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Titre de l'article :

Le nourrissage complémentaire et l'extraction de juvéniles sauvages ne sont pas une alternative crédible à la réintroduction de gypaètes barbus élevés en captivité.


Introduction à l'article :

Cet article est une réponse apportée à un article publié par l'équipe de Ferrer en 2012. Cet article affirmait que la façon la plus durable de conserver la population sauvage de Gypaetus barbatus dans les Pyrénées était d'accompagner le développement de juvéniles dans la nature en leur apportant une aide alimentaire et en prélevant certains oisillons sauvages pour les faire grandir avant de les réintroduire dans des régions ciblées. L'équipe de Margalida remet en cause cette méthode et affirme que la réintroduction d'individus nés en captivité est meilleur pour les effectifs de l'espèce.

Expériences de l'article :

L'article ne présente aucune expérimentation. Il réutilise les mesures effectuées dans Ferrer et al. (2014) pour y appliquer des traitements statistiques alternatifs qui viennent contredire les conclusions de Ferrer et al.. Il s'agit d'un suivi de la démographie de la population de gypaètes depuis 25 ans dans l'Aragon espagnol ainsi que de leur fécondité. L'idée étant de comparer les valeurs du nombre d'individus et de fécondité pour les populations sauvages et celles nées en captivités.

Résultats de l'article :

Contrairement à Ferrer et al. (2014) l'étude montre ici que le prélèvement de juvénile dans la population sauvage n'est pas sans conséquence sur la résilience de la population sauvage. De plus, ils estiment que d'un point de vue économique, la réintroduction d'espèce élevées en captivité est moins chère que la méthode de récupération / élevage d'oisillons sauvages.

Rigueur de l'article :

L'article semble plus rigoureux que celui de Ferrer d'un point de vue statistique, cependant il n'est pas possible de vérifier les données brutes puisque celles-ci sont confidentielles pour des raisons de sensibilités vis à vis d'une espèce en danger dans la région.

Ce que cet article apporte au débat :

Cet article est très intéressant car il fait écho à un cas particulier, celui du vautour fauve dans les Pyrénées, où deux méthodes de conservation s'opposent.

Publiée il y a plus de 7 ans par L. Dugerdil et I. Prigent.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.