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Etonnants envahisseurs, ces espèces venues d'ailleurs
Introduction au livre :
Vincent Albouy, auteur de ce document, explique à travers une multitude d’exemples les divers processus d’invasion. Il explique plusieurs des grands mécanismes d’écologie et de biologie sous-jacents, causes ou conséquences de ces phénomènes. L’auteur met en avant et appuie sur l’importance de la place de l’Homme dans ces phénomènes mais aussi et surtout dans la vision de celles-ci. Ce livre relate des raisons pour lesquelles les espèces exotiques envahissantes sont catégorisées de façon négative au yeux de la société et donne de nombreux exemples permettant de se questionner sur cette assertion très répandue. Enfin l’auteur ouvre sa démonstration en proposant un questionnement autour de la lutte contre ces espèces car l’éradication bien qu’un reflex ne semble pas toujours être une solution bienfaisante pour les écosystèmes et leurs services.
Résumé et résultats du livre :
Les espèces envahissantes sont en réalité assez méconnues. L’humain, géant facteur d’introduction d’espèces exotiques envahissantes dû à l’intensification des échanges internationaux, a tendance à oublier que beaucoup des espèces qui l’entourent sont envahissantes comme le chat par exemple ! Il a également tendance parfois à confondre une EEE avec une espèce qui reprend simplement sa place dans les écosystèmes. Il apparaît dans ce document que nombre d’idées liées aux espèces envahissantes semblent assez préconçues ou mal construites. Ce phénomène, en réalité bien plus vieux que ce qu’on puisse généralement le penser de manière intuitive, est renseigné dès lors que l’invasion est un succès. Mais il semble important de ne pas oublier qu’un succès est permis au prix d’environ 1000 échecs. Il semble important aussi de ne pas oublier que les processus d’invasion d’une espèce exotique sont très semblables à un processus qu’on pourrait aussi qualifier d’invasion d’une espèce indigène comme par exemple avec l’expansion de la laitue Ulva armoricana sur les côtes armoricaines. Il nous fait noter que nombre de ces espèces, de la faune à la flore, qui nous entoure sont aujourd’hui naturalisées et que certaines de ces espèces rendent des services bénéfiques importants comme par exemple la moule zébrée, une espèce ingénieure ou encore l’acacia qui constitue une ressource indispensable aux abeilles maçonnes. L’auteur met l’accent sur les écosystèmes insulaires qui littéralement isolés ont été et sont encore plus fragiles face à l’invasion. C’est de part ces écosystèmes que les premiers problèmes liés à l’invasion biologique ont été relevés. Ces problèmes, considérés comme tels en raison de l’impact sur l’homme, ont été traités assez intuitivement et de fait assez maladroitement en introduisant par exemple d’autres espèces prédatrices de l’EEE visée, ce qui s’est souvent révélé être une catastrophe. Cependant cette stratégie réflexe bien maîtrisée et réfléchie semble bien avoir fait ses preuves dans plusieurs scénarios inclus dans des systèmes insulaires ou non. Selon l’auteur il n’y a pas de stratégie miracle pour lutter contre ces espèces. C’est bien parce que chaque cas d’invasion est unique qu’on ne peut déterminer à l’avance le portrait d’un envahisseur. De plus, ces derniers se révèlent être envahissant qu’une fois exportés hors de leur aire de répartition originale. La lutte contre les espèces envahissantes qui vise à éradiquer ces espèces d’un écosystème constitue une science. Ce choix nécessite une grande connaissance de l’écosystème, sa fonction, son état et des fonctionnalités de l’espèce en question car comme cela est bien mis en évidence dans cet ouvrage les espèces envahissantes peuvent effectivement être le moteur des changements et des dégradations d’un écosystème mais aussi de simples passagères ! Il est très important de bien déterminer dans quelle mesure il est nécessaire de lutter non seulement en définissant la fonction exacte de l’ennemi visé mais aussi en anticipant les probables impacts négatifs de la lutte aux différentes échelles du vivant et du système concerné. L’auteur nous rappelle finalement manière très objective que « la nature fait du vélo », c’est un équilibre instable dont assurer sa stabilité serait assurer son effondrement.
Rigueur du livre :
Ce livre semble suffisamment rigoureux et cite des exemples très largement documentés et accessible. Ce document vulgarise attentivement sujet des espèces exotiques envahissantes.
Ce que ce livre apporte au débat :
Ce livre permet de définir objectivement les contours de l’objet faisant controverse. Il balaye avec de nombreux exemples issus d’une littérature fiable les acteurs concernés et les enjeux du sujet.
