analyses pathologiques et histologiques peu de temps après le décès des individus. A cela s’ajout des PCR pour détecter des agents pathogènes respiratoires. Une analyse phylogénique a aussi été effectuée.
Résultats de l'article :
Les résultats obtenus montrent que tous les échantillons disponibles étaient positifs pour l'un des deux paramyxovirus: le virus respiratoire syncytial humain (VRSH) et le métapneumovirus humain (HMPV). Ces deux virus ont été retrouvés excrétés dans les sécrétions respiratoires mais ont également été détectés dans les selles ou la sueur. L’analyse phylogénique a permis de voir que l’une des souches de HMPV et deux souches du HRSV se retrouvent dans des clades humains connus. Mais aussi choses intéressante le HRSV contenait un insert spécifique de 60 paires de bases qui avait été découvert pour la première fois lors d'épidémies respiratoires chez l'homme à Buenos Aires en 1999. En outre des bactéries telles que Streptococcus pneumoniae et Pasteurella multocida ont été aussi retrouvées. Cependant, elles n’ont pas fourni de preuves concluantes d’une introduction par l'homme.
Rigueur de l'article :
Cet article est rigoureux en ce sens où plusieurs types d’échantillons ont été préconisés pour la recherche des agents pathogènes ce qui reflète une certaine rigueur dans la pratique scientifique. A cela s’ajoute une bibliographiques pertinente
Ce que cet article apporte au débat :
Cette publication est très intéressante. En réalité, elle nous apporte de nouvelles informations sur les risques de l’augmentation de l’interaction Hommes- animaux. L’analyse menée par les chercheurs, même si elle ne se limite pas seulement à l’écotourisme, montre bien que cette pratique touristique nécessite d’être mieux encadrée en vue d’éviter l’éclosion de maladies zoonotiques dangereuses aussi bien pour les animaux que pour l’homme
Publiée il y a plus de 7 ans
par
M.B. Diouf.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Des virus humains qui provoquent le déclin des grands singes dans des aires protégées
Introduction à l'article :
L’écotourisme, de par ces activités de conservation, s’est présenté comme un bon moyen pour fournir une alternative au déclin rapide des grands singes et de leurs habitats. Ce qui semble être bénéfique pour ces populations de primates. Toutefois, la fréquence et l’intensité de ces activités touristiques augmentant le contact étroit entre les humains et les grands singes cela peut être à la source de transmissions d’agents pathogènes, ce qui pourrait gravement nuire aux primates et ainsi participer à leurs déclins. Dans cette publication, les chercheurs se sont intéressés à la transmission de virus de l’homme au singe. Et cet article documente la transmission de paramyxovirus humains circulant lors d’épidémie humaine à des populations chimpanzés.
Les chercheurs ont procédé ici par des autopsies, des analyses pathologiques et histologiques peu de temps après le décès des individus. A cela s’ajout des PCR pour détecter des agents pathogènes respiratoires. Une analyse phylogénique a aussi été effectuée.
Les résultats obtenus montrent que tous les échantillons disponibles étaient positifs pour l'un des deux paramyxovirus: le virus respiratoire syncytial humain (VRSH) et le métapneumovirus humain (HMPV). Ces deux virus ont été retrouvés excrétés dans les sécrétions respiratoires mais ont également été détectés dans les selles ou la sueur. L’analyse phylogénique a permis de voir que l’une des souches de HMPV et deux souches du HRSV se retrouvent dans des clades humains connus. Mais aussi choses intéressante le HRSV contenait un insert spécifique de 60 paires de bases qui avait été découvert pour la première fois lors d'épidémies respiratoires chez l'homme à Buenos Aires en 1999. En outre des bactéries telles que Streptococcus pneumoniae et Pasteurella multocida ont été aussi retrouvées. Cependant, elles n’ont pas fourni de preuves concluantes d’une introduction par l'homme.
Cet article est rigoureux en ce sens où plusieurs types d’échantillons ont été préconisés pour la recherche des agents pathogènes ce qui reflète une certaine rigueur dans la pratique scientifique. A cela s’ajoute une bibliographiques pertinente
Cette publication est très intéressante. En réalité, elle nous apporte de nouvelles informations sur les risques de l’augmentation de l’interaction Hommes- animaux. L’analyse menée par les chercheurs, même si elle ne se limite pas seulement à l’écotourisme, montre bien que cette pratique touristique nécessite d’être mieux encadrée en vue d’éviter l’éclosion de maladies zoonotiques dangereuses aussi bien pour les animaux que pour l’homme
Dernière modification il y a plus de 7 ans.