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L'adaptation génétique à la captivité peut apparaitre en une seule génération.
Introduction à l'article :
Si la réintroduction est une méthode une méthode couramment utilisée pour la conservation d'espèces menacées, il est maintenant bien connu que cette dernière s'accompagne d'une diminution de la fitness de l'espèce. L'idée de cette étude est de montrer quelles peuvent être les causes possibles de cette perte de fitness via, principalement, une diminution de la fécondité des populations introduites issues d'une naissance en captivité.
Expériences de l'article :
L'expérience a été effectuée sur des saumons mélangeant une population sauvage avec des individus nés en captivité. Une analyse génétique a été effectué sur plusieurs années pour comparer le génome des juvéniles (génération F1) avec ceux des parents sauvages ou nés en captivité. Ensuite, le succès reproducteur a été calculé, grâce à la taille de la descendance de chaque génération, puis comparé pour les deux populations. Ceci a permis aux auteurs de déterminer l'adaptabilité à la captivité par rapport du succès reproducteur des captifs sur celui des sauvages dans un environnement de captivité.
Résultats de l'article :
Des traits particuliers sont favorisés par l'environnement de la captivité. Ces traits sont sélectionnés par sélection domestique en une génération seulement. La conséquence mesurable est que le succès reproducteur augmente très rapidement en captivité pour les générations de poissons qui naissent en captivité et qui le reste. Cependant ce succès diminue rapidement une fois remis en liberté dans un environnement sauvage.
Ce que cet article apporte au débat :
Les effets de la sélection de domestication sont très rapides et peuvent s'exprimer en une génération seulement. Cette démonstration est très importante car elle contrecarre un argument utilisé par ceux défendant la méthode de réintroduction d'espèces nées en captivité, à savoir que les effets génétiques n'apparaisent qu'après un certain temps générationnel dans la population captive et que, par conséquent, un renouvellement des individus sauvages capturés pour donner une descendance née en captivité permet d'annuler cette effet.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
L. Dugerdil et I. Prigent.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
L'adaptation génétique à la captivité peut apparaitre en une seule génération.
Introduction à l'article :
Si la réintroduction est une méthode une méthode couramment utilisée pour la conservation d'espèces menacées, il est maintenant bien connu que cette dernière s'accompagne d'une diminution de la fitness de l'espèce. L'idée de cette étude est de montrer quelles peuvent être les causes possibles de cette perte de fitness via, principalement, une diminution de la fécondité des populations introduites issues d'une naissance en captivité.
L'expérience a été effectuée sur des saumons mélangeant une population sauvage avec des individus nés en captivité. Une analyse génétique a été effectué sur plusieurs années pour comparer le génome des juvéniles (génération F1) avec ceux des parents sauvages ou nés en captivité. Ensuite, le succès reproducteur a été calculé, grâce à la taille de la descendance de chaque génération, puis comparé pour les deux populations. Ceci a permis aux auteurs de déterminer l'adaptabilité à la captivité par rapport du succès reproducteur des captifs sur celui des sauvages dans un environnement de captivité.
Des traits particuliers sont favorisés par l'environnement de la captivité. Ces traits sont sélectionnés par sélection domestique en une génération seulement. La conséquence mesurable est que le succès reproducteur augmente très rapidement en captivité pour les générations de poissons qui naissent en captivité et qui le reste. Cependant ce succès diminue rapidement une fois remis en liberté dans un environnement sauvage.
Les effets de la sélection de domestication sont très rapides et peuvent s'exprimer en une génération seulement. Cette démonstration est très importante car elle contrecarre un argument utilisé par ceux défendant la méthode de réintroduction d'espèces nées en captivité, à savoir que les effets génétiques n'apparaisent qu'après un certain temps générationnel dans la population captive et que, par conséquent, un renouvellement des individus sauvages capturés pour donner une descendance née en captivité permet d'annuler cette effet.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.