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Les causes de l'explosion du Cambrien - Terrestre ou Cosmique ?
Résumé de la review :
Les travaux de Steele et son équipe portent sur la théorie de la panspermie comme source du vivant sur Terre. Leur position est que la vie sur Terre aurait été ensemencée depuis l'espace par des objets célestes (comètes, poussières interstellaires) qui auraient été des vecteurs, transportant des virus, des bactéries et des œufs sur notre planète il y a 4,1 milliards d'années. Ces formes de vie auraient alors été soumises aux processus d'évolution et de sélection naturelle, aboutissant aux êtres vivants complexe actuels. Les auteurs militent également dans ce papier pour un changement de paradigme, c'est-à-dire d'admettre que la vie sur Terre n'est pas d'origine terrienne, d'abandonné cette vision géocentrique pour embrassé l'idée d'une biosphère cosmique, où les différentes planètes seraient interconnectées par l'intermédiaire des comètes, météorites et poussières interstellaires. Pour soutenir cette théorie, les auteurs de cette revue avancent plusieurs arguments :
La présence sur Terre d'organisme capable de survivre aux conditions du vide spatial comme le tardigrade ou certaines bactéries est d'après eux un signe évident de l'origine non-terrienne de ces êtres vivants et donc, de la véracité de la panspermie.
L'abondance en comète dans notre système solaire (de l'ordre de la centaine de milliards) en fond une source majeure de molécule prébiotique, d'eau, et de vecteur potentiel pour des virus ou d'autres formes de vie, qui auraient pu ensemencer la Terre.
Les comètes pourraient maintenir un cœur d'eau liquide en raison de matériaux radioactifs constitutifs générant de la chaleur (Thorium et Uranium) et donc, abrité de la vie sur le long terme. Les formes de vie étant protégées dans la glace ou la roche des rayonnements cosmiques.
Du carbone d'origine biologique aurait été retrouvé dans des strates géologiques en Australie datant d'avant 4,1 milliards d'années, époque d'intense bombardement de météorites et comète. Ce qui constitue un argument en faveur d'une présence microbienne d'origine panspermique à cette époque.
Des observations réalisées par les auteurs en spectroscopie à révélé la présence de molécule organique dans les traînées des comètes, interprétées comme étant un signe d'activité métabolique bactérien.
Des fragments de météorites récupérés au Sri Lanka en 2012 contiendraient des fossiles microbiens.
L'évolution complexe de certains Céphalopodes (Octopus vulgaris) aurait été causée par des virus extraterrestres. Une autre explication, serait que des œufs de Céphalopodes, conservés dans la glace des comètes, auraient pu apporter ces êtres vivants sur Terre.
La propagation extrêmement rapide de la Grippe ou du VIH serait trop rapide pour être une simple transmission de personne à personne. Une explication de ces épidémies soudaines serait une origine panspermique de ces virus (les pics d'activités solaires auraient favorisé la chute sur Terre de matériaux transportant ces virus, de la stratosphère jusqu'à la surface).
Les auteurs répondent également à l'argument principal contre la panspermie, stipulant que cette théorie n'explique pas les origines de la vie sur Terre, mais ne fait qu'en déplacer la source. Leur réponse est qu'il faut considéré la biosphère à une plus grande échelle, c'est-à-dire de prendre le cosmos entier comme étant une seule et même biosphère.
Rigueur de la review :
Cette revue n'est pas rigoureuse pour plusieurs raisons. Tout d'abords, les auteurs ne se basent presque exclusivement que sur leurs propres travaux et observations antérieures pour avancer leurs idées. Cela va à l'encontre de la structure même de la revue, qui est un format supposé intégré les travaux d'un maximum de scientifique dans un domaine de recherche donné. Leurs affirmations sur les virus traduisent un manque de connaissances en virologie, en effet, les auteurs traite la question des virus et de leur transmission chez l'Homme sans parler à aucun moment de la notion de réservoir animal, d'où la majorité des pathogènes humains proviennent (c'est le cas de la grippe et du VIH). La rédaction de plusieurs passages (ex : le changement de paradigme) laisse entendre que les auteurs affirment leurs convictions sans laisser place à la critique. Cette revue est également actuellement débattue au sein de la communauté scientifique, plusieurs articles ont été publiés en réponse à ces travaux.
Ce que cette review apporte au débat :
Cette revue présente la théorie de la panspermie comme origine possible du vivant sur Terre. Cette théorie bien qu'elle-même controversée, est un point clé de notre discussion car une des grandes hypothèses de l'apparition de la vie sur notre planète.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
L. Platon.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Les causes de l'explosion du Cambrien - Terrestre ou Cosmique ?
