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Le bon, le mauvais et la reprise d'activité dans une migration assistée
Introduction à l'article :
La migration assistée est utilisée de différentes manières, notamment pour lutter contre la perte de l’habitat due aux changements climatiques. Elle implique le déplacement d’espèces au-delà de leur zone de répartition vers des environnements adjacents avec des températures différentes. Actuellement, ce sont les points négatifs qui sont mis en avant, comme par exemple les impacts négatifs sur l’environnement (espèces envahissantes) ou la transmission de maladies. Ces doutes sont portés par des interventions et migrations assistées antérieures, telles que celles de crapauds et de renards qui ont été catastrophiques. Mais les résultats positifs ont également besoin d’attention, il existe des exemples comme le homard européen Homarus gammarus qui a été repeuplé après une surpêche ou bien le chèvrefeuille australien Lambertia orbifolia qui a été transféré vers de nouveaux environnements pour le protéger des infections fongiques.
Expériences de l'article :
Dans cette étude, la migration assistée est utilisée pour augmenter la production halieutique et quantifier la résistance aux changements climatiques au sein d’une population de langouste australe, Jasus edwardsii.
L’objectif de cette étude était donc de transférer des populations de langoustes pâles (Eaux profondes et maturité lente) vers des latitudes plus élevées et des profondeurs représentatives des environnements futurs imposés par le changement climatique, et comprendre les effets de l’augmentation des températures sur la pêche des langoustes. Le but était de tester également la migration assistée pour augmenter la biomasse de la population marine étudiée tout en réduisant les effets négatifs de la pêche dans la zone de départ.
Résultats de l'article :
Les résultats sont positifs avec un accroissement de la taille dans le nouvel environnement et donc une augmentation de la biomasse.
Les points négatifs sont un retard de la reproduction. En effet, la première année, 30% des femelles ont changé la morphologie de leur appareil reproducteur après la mue et il n'y a donc pas de fécondation, mais la deuxième année, 90% des femelles ont repris leur reproduction. Il y a donc un retard ou une pause dans la reproduction de ces populations lié à un stress environnemental.
La reprise de la production d’œufs: selon les observations celle-ci est beaucoup plus importante que dans la zone souche des populations.
La migration assistée a permis d’améliorer la biomasse des sous populations épuisées et d'augmenter la taille des langoustes afin d'avoir un poids idéal pour la pêche. De plus, elle a montré la résistance et la plasticité des individus pâles lorsqu’il y a une augmentation de la température conformément aux prévisions climatiques.
Rigueur de l'article :
Dans cet article les problèmes d'étiques et politiques concernant la migration assistée ne sont pas présentés. L'intérêt de cette migration et sa validité a t'elle été étudié en aval ? Les risques de créations d'espèces envahissantes ont-ils été pris en compte?
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article expose une expérience de migration assistée avec plusieurs objectifs plus ou moins liés. Ils permettent de montrer les effets bénéfiques et négatifs de cette méthode. Mais néanmoins en limitant ces effets négatifs pour mettre en avant les différentes possibilités de réussite. Il montre également que la migration assistée peut avoir plusieurs utilisations, et pas seulement dans l'introduction ou la sauvegarde d'environnements et d'espèces. Elle permet de prédire les changements climatiques possibles et de voir les réactions des espèces face à ce bouleversement.
Remarques sur l'article :
Cet article expose un exemple de migration assistée, qui selon les auteurs a des effets bénéfiques et quelques effets négatifs corrigés l'année suivant la translocation. Mais il serait également intéressant d'observer cette réussite à long terme afin de voir les effets des langoustes dans le nouvel environnement, sur plusieurs années.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
A. Walker et C. Franc.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Le bon, le mauvais et la reprise d'activité dans une migration assistée
Introduction à l'article :
La migration assistée est utilisée de différentes manières, notamment pour lutter contre la perte de l’habitat due aux changements climatiques. Elle implique le déplacement d’espèces au-delà de leur zone de répartition vers des environnements adjacents avec des températures différentes. Actuellement, ce sont les points négatifs qui sont mis en avant, comme par exemple les impacts négatifs sur l’environnement (espèces envahissantes) ou la transmission de maladies. Ces doutes sont portés par des interventions et migrations assistées antérieures, telles que celles de crapauds et de renards qui ont été catastrophiques. Mais les résultats positifs ont également besoin d’attention, il existe des exemples comme le homard européen Homarus gammarus qui a été repeuplé après une surpêche ou bien le chèvrefeuille australien Lambertia orbifolia qui a été transféré vers de nouveaux environnements pour le protéger des infections fongiques.
Dans cette étude, la migration assistée est utilisée pour augmenter la production halieutique et quantifier la résistance aux changements climatiques au sein d’une population de langouste australe, Jasus edwardsii.
L’objectif de cette étude était donc de transférer des populations de langoustes pâles (Eaux profondes et maturité lente) vers des latitudes plus élevées et des profondeurs représentatives des environnements futurs imposés par le changement climatique, et comprendre les effets de l’augmentation des températures sur la pêche des langoustes. Le but était de tester également la migration assistée pour augmenter la biomasse de la population marine étudiée tout en réduisant les effets négatifs de la pêche dans la zone de départ.
La migration assistée a permis d’améliorer la biomasse des sous populations épuisées et d'augmenter la taille des langoustes afin d'avoir un poids idéal pour la pêche. De plus, elle a montré la résistance et la plasticité des individus pâles lorsqu’il y a une augmentation de la température conformément aux prévisions climatiques.
Dans cet article les problèmes d'étiques et politiques concernant la migration assistée ne sont pas présentés. L'intérêt de cette migration et sa validité a t'elle été étudié en aval ? Les risques de créations d'espèces envahissantes ont-ils été pris en compte?
Cet article expose une expérience de migration assistée avec plusieurs objectifs plus ou moins liés. Ils permettent de montrer les effets bénéfiques et négatifs de cette méthode. Mais néanmoins en limitant ces effets négatifs pour mettre en avant les différentes possibilités de réussite. Il montre également que la migration assistée peut avoir plusieurs utilisations, et pas seulement dans l'introduction ou la sauvegarde d'environnements et d'espèces. Elle permet de prédire les changements climatiques possibles et de voir les réactions des espèces face à ce bouleversement.
Cet article expose un exemple de migration assistée, qui selon les auteurs a des effets bénéfiques et quelques effets négatifs corrigés l'année suivant la translocation. Mais il serait également intéressant d'observer cette réussite à long terme afin de voir les effets des langoustes dans le nouvel environnement, sur plusieurs années.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.