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Utiliser la colonisation assistée pour conserver la biodiversité et restaurer les fonctions des écosystèmes dans un contexte de changements climatiques
Résumé de la review :
La colonisation assistée se réfère à l'introduction planifiée d'une espèce ou d'une population en dehors de son aire de répartition habituelle où le climat est supposé devenir inadapté à sa survie.
Il est important d'estimer les bénéfices mais surtout les risques associés à la relocalisation d'espèces. Cette méthode permet le maintien d'une biodiversité menacée par le changement climatique, cependant, il est nécessaire de prendre en compte les potentiels risques écologiques et économiques.
La colonisation assistée a été pensée en premier lieu afin d'améliorer les chances de survie d'espèces menacées. Dans un second temps, elle a été pensée comme un moyen de compensation écologique, sa réintroduction au sein d'une niche écologique laissée vacante par élimination d'une espèce native permettrait de restaurer la fonctionnalité écosystémique perdue.
On distingue donc deux stratégies:
la stratégie "push": elle se réfère à la conservation d'une espèce menacée. Les bénéfices sont uniquement attendus pour l'espèce réintroduite. Lors de sa relocalisation, il ne faut pas négliger l'impact que cette nouvelle espèce pourrait avoir sur les autres espèces présentes dans l'écosystème. Cette méthode doit être évitée pour une espèce qui pourrait amener à une modification de la structure, de la composition ou de la fonctionnalité du site de relocalisation (espèces clé ou dominantes). De plus, il faut estimer les risques d'invasion biologique..
la stratégie "pull": elle a pour but le maintien ou la restauration de la fonctionnalité de l'écosystème. Cette méthode bénéficie à plusieurs espèces reposant sur la fonction ou le processus favorisé par la nouvelle espèce.
D'après Lunt et al., si le coût de mise en oeuvre est identique, il est préférable de prioriser le maintien de la fonctionnalité des écosystèmes par rapport à la conservation d'une unique espèce. Cependant, une meilleure alternative serait encore d'additionner les deux stratégies "push + pull" en alliant conservation d'une espèce menacée et restauration de la fonctionnalité d'un écosystème.
L'estimation du risque doit se référer aux futures pertes qu'engendrera le changement climatique et non à l'état actuel. Il faut considérer la vulnérabilité des espèces face au changement climatique et son ampleur en termes de direction et d'échelle.
Ce que cette review apporte au débat :
Elle permet de distinguer deux types de colonisation assistée.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
C. Franc.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Utiliser la colonisation assistée pour conserver la biodiversité et restaurer les fonctions des écosystèmes dans un contexte de changements climatiques
Résumé de la review :
La colonisation assistée se réfère à l'introduction planifiée d'une espèce ou d'une population en dehors de son aire de répartition habituelle où le climat est supposé devenir inadapté à sa survie.
Il est important d'estimer les bénéfices mais surtout les risques associés à la relocalisation d'espèces. Cette méthode permet le maintien d'une biodiversité menacée par le changement climatique, cependant, il est nécessaire de prendre en compte les potentiels risques écologiques et économiques.
La colonisation assistée a été pensée en premier lieu afin d'améliorer les chances de survie d'espèces menacées. Dans un second temps, elle a été pensée comme un moyen de compensation écologique, sa réintroduction au sein d'une niche écologique laissée vacante par élimination d'une espèce native permettrait de restaurer la fonctionnalité écosystémique perdue.
On distingue donc deux stratégies:
D'après Lunt et al., si le coût de mise en oeuvre est identique, il est préférable de prioriser le maintien de la fonctionnalité des écosystèmes par rapport à la conservation d'une unique espèce. Cependant, une meilleure alternative serait encore d'additionner les deux stratégies "push + pull" en alliant conservation d'une espèce menacée et restauration de la fonctionnalité d'un écosystème.
L'estimation du risque doit se référer aux futures pertes qu'engendrera le changement climatique et non à l'état actuel. Il faut considérer la vulnérabilité des espèces face au changement climatique et son ampleur en termes de direction et d'échelle.
Elle permet de distinguer deux types de colonisation assistée.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.