ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
De nos jours, la plupart des scientifiques étudiant les principes de conservation inhérents à des espèces existantes, en voie de disparition ou strictement éteintes, affirment que l’extinction d’une espèce présente un caractère irrémédiable. Néanmoins, malgré la gravité qu’ont atteint les facteurs anthropologiques actuels causant la disparition d'un nombre croissant d'espèces, un début de solution commence à émerger. En effet, la tendance à la hausse du taux d’extinction des espèces pourrait, grâce aux progrès technologiques du clonage, être contrée. Devrions-nous alors tenter de faire revivre des espèces disparues comme le mammouth par exemple ? La meilleure technique pour réaliser cela se trouve être le processus de transfert de noyau de cellules somatiques entre espèces (TNCS). Cependant, de nombreuses difficultés sont à considérer sur le plan éthique, naturel, philosophique, judiciaire, mais surtout écologique, ainsi que des problèmes et efforts de conservation.
Résultats de l'article :
La renaissance par clonage puis par réintroduction d'espèces disparues dans leur écosystème naturel pourrait être utilisée dans le but d’une restauration écologique. Cela dit, durant la période qui a séparé l’extinction effective de l’espèce et aujourd’hui, les écosystèmes ont pu subir quelques modifications (climatiques ou communautaires). De plus, il est plus que probable que les espèces qui leurs étaient à l’époque contemporaines, aient évolué. Ces dernières ont ainsi eu la totale liberté d’occuper les niches écologiques laissées vide par l’espèce éteinte. Elle pourrait alors se retrouver compétitivement exclue, n’ayant dès lors pas d’autres choix que de s’éloigner de leur zone de réintroduction. Cela aurait comme impact négatif la perturbation de l’équilibre écologique et/ou de se propager jusqu’à des écosystèmes non ciblés. C'est ce qui devrait se passer pour le mammouth: l'écosystème où il serait implanté s'en verrait trop modifié, menaçant la survie d'autres espèces.
Rigueur de l'article :
Cet article a été écrit par Audrey Saulsberry en 2015, achevant alors ses études au College of Arts and Sciences de l'Université Vanderbilt (Utah, USA) constituant son rapport de fin d'études. Cela pourrait peut être alors laisser supposer un manque d'expérience dans le domaine d'étude. Cependant, l’article en question ayant été traité d'un point de vue plus philosophique qu'expérimental et manipulatoire, et amenant à termes à une réflexion sur le sujet, les potentielles lacunes écologiques que l'auteur aurait pu affichées, ne perturbent en rien la compréhension de l'analyse et sa légitimité au sein de cette controverse. Même si le nombre de références n’apparaît pas comme très conséquent, l'article fut néanmoins publié, au sein du domaine "Engineering and Natural Sciences" après avoir été soumis au comité de confiance de l'université, dans le journal publié par cette dernière, ce qui, sans aller jusqu'au conflit d’intérêt, a dû aider à développer le rayonnement de l'article en question.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article met en lumière des réflexions sur les objections que soulève la désextinction du mammouth et les changements écologiques qui lui seront probablement dus, mais également tous les problèmes de conservation inhérents au retour d'une espèce disparue. L'article nous indique également l'état d'esprit à adopter lorsque nous disposerons des moyens technologiques pour réaliser des renaissances d'espèces éteintes. L'article couvre également les deux problèmes majeurs selon l'auteur quant à la perspective de réintroduction de ces espèces : les écosystèmes et les espèces qui les composent s’adaptent avec l’évolution des conditions, sans jamais observer d'état fixé. Afin d'éviter tout "endommagement" de ces écosystèmes et de leurs biotes, il faudra être très sélectif quant aux espèces que nous souhaiterons faire revenir. Cependant, il ne faut pas que cet axe de recherche soit effectué au détriment de la conservation et de la protection des espèces existantes en voie de disparition.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
M. Giraud et P. Charlot.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
L'extinction doit-elle être éternelle ?