Etonnants envahisseurs, ces espèces venues d'ailleurs
Introduction au livre :
Vincent Albouy, auteur de ce document, explique à travers une multitude d’exemples les divers processus d’invasion. Il explique plusieurs des grands mécanismes d’écologie et de biologie sous-jacents, causes ou conséquences de ces phénomènes. L’auteur met en avant et appuie sur l’importance de la place de l’Homme dans ces phénomènes mais aussi et surtout dans la vision de celles-ci. Ce livre relate des raisons pour lesquelles les espèces exotiques envahissantes sont catégorisées de façon négative au yeux de la société et donne de nombreux exemples permettant de se questionner sur cette assertion très répandue. Enfin l’auteur ouvre sa démonstration en proposant un questionnement autour de la lutte contre ces espèces car l’éradication bien qu’un reflex ne semble pas toujours être une solution bienfaisante pour les écosystèmes et leurs services.
Les espèces envahissantes sont en réalité assez méconnues. L’humain, géant facteur d’introduction d’espèces exotiques envahissantes dû à l’intensification des échanges internationaux, a tendance à oublier que beaucoup des espèces qui l’entourent sont envahissantes comme le chat par exemple ! Il a également tendance parfois à confondre une EEE avec une espèce qui reprend simplement sa place dans les écosystèmes. Il apparaît dans ce document que nombre d’idées liées aux espèces envahissantes semblent assez préconçues ou mal construites. Ce phénomène, en réalité bien plus vieux que ce qu’on puisse généralement le penser de manière intuitive, est renseigné dès lors que l’invasion est un succès. Mais il semble important de ne pas oublier qu’un succès est permis au prix d’environ 1000 échecs. Il semble important aussi de ne pas oublier que les processus d’invasion d’une espèce exotique sont très semblables à un processus qu’on pourrait aussi qualifier d’invasion d’une espèce indigène comme par exemple avec l’expansion de la laitue Ulva armoricana sur les côtes armoricaines. Il nous fait noter que nombre de ces espèces, de la faune à la flore, qui nous entoure sont aujourd’hui naturalisées et que certaines de ces espèces rendent des services bénéfiques importants comme par exemple la moule zébrée, une espèce ingénieure ou encore l’acacia qui constitue une ressource indispensable aux abeilles maçonnes. L’auteur met l’accent sur les écosystèmes insulaires qui littéralement isolés ont été et sont encore plus fragiles face à l’invasion. C’est de part ces écosystèmes que les premiers problèmes liés à l’invasion biologique ont été relevés. Ces problèmes, considérés comme tels en raison de l’impact sur l’homme, ont été traités assez intuitivement et de fait assez maladroitement en introduisant par exemple d’autres espèces prédatrices de l’EEE visée, ce qui s’est souvent révélé être une catastrophe. Cependant cette stratégie réflexe bien maîtrisée et réfléchie semble bien avoir fait ses preuves dans plusieurs scénarios inclus dans des systèmes insulaires ou non. Selon l’auteur il n’y a pas de stratégie miracle pour lutter contre ces espèces. C’est bien parce que chaque cas d’invasion est unique qu’on ne peut déterminer à l’avance le portrait d’un envahisseur. De plus, ces derniers se révèlent être envahissant qu’une fois exportés hors de leur aire de répartition originale. La lutte contre les espèces envahissantes qui vise à éradiquer ces espèces d’un écosystème constitue une science. Ce choix nécessite une grande connaissance de l’écosystème, sa fonction, son état et des fonctionnalités de l’espèce en question car comme cela est bien mis en évidence dans cet ouvrage les espèces envahissantes peuvent effectivement être le moteur des changements et des dégradations d’un écosystème mais aussi de simples passagères ! Il est très important de bien déterminer dans quelle mesure il est nécessaire de lutter non seulement en définissant la fonction exacte de l’ennemi visé mais aussi en anticipant les probables impacts négatifs de la lutte aux différentes échelles du vivant et du système concerné. L’auteur nous rappelle finalement manière très objective que « la nature fait du vélo », c’est un équilibre instable dont assurer sa stabilité serait assurer son effondrement.
Ce livre semble suffisamment rigoureux et cite des exemples très largement documentés et accessible. Ce document vulgarise attentivement sujet des espèces exotiques envahissantes.
Ce livre permet de définir objectivement les contours de l’objet faisant controverse. Il balaye avec de nombreux exemples issus d’une littérature fiable les acteurs concernés et les enjeux du sujet.
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