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La philopatrie chez une population de gypaètes barbus réintroduite dans les Alpes
Introduction à l'article :
Les rapaces font parties des animaux ayant été les plus touchés par les extinctions, mais également les plus réintroduits au cours du temps. Le gypaète barbus est une de ces espèces, ayant été exterminé dans les Alpes à la fin du dix-neuvième siècle. Entre le début des programmes de réintroduction et 2015, 204 oiseaux élevés en captivité ont été relâché dans les Alpes. Cette étude à donc pour but d'analyser le développement de la population dans l'espace ainsi que son organisation.
Expériences de l'article :
Une population de gypaète alpine est étudiée, située entre la Suisse et l'Italie. Le travail de terrain a consisté à trouver les nouveaux nids, créés par de nouveaux couples de gypaète, afin de récolter un maximum d'information sur les oisillons de ceux-ci (nombre d’œufs pondus, soins parentaux, etc). Les individus sont identités par des bagues ou autres marquages, ainsi que par leur ADN extraite des plumes retrouvées dans les nids.
La densité de la population a été caractérisée de manière globale et locale, à partir du nombre de couples reproducteurs dans la zone. Des modèles linéaires généralisés ont été utilisé pour inférer la croissance des populations.
Résultats de l'article :
En 2015, 34 couples reproducteurs de gypaètes étaient connus, organisés spatialement en 4 clusters. Chaque cœur de cluster semble correspondre à un site de mise en liberté. La croissance de la population se fait spatialement de deux manières : les zones occupées par les gypaètes grandissent, et la zone centrale des clusters est plus densément peuplée.
En terme de nombre d'individus, la population augmente de manière exponentielle, augmentant d'environ 14% annuellement (11% pour les vautours né à l'état sauvage).
Cette étude montre donc que la philopatrie des gypaètes est très forte : les jeunes vautours s'installent globalement autour de leur lieu de naissance, or ceux-ci étant très proches des sites mise en liberté car leurs parents ont fait leur nid avec le même sens de la territorialité.
Rigueur de l'article :
Il s'agit d'un article très bon étant donné les données disponibles dans la nature. Les méthodes d’identifications sont rigoureuses, ce qui rend le suivi de la population très précise.
Ce que cet article apporte au débat :
Le comportement des animaux nés dans des élevages et ensuite mis en liberté est un facteur très important quant à leur survie à l'état sauvage. Cet article met en évidence qu'il est possible d'avoir des populations stables, en croissance régulière, malgré l'influence de certains paramètres humains (lieu de relâche) dans l'installation de leurs nids.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
I. Prigent.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
La philopatrie chez une population de gypaètes barbus réintroduite dans les Alpes
Introduction à l'article :
Les rapaces font parties des animaux ayant été les plus touchés par les extinctions, mais également les plus réintroduits au cours du temps. Le gypaète barbus est une de ces espèces, ayant été exterminé dans les Alpes à la fin du dix-neuvième siècle. Entre le début des programmes de réintroduction et 2015, 204 oiseaux élevés en captivité ont été relâché dans les Alpes. Cette étude à donc pour but d'analyser le développement de la population dans l'espace ainsi que son organisation.
Une population de gypaète alpine est étudiée, située entre la Suisse et l'Italie. Le travail de terrain a consisté à trouver les nouveaux nids, créés par de nouveaux couples de gypaète, afin de récolter un maximum d'information sur les oisillons de ceux-ci (nombre d’œufs pondus, soins parentaux, etc). Les individus sont identités par des bagues ou autres marquages, ainsi que par leur ADN extraite des plumes retrouvées dans les nids.
La densité de la population a été caractérisée de manière globale et locale, à partir du nombre de couples reproducteurs dans la zone. Des modèles linéaires généralisés ont été utilisé pour inférer la croissance des populations.
En 2015, 34 couples reproducteurs de gypaètes étaient connus, organisés spatialement en 4 clusters. Chaque cœur de cluster semble correspondre à un site de mise en liberté. La croissance de la population se fait spatialement de deux manières : les zones occupées par les gypaètes grandissent, et la zone centrale des clusters est plus densément peuplée.
En terme de nombre d'individus, la population augmente de manière exponentielle, augmentant d'environ 14% annuellement (11% pour les vautours né à l'état sauvage).
Cette étude montre donc que la philopatrie des gypaètes est très forte : les jeunes vautours s'installent globalement autour de leur lieu de naissance, or ceux-ci étant très proches des sites mise en liberté car leurs parents ont fait leur nid avec le même sens de la territorialité.
Il s'agit d'un article très bon étant donné les données disponibles dans la nature. Les méthodes d’identifications sont rigoureuses, ce qui rend le suivi de la population très précise.
Le comportement des animaux nés dans des élevages et ensuite mis en liberté est un facteur très important quant à leur survie à l'état sauvage. Cet article met en évidence qu'il est possible d'avoir des populations stables, en croissance régulière, malgré l'influence de certains paramètres humains (lieu de relâche) dans l'installation de leurs nids.
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