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Comprendre l’impact de l’écotourisme sur l’attitude de touristes et sur leurs actes envers l’environnement.
Figure :
Modèle théorique simple permettant d'expliquer l'expression de comportements éco-responsables chez les touristes. C'est ce modèle qui est testé dans cet article.
Introduction à l'article :
Au vu de la demande croissante d’activités touristiques en lien avec la nature et son observation, de nombreuses structures proposent aujourd’hui de l’écotourisme. Ces activités devraient, selon la définition de l’écotourisme, encourager ses clients à adopter des habitudes responsables vis-à-vis de l’environnement ainsi qu’essayer d’accroître leurs connaissances de la biodiversité. Cependant, très peu d’études ont été publiées sur l’étude de ces activités sur les touristes en cherchant notamment à comparer les comportements éco-responsables avant et après la participation à un séjour d’écotourisme. Ce papier a donc pour but d’étudier le gain, en termes de conservation, apporté par les actions de gestion de l’environnement et de sensibilisation au près du public en Australie. Pour cela, les changements dans les comportements éco-responsables et les actions en faveurs de la nature et de la protection de la biodiversité chez les touristes, avant et après leurs vacances seront étudiés.
Expériences de l'article :
Plusieurs études théoriques proposent des modèles théoriques dans lesquels des variables comme « la capacité d’agir », « la connaissance des enjeux » sont utilisées pour prédire l’investissement ou non des touristes en faveur de l’environnement. Pour cette étude, les auteurs ont choisis de tester un modèle simple de prédiction des comportements responsables (cf figure). Cette étude a été menée en 2000 dans un lieu de villégiature situé en Australie. Au total, 638 individus ont été sollicités via un questionnaire. Celui-ci portait sur l’intérêt des touristes pour des actions de conservation, la connaissance des enjeux liés à la conservation ou encore les préférences vis-à-vis des activités touristiques dans le futur (en lien ou non avec l’écotourisme). Des tests T ainsi que des tests de Chi deux ont été utilisés pour s’assurer de la ressemblance entre les panels ayant répondu aux questionnaires pré et post visite. Ces mêmes tests ont permis l'analyse des réponses.
Résultats de l'article :
Cette étude a mis en évidence de faibles différences entre les réponses aux questionnaires pré et post visite en termes de sensibilité aux actions de conservation, de comportements éco-responsables réalisés etc. Il semble en effet d’après ces questionnaires que les activités d’écotourisme aient plutôt tendance à attirer des personnes déjà sensibles aux problèmes environnementaux et ayant envi d’agir pour l’environnement. Il semble donc que ce soient la sensibilité aux problèmes environnementaux ainsi que l’intérêt pour l’environnement qui poussent les touristes à participer à des activités de conservation et d’écotourisme et non l’inverse. Cependant, tous les participants à ces activités n’ont pas le même niveau de connaissances ni d’implication dans la protection de l’environnement, l’écotourisme pourrait donc atteindre son objectif premier, sensibiliser le public et augmenter le nombre d’actes éco-responsables et en faveur de la conservation de la biodiversité.
Rigueur de l'article :
Cet article s'appuis sur de nombreux tests statistiques pour l'analyse de ses résultats et du panel de participants, il semble donc tout à fait rigoureux.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article expose plusieurs théories/modèles pour expliquer l’intérêt du public dans des activités d’écotourisme. Il permet également de nuancer les effets positifs de cette activité en soulignant le fait que celle-ci étant surtout plébiscitée par un public « d’initiés », ses effets bien que positifs sont limités. L’écotourisme apparaît cependant comme un acteur essentiel en faveur de la biodiversité dans cet article.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
E. Fleurot.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Comprendre l’impact de l’écotourisme sur l’attitude de touristes et sur leurs actes envers l’environnement.
Modèle théorique simple permettant d'expliquer l'expression de comportements éco-responsables chez les touristes. C'est ce modèle qui est testé dans cet article.
Au vu de la demande croissante d’activités touristiques en lien avec la nature et son observation, de nombreuses structures proposent aujourd’hui de l’écotourisme. Ces activités devraient, selon la définition de l’écotourisme, encourager ses clients à adopter des habitudes responsables vis-à-vis de l’environnement ainsi qu’essayer d’accroître leurs connaissances de la biodiversité. Cependant, très peu d’études ont été publiées sur l’étude de ces activités sur les touristes en cherchant notamment à comparer les comportements éco-responsables avant et après la participation à un séjour d’écotourisme. Ce papier a donc pour but d’étudier le gain, en termes de conservation, apporté par les actions de gestion de l’environnement et de sensibilisation au près du public en Australie. Pour cela, les changements dans les comportements éco-responsables et les actions en faveurs de la nature et de la protection de la biodiversité chez les touristes, avant et après leurs vacances seront étudiés.
Plusieurs études théoriques proposent des modèles théoriques dans lesquels des variables comme « la capacité d’agir », « la connaissance des enjeux » sont utilisées pour prédire l’investissement ou non des touristes en faveur de l’environnement. Pour cette étude, les auteurs ont choisis de tester un modèle simple de prédiction des comportements responsables (cf figure). Cette étude a été menée en 2000 dans un lieu de villégiature situé en Australie. Au total, 638 individus ont été sollicités via un questionnaire. Celui-ci portait sur l’intérêt des touristes pour des actions de conservation, la connaissance des enjeux liés à la conservation ou encore les préférences vis-à-vis des activités touristiques dans le futur (en lien ou non avec l’écotourisme). Des tests T ainsi que des tests de Chi deux ont été utilisés pour s’assurer de la ressemblance entre les panels ayant répondu aux questionnaires pré et post visite. Ces mêmes tests ont permis l'analyse des réponses.
Cette étude a mis en évidence de faibles différences entre les réponses aux questionnaires pré et post visite en termes de sensibilité aux actions de conservation, de comportements éco-responsables réalisés etc. Il semble en effet d’après ces questionnaires que les activités d’écotourisme aient plutôt tendance à attirer des personnes déjà sensibles aux problèmes environnementaux et ayant envi d’agir pour l’environnement. Il semble donc que ce soient la sensibilité aux problèmes environnementaux ainsi que l’intérêt pour l’environnement qui poussent les touristes à participer à des activités de conservation et d’écotourisme et non l’inverse. Cependant, tous les participants à ces activités n’ont pas le même niveau de connaissances ni d’implication dans la protection de l’environnement, l’écotourisme pourrait donc atteindre son objectif premier, sensibiliser le public et augmenter le nombre d’actes éco-responsables et en faveur de la conservation de la biodiversité.
Cet article s'appuis sur de nombreux tests statistiques pour l'analyse de ses résultats et du panel de participants, il semble donc tout à fait rigoureux.
Cet article expose plusieurs théories/modèles pour expliquer l’intérêt du public dans des activités d’écotourisme. Il permet également de nuancer les effets positifs de cette activité en soulignant le fait que celle-ci étant surtout plébiscitée par un public « d’initiés », ses effets bien que positifs sont limités. L’écotourisme apparaît cependant comme un acteur essentiel en faveur de la biodiversité dans cet article.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.