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Titre de l'article :

Une bactérie qui dégrade et assimile le poly éthylène téréphtalate (PET).


Introduction à l'article :

Les plastiques ont été intensément produits industriellement et largement incorporés dans les produits de consommation au cours du siècle dernier. Ces produits sont remarquablement persistants dans l'environnement en raison de l'absence ou de la faible activité des enzymes cataboliques capables de décomposer leurs composants plastiques. En particulier, les polyesters chimiquement inertes, tels que le polyéthylènetéréphtalate (PET).
Chaque années, de tonnes de PET sont produites dans le monde entier, ainsi que ses monomères, l'acide téréphtalique (TPA) et l'éthylène glycol (EG) à partir du pétrole brut. De grandes quantités de PET ont été introduites dans l'environnement, ce qui a entraîné une accumulation de PET dans les écosystèmes du monde entier.
Identifier des microorganismes dotés de la machinerie enzymatique nécessaire pour dégrader le PET pourraient constituer une stratégie de dépollution environnementale et de recyclage biologique des déchets PET.

Expériences de l'article :

-> échantillonnages de 250 échantillons environnementaux contaminés par des débris de PET, comprenant des sédiments, du sol, des eaux usées et de la boues et sur un site de recyclage de bouteilles en PET.
-> culture de consortium microbien sur film de PET et observation par microscopie électronique a balayage.
-> Approche par dilution du consortium microbien pour identifier l'agent responsable de la dégradation.
-> Approche génomique pour déterminer l'enzyme responsable transcriptome ARN
-> purification des protéines recombinante ISF6-4831 et test par incubation en présence de film PET.
-> Purification et comparaison avec 3 autres enzymes PET hydrolytiques publiées précédemment. TfH provenant d'actinomycète thermophile, cutinase provenant de de rameau de feuille et FsC cutinase de F.solani.
-> déterminer l'évolution du metabolism du PET. Utilisation de banque de données de gnomes entièrement séquences Intregr8 pour chercher d'autres microorganismes capelle de métaboliser ce composé.

Résultats de l'article :

La microscopie révèle l’observation d’un consortium microbien formé sur le film PET induisant un changement morphologique. Isolement avec succès d’une bactérie capable de dégrader et d’assimiler PET. nouvelle souche identifée nommée Ideonella sakaiensis 201-F6. Observation d’appendices entre les bateries et le film pouvant aider à la délivrance d'enzymes sécrétées dans le film. L’etude du transcriptome a permis d’identifier un gène codant pour une lipase putative présentant une homologie avec une hydrolase de T.fusca (TfH). cette proteine préfère le PET aux esters aliphatiques contrairement aux autres enzymes la TfH, la LCC et la FsC, la désignant comme PET hydrolase. L'expression de la PETase est induite par le film PET lui-même. Il y aussi était démontré la présence d'une protéine qui est responsable de la conversion de MHET en TPA et EG dans I.sakaiensis. Aucun autres organismes présentaient un ensemble d'homologues de gènes pour le métabolisme du PET.

Rigueur de l'article :

études très bien réalisé. bonne rigueur car réalisation d'un transcriptome. car il est connue qu'une batterie peut posséder le gènes mais ne pas l'exprimer ce qu'ils ont pris en compte c'est très bien.

Ce que cet article apporte au débat :

La nature des enzymes découvertes est très nouvelle. Ainsi la PETase n'a que 51 % d'homologie avec les enzymes connues qui lui sont les plus proches. Le PET étant une création humaine il n'est trouvé dans la nature que depuis 70 ans. Comment se fait-il qu'il existe une espèce bactérienne possède l'activité enzymatique permettant de dégrader cette substance ? Cette bactérie a-t-elle évolué dans ce laps de temps lui permettant d'utiliser cette nouvelle source de carbone et d'énergie ? plastique nouvelle niche écologique ? Cette nouvelle espèce de bactérie pose donc des questions passionnantes dans le domaine de l'évolution. Bien évidemment, la découverte de cette espèce bactérienne ouvre également la porte à une possible utilisation pour lutter contre l'accumulation des déchets plastiques. On peut également envisager pouvoir se servir de ces bactéries pour découper le PET en monomères, puis recycler ces monomères pour fabriquer à nouveau du plastique sans avoir besoin de pétrole.

Remarques sur l'article :

article obtenue par science hub. manque des figures mais cela ne m'a pas empêcher a comprendre l'article, donc il est très bien écrit. ne respecte pas la forme conventionnel d'un article. étude bien réalisé et passionnante.

Publiée il y a plus de 7 ans par N. De san nicolas .
Dernière modification il y a plus de 7 ans.