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Titre de la review :

10 raisons d'exclure les virus de l'arbre de la vie.


Résumé de la review :

La review explique les principales raisons selon lesquelles il convient d'abandonner que les virus puissent être considérés comme des êtres vivants. La découverte de virus géants et complexes en terme de génome est venu chambouler cependant cette idée. A travers ce document, l'auteur expose en 10 points contenant des preuves solides contre cette notion de "vivant" associée aux virus.

Rigueur de la review :

Après un bref historique sur les premiers virus et la genèse du débat autour de la notion du vivant, les co-auteurs débutent en revenant sur la définition biologique "d'êtres vivants". Ils imposent une première figure intéressante exposant l'évolution de la définition où les plus récentes indiquent que les êtres vivants doivent être autonomes. Puis ils embraient sur l'origine des virus en abordant des données génétiques et biochimiques associées aux virus en soutenant qu'il n'existe pas de lignées virales ancestrales. En somme la paire d'auteurs parvient à exposer des arguments contre en arborant les différents contours du débat. (origine des gènes viraux, définition du vivant, leur rôle dans l'évolution, les caractéristiques structurelles, biochimiques et génétiques...)

Ce que cette review apporte au débat :

Cette review a un poids important dans le débat en raison des nombreux points abordés : tout d'abord Moreira et Garcia-Lopez affirme une origine polyphylétique les concernant. Bien que les virus partagent quelques gènes avec le monde vivant, ils n'ont pas réellement de caractéristiques homologues avec les 3 règnes du vivant. En effet les différentes familles virales présentent des gènes très différents entre eux supposant que les virus auraient ainsi plusieurs origines différentes. La review indique également qu'il n'existe pas de lignées virales ancestrales. D'autre part, le fait qu'ils aient infecté des hôtes phylogénétiquement éloignés au cours du temps ne signifie pas forcément une origine ancestrale car ils ont toujours été capables de se déplacer d'hôte en hôte. L'absence de continuité structurelle comme les membranes est également un élément plaidant contre la notion d'être vivant. Malgré leur simplicité structurelle cela ne fait pas d'eux pour autant des êtres primitifs.

Remarques sur la review :

Notons que la review est catégorique et propose un véritable avis tranché sur le débat contrairement à la plupart. Les auteurs citent Raoult et Forterre en proposant une division des organismes codant la capside d'un côté (les virus) et les organismes codant le ribosomes (les cellules) qui seraient totalement opposés.
En fin de revue, ils réfutent la célèbre métaphore disant que le virion pourrait être assimilé au virion et l'usine virale à l'être humain.

Publiée il y a plus de 7 ans par L. Lellouche.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.