Résumé de la review :
Les travaux de Steele et son équipe portent sur la théorie de la panspermie comme source du vivant sur Terre. Leur position est que la vie sur Terre aurait été ensemencée depuis l'espace par des objets célestes (comètes, poussières interstellaires) qui auraient été des vecteurs, transportant des virus, des bactéries et des œufs sur notre planète il y a 4,1 milliards d'années. Ces formes de vie auraient alors été soumises aux processus d'évolution et de sélection naturelle, aboutissant aux êtres vivants complexe actuels. Les auteurs militent également dans ce papier pour un changement de paradigme, c'est-à-dire d'admettre que la vie sur Terre n'est pas d'origine terrienne, d'abandonné cette vision géocentrique pour embrassé l'idée d'une biosphère cosmique, où les différentes planètes seraient interconnectées par l'intermédiaire des comètes, météorites et poussières interstellaires. Pour soutenir cette théorie, les auteurs de cette revue avancent plusieurs arguments :
La présence sur Terre d'organisme capable de survivre aux conditions du vide spatial comme le tardigrade ou certaines bactéries est d'après eux un signe évident de l'origine non-terrienne de ces êtres vivants et donc, de la véracité de la panspermie.
L'abondance en comète dans notre système solaire (de l'ordre de la centaine de milliards) en fond une source majeure de molécule prébiotique, d'eau, et de vecteur potentiel pour des virus ou d'autres formes de vie, qui auraient pu ensemencer la Terre.
Les comètes pourraient maintenir un cœur d'eau liquide en raison de matériaux radioactifs constitutifs générant de la chaleur (Thorium et Uranium) et donc, abrité de la vie sur le long terme. Les formes de vie étant protégées dans la glace ou la roche des rayonnements cosmiques.
Du carbone d'origine biologique aurait été retrouvé dans des strates géologiques en Australie datant d'avant 4,1 milliards d'années, époque d'intense bombardement de météorites et comète. Ce qui constitue un argument en faveur d'une présence microbienne d'origine panspermique à cette époque.
Des observations réalisées par les auteurs en spectroscopie à révélé la présence de molécule organique dans les traînées des comètes, interprétées comme étant un signe d'activité métabolique bactérien.
Des fragments de météorites récupérés au Sri Lanka en 2012 contiendraient des fossiles microbiens.
L'évolution complexe de certains Céphalopodes (Octopus vulgaris) aurait été causée par des virus extraterrestres. Une autre explication, serait que des œufs de Céphalopodes, conservés dans la glace des comètes, auraient pu apporter ces êtres vivants sur Terre.
La propagation extrêmement rapide de la Grippe ou du VIH serait trop rapide pour être une simple transmission de personne à personne. Une explication de ces épidémies soudaines serait une origine panspermique de ces virus (les pics d'activités solaires auraient favorisé la chute sur Terre de matériaux transportant ces virus, de la stratosphère jusqu'à la surface).
Les auteurs répondent également à l'argument principal contre la panspermie, stipulant que cette théorie n'explique pas les origines de la vie sur Terre, mais ne fait qu'en déplacer la source. Leur réponse est qu'il faut considéré la biosphère à une plus grande échelle, c'est-à-dire de prendre le cosmos entier comme étant une seule et même biosphère.
Cette revue n'est pas rigoureuse pour plusieurs raisons. Tout d'abords, les auteurs ne se basent presque exclusivement que sur leurs propres travaux et observations antérieures pour avancer leurs idées. Cela va à l'encontre de la structure même de la revue, qui est un format supposé intégré les travaux d'un maximum de scientifique dans un domaine de recherche donné. Leurs affirmations sur les virus traduisent un manque de connaissances en virologie, en effet, les auteurs traite la question des virus et de leur transmission chez l'Homme sans parler à aucun moment de la notion de réservoir animal, d'où la majorité des pathogènes humains proviennent (c'est le cas de la grippe et du VIH). La rédaction de plusieurs passages (ex : le changement de paradigme) laisse entendre que les auteurs affirment leurs convictions sans laisser place à la critique. Cette revue est également actuellement débattue au sein de la communauté scientifique, plusieurs articles ont été publiés en réponse à ces travaux.
Cette revue présente la théorie de la panspermie comme origine possible du vivant sur Terre. Cette théorie bien qu'elle-même controversée, est un point clé de notre discussion car une des grandes hypothèses de l'apparition de la vie sur notre planète.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.