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Titre de l'article :

L'effet génétique de l'élevage en captivité cause un déclin rapide de la fitness lors de la réintroduction d'une espèce dans la nature.


Figure :

Araki et al. 2007

Introduction à l'article :

La réintroduction d'espèces nées en captivité est nécessaire pour préserver des populations sauvages en déclin. Cependant il y a de nombreux problèmes d'aspect génétiques inhérents à cette méthode : la fécondité des générations issues du croissement entre né-captif et né-sauvage semble diminuer avec les générations.

Expériences de l'article :

Le succès reproducteur de truites arc-en-ciel a été estimé sur les deux premières générations après libération d'individus nés en captivité. Ce succès a été mesuré à l'aide de marqueurs micro-satellites.

Résultats de l'article :

Les résultats montrent que le succès de reproduction diminue d'en moyenne 40 % par génération à cause de l'accumulation de mutations délétères de génération en génération. Cet effet semblent être cumulatif et montre un effet rapide de la domestication sur le génome, qui pourrait être dû au relâchement de la sélection naturel.

Ce que cet article apporte au débat :

Cet article montre les effets génétiques de la réintroduction sur une espèce introduit en masse. Les études sur les faunes de poissons sont très intéressantes pour cet aspect en génétique des populations. De plus un réel effet de diminution de la fitness, via la baisse de succès reproducteur, a été mis en évidence. Enfin le caractère cumulatif de génération en génération rend la conclusion de ce papier très alarmante quand aux conséquences de la réintroduction d'espèces nées en captivité sur le très long terme.

Publiée il y a plus de 7 ans par L. Dugerdil et I. Prigent.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.