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Les gradients globaux de la longévité aviaire soutiennent la théorie classique de l'évolution du vieillissement
Introduction à l'article :
Une théorie sur l'évolution du viellissement (ETA) prédit que l’exposition d’individus adultes à des taux de mortalité élevés dus à la prédation ou autres évènements stochastiques entravera l’évolution de la longévité car la plupart des individus seront déjà décédés de ces causes extrinsèques avant les causes intrinsèque. Cette théorie est remise en cause, par des experiences interspécifiques en laboratoires sous différentes préssions de sélections, ou par des comparaisons inter-spécifiques utilisées pour vérifier si des adaptations censées réduire le risque de mortalité extrinsèque sont associées à une durée de vie plus longue. Des expériences de sélection montrent que le lien entre les grandes tailles (moins facile a prédater) et une plus longue vie n'est pas obligatoire. D’autres adaptations prévues pour réduire la prédation comprennent l'hibernation, l'arboristique, la protection chimique ou l’eusocialité. Ces adaptations sont en corrélation avec l'augmentation de la durée de vie.
Expériences de l'article :
Tester une généralisation de l'ETA nécéssite trois choses. i) une mesure du risque de prédation d’une proie au cours de son histoire évolutive, qui peut être estimé par le nombre de prédateurs d’une espèce de proie donnée (richesse des prédateurs) ; ii) une mesure de la durée de vie qui reflète la mortalité intrinsèque pouvant être mesurée par la longévité maximale ; enfin iii) la preuve qu’il existe une corrélation constante entre i) et ii). Les données de longévité maximales étaient disponibles pour 1396 espèces aviaires, dont 1128 ont été obtenues à l'état sauvage et 268 en captivité. La cartographie de la répartition mondiale a été réalisée sur la base des cartes d'aires de reproduction de tous les oiseaux existants. Des traits ont été estimés body mass. Pour chaque espèce d'oiseau, les auteurs ont déterminé s'il s'agissait ou non d'un prédateur aviaire potentiel (n 574 espèces carnivores). Leurs régimes alimentaires et la taille de leur proies ont été obtenues de références standard.
Résultats de l'article :
Ces résultats corroborent l’ETA «classique». Ils montrent que la durée de vie est plus longue lorsque le nombre d’espèces prédatrices sympatriques est plus faible, un effet que ne confondent pas la phylogénie ou d’autres covariables de l’histoire de la vie. Ils montrent aussi que la durée de vie co-varie inversement avec la diversité et la régularité des prédateurs. La durée de vie maximale des oiseaux varient d'un facteur 25 (de 4 a 100 ans). Cependant, cette prédiction n'est valable que lorsque la mortalité affecte différentes classes d'âge. Cette relation était robuste lorsqu'elle a été analysée au niveau des espèces (assemblage et biorégion). Ils montrent aussi que diversité des prédateurs est étroitement liée à la probabilité de prédation. Ces résultats suggèrent que la prédation stochastique est important de l'évolution de la durée de vie des oiseaux. Cependant, cette étude ne permet pas d’exclure d’autres explications de la variation observée dans les profils de longévité.
Rigueur de l'article :
Problème est qu'ils posent des hypothèses trés fortes comme par exemple la justification de prendre seulement des prédateurs aviaires pour les oiseaux, excluant tout autre prédateurs comme les mammifères ou serpents.
Ensuite elle teste bien évidemment qu'une partie des théories du viellissement. Il serait judicieux d'utiliser des données de cette base de donnée pour essayer de voir pour d'autres théories du viellissement qui ne s'excluent pas entre elles.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet arcticle permet un retour de la théorie de l'ETA, en la validant par des données de modélisations qui prennent en compte une grosse basse de donnée experimentale.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
A. Benjamin.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Les gradients globaux de la longévité aviaire soutiennent la théorie classique de l'évolution du vieillissement
Introduction à l'article :
Une théorie sur l'évolution du viellissement (ETA) prédit que l’exposition d’individus adultes à des taux de mortalité élevés dus à la prédation ou autres évènements stochastiques entravera l’évolution de la longévité car la plupart des individus seront déjà décédés de ces causes extrinsèques avant les causes intrinsèque. Cette théorie est remise en cause, par des experiences interspécifiques en laboratoires sous différentes préssions de sélections, ou par des comparaisons inter-spécifiques utilisées pour vérifier si des adaptations censées réduire le risque de mortalité extrinsèque sont associées à une durée de vie plus longue. Des expériences de sélection montrent que le lien entre les grandes tailles (moins facile a prédater) et une plus longue vie n'est pas obligatoire. D’autres adaptations prévues pour réduire la prédation comprennent l'hibernation, l'arboristique, la protection chimique ou l’eusocialité. Ces adaptations sont en corrélation avec l'augmentation de la durée de vie.
Tester une généralisation de l'ETA nécéssite trois choses. i) une mesure du risque de prédation d’une proie au cours de son histoire évolutive, qui peut être estimé par le nombre de prédateurs d’une espèce de proie donnée (richesse des prédateurs) ; ii) une mesure de la durée de vie qui reflète la mortalité intrinsèque pouvant être mesurée par la longévité maximale ; enfin iii) la preuve qu’il existe une corrélation constante entre i) et ii). Les données de longévité maximales étaient disponibles pour 1396 espèces aviaires, dont 1128 ont été obtenues à l'état sauvage et 268 en captivité. La cartographie de la répartition mondiale a été réalisée sur la base des cartes d'aires de reproduction de tous les oiseaux existants. Des traits ont été estimés body mass. Pour chaque espèce d'oiseau, les auteurs ont déterminé s'il s'agissait ou non d'un prédateur aviaire potentiel (n 574 espèces carnivores). Leurs régimes alimentaires et la taille de leur proies ont été obtenues de références standard.
Ces résultats corroborent l’ETA «classique». Ils montrent que la durée de vie est plus longue lorsque le nombre d’espèces prédatrices sympatriques est plus faible, un effet que ne confondent pas la phylogénie ou d’autres covariables de l’histoire de la vie. Ils montrent aussi que la durée de vie co-varie inversement avec la diversité et la régularité des prédateurs. La durée de vie maximale des oiseaux varient d'un facteur 25 (de 4 a 100 ans). Cependant, cette prédiction n'est valable que lorsque la mortalité affecte différentes classes d'âge. Cette relation était robuste lorsqu'elle a été analysée au niveau des espèces (assemblage et biorégion). Ils montrent aussi que diversité des prédateurs est étroitement liée à la probabilité de prédation. Ces résultats suggèrent que la prédation stochastique est important de l'évolution de la durée de vie des oiseaux. Cependant, cette étude ne permet pas d’exclure d’autres explications de la variation observée dans les profils de longévité.
Problème est qu'ils posent des hypothèses trés fortes comme par exemple la justification de prendre seulement des prédateurs aviaires pour les oiseaux, excluant tout autre prédateurs comme les mammifères ou serpents.
Ensuite elle teste bien évidemment qu'une partie des théories du viellissement. Il serait judicieux d'utiliser des données de cette base de donnée pour essayer de voir pour d'autres théories du viellissement qui ne s'excluent pas entre elles.
Cet arcticle permet un retour de la théorie de l'ETA, en la validant par des données de modélisations qui prennent en compte une grosse basse de donnée experimentale.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.