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Adaptation génétique à la captivité dans les programmes de conservation des espèces
Résumé de la review :
Le maintien en captivité d'espèces peut conduire à la sélection de caractères, qui en temps normal seraient contre sélectionnés. En effet, ces caractères seraient délétères en milieu naturel, on parle "d'adaptation génétique à la captivité". Lorsque ces espèces sont réintroduites dans leur milieu naturel, ces caractères ne permettent pas leur survie. De plus, cette adaptation augmente en fonction de plusieurs facteurs: le différentiel de sélection, la diversité génétique, la taille des populations et le nombre de générations en captivité. Il est possible de minimiser l'adaptation génétique à la captivité en réduisant au minimum le nombre de générations en captivité, mais pour beaucoup d'espèces animales ce n'est pas réalisable. L'adaptation génétique peut être minimisée en égalisant la taille des familles bien que des tests statistiques ont montré que les bénéfices sont minimes une fois les individus relâchés dans la nature.
Les conséquences néfastes de ces adaptations peuvent être également minimisées par la fragmentation des populations captives, tout en réalisant des croisements occasionnels pour maintenir la consanguinité à des niveaux acceptables, ainsi qu'en réalisant des croisements entre les populations nées en captivité.
Ce que cette review apporte au débat :
Cette review permet au lecteur de comprendre la complexité des programmes de reproduction/réintroduction d'espèces. En effet, le maintien d'espèces en captivité peut conduire à la sélection de gène, qui une fois les individus réintroduit, lui serait délétère. Le temps de maintien en captivité ainsi que le nombre de générations faites en captivité joueraient un rôle important afin de pas induire la sélections de gène en captivité.
Lorsqu'une espèce est maintenue trop longtemps en captivité alors elle a une probabilité élevée d'avoir des gènes qui ne lui permettront pas de survivre dans son environnement naturel. À ça s'ajoute le fait que les écosystèmes ne sont pas figés dans le temps et sont en constantes modifications. C'est pourquoi des espèces maintenues longtemps dans des zoos, auront peu de chances d'être réintroduites avec succès.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
M. Boisseau.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Adaptation génétique à la captivité dans les programmes de conservation des espèces
Résumé de la review :
Le maintien en captivité d'espèces peut conduire à la sélection de caractères, qui en temps normal seraient contre sélectionnés. En effet, ces caractères seraient délétères en milieu naturel, on parle "d'adaptation génétique à la captivité". Lorsque ces espèces sont réintroduites dans leur milieu naturel, ces caractères ne permettent pas leur survie. De plus, cette adaptation augmente en fonction de plusieurs facteurs: le différentiel de sélection, la diversité génétique, la taille des populations et le nombre de générations en captivité. Il est possible de minimiser l'adaptation génétique à la captivité en réduisant au minimum le nombre de générations en captivité, mais pour beaucoup d'espèces animales ce n'est pas réalisable. L'adaptation génétique peut être minimisée en égalisant la taille des familles bien que des tests statistiques ont montré que les bénéfices sont minimes une fois les individus relâchés dans la nature.
Les conséquences néfastes de ces adaptations peuvent être également minimisées par la fragmentation des populations captives, tout en réalisant des croisements occasionnels pour maintenir la consanguinité à des niveaux acceptables, ainsi qu'en réalisant des croisements entre les populations nées en captivité.
Cette review permet au lecteur de comprendre la complexité des programmes de reproduction/réintroduction d'espèces. En effet, le maintien d'espèces en captivité peut conduire à la sélection de gène, qui une fois les individus réintroduit, lui serait délétère. Le temps de maintien en captivité ainsi que le nombre de générations faites en captivité joueraient un rôle important afin de pas induire la sélections de gène en captivité.
Lorsqu'une espèce est maintenue trop longtemps en captivité alors elle a une probabilité élevée d'avoir des gènes qui ne lui permettront pas de survivre dans son environnement naturel. À ça s'ajoute le fait que les écosystèmes ne sont pas figés dans le temps et sont en constantes modifications. C'est pourquoi des espèces maintenues longtemps dans des zoos, auront peu de chances d'être réintroduites avec succès.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.