Introduction à l'article :
De nos jours, la plupart des scientifiques étudiant les principes de conservation inhérents à des espèces existantes, en voie de disparition ou strictement éteintes, affirment que l’extinction d’une espèce présente un caractère irrémédiable. Néanmoins, malgré la gravité qu’ont atteint les facteurs anthropologiques actuels causant la disparition d'un nombre croissant d'espèces, un début de solution commence à émerger. En effet, la tendance à la hausse du taux d’extinction des espèces pourrait, grâce aux progrès technologiques du clonage, être contrée. Devrions-nous alors tenter de faire revivre des espèces disparues comme le mammouth par exemple ? La meilleure technique pour réaliser cela se trouve être le processus de transfert de noyau de cellules somatiques entre espèces (TNCS). Cependant, de nombreuses difficultés sont à considérer sur le plan éthique, naturel, philosophique, judiciaire, mais surtout écologique, ainsi que des problèmes et efforts de conservation.
La renaissance par clonage puis par réintroduction d'espèces disparues dans leur écosystème naturel pourrait être utilisée dans le but d’une restauration écologique. Cela dit, durant la période qui a séparé l’extinction effective de l’espèce et aujourd’hui, les écosystèmes ont pu subir quelques modifications (climatiques ou communautaires). De plus, il est plus que probable que les espèces qui leurs étaient à l’époque contemporaines, aient évolué. Ces dernières ont ainsi eu la totale liberté d’occuper les niches écologiques laissées vide par l’espèce éteinte. Elle pourrait alors se retrouver compétitivement exclue, n’ayant dès lors pas d’autres choix que de s’éloigner de leur zone de réintroduction. Cela aurait comme impact négatif la perturbation de l’équilibre écologique et/ou de se propager jusqu’à des écosystèmes non ciblés. C'est ce qui devrait se passer pour le mammouth: l'écosystème où il serait implanté s'en verrait trop modifié, menaçant la survie d'autres espèces.
Cet article a été écrit par Audrey Saulsberry en 2015, achevant alors ses études au College of Arts and Sciences de l'Université Vanderbilt (Utah, USA) constituant son rapport de fin d'études. Cela pourrait peut être alors laisser supposer un manque d'expérience dans le domaine d'étude. Cependant, l’article en question ayant été traité d'un point de vue plus philosophique qu'expérimental et manipulatoire, et amenant à termes à une réflexion sur le sujet, les potentielles lacunes écologiques que l'auteur aurait pu affichées, ne perturbent en rien la compréhension de l'analyse et sa légitimité au sein de cette controverse. Même si le nombre de références n’apparaît pas comme très conséquent, l'article fut néanmoins publié, au sein du domaine "Engineering and Natural Sciences" après avoir été soumis au comité de confiance de l'université, dans le journal publié par cette dernière, ce qui, sans aller jusqu'au conflit d’intérêt, a dû aider à développer le rayonnement de l'article en question.
Cet article met en lumière des réflexions sur les objections que soulève la désextinction du mammouth et les changements écologiques qui lui seront probablement dus, mais également tous les problèmes de conservation inhérents au retour d'une espèce disparue. L'article nous indique également l'état d'esprit à adopter lorsque nous disposerons des moyens technologiques pour réaliser des renaissances d'espèces éteintes. L'article couvre également les deux problèmes majeurs selon l'auteur quant à la perspective de réintroduction de ces espèces : les écosystèmes et les espèces qui les composent s’adaptent avec l’évolution des conditions, sans jamais observer d'état fixé. Afin d'éviter tout "endommagement" de ces écosystèmes et de leurs biotes, il faudra être très sélectif quant aux espèces que nous souhaiterons faire revenir. Cependant, il ne faut pas que cet axe de recherche soit effectué au détriment de la conservation et de la protection des espèces existantes en voie de disparition.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.