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Les invasions biologiques et les colonisations naturelles : sont-elles si différentes ?
Figure :
Le cadre de colonisation.
Ce cadre tient compte à la fois de la dispersion par l’intermédiaire de l’homme et de la dispersion naturelle, et reconnaît que toutes les espèces vivant dans de nouveaux environnements sont soumises aux mêmes barrières de survie, de reproduction, de dispersion et d’extension de leur aire de répartition, quelle que soit la façon dont elles y sont arrivées.
Ce cadre est pertinent pour l’épidémiologie, simplement en changeant quelques termes (par exemple, le passage des espèces à l’infection, la dispersion à la transmission, l’invasion de la propagation de la maladie).
Résumé de la review :
Les auteurs soutiennent que la distinction entre les invasions biologiques et les colonisations est purement chargé de valeur (gestion et politique) et non due à une division pertinente pour la science. En effet, tout comme les espèces qui colonisent naturellement de nouveaux environnements, les espèces envahissantes seront soumises aux mêmes barrières de survie, de reproduction, de dispersion et d'élargissement de leur aire de répartition. Pour les auteurs, l’invasion provoquées par l’homme permet simplement à davantage d'individus et d'espèces d'arriver plus souvent et plus rapidement dans de nouveaux lieux, ce qui entraîne des taux de colonisation supérieurs à ceux de la colonisation naturelle. Ce qui compte réellement sont les contraintes écologiques, la dynamique d’espèces sans histoire évolutive commune ou fragmentée, et l’aptitude intrinsèque du propagule à se disperser et à survivre dans un nouvel environnement. Leur propos sont étayés par quatre exemples (i) la migration Lessepsienne, (ii) le tsunami de Tohoku en 2011, (iii) l’homme et (iv) le changement des aires de répartitions de certaines espèces dues au changement climatique.
Dans cet article, les auteurs essaient également de prévenir les arguments des scientifiques qui sont pour la distinction entre les colonisations naturelles des invasions à médiation humaine. Les auteurs citent quatre exemples d’arguments par les individus qui sont pour la distinction entre colonisation et invasion qui sont : (i) la pression de propagule, (ii) la pression de colonisation, (iii) dispersion naturelle et (iii) la médiation humaine entraîne des différences de diversité génétique qui affectent le succès de la colonisation et les invasions, contrairement aux colonisations, sont des vecteurs d'extinction massive tout en expliquant pourquoi cette différenciation leur semble non pertinente.
C’est pourquoi, en se basant sur le cadre des invasions biologiques proposé par Blackburn et al., (2011) qui ne prend en considération que les mouvements d’espèces à médiation humaine, les auteurs propose une modification de ce cadre (Cf: Figure 1) en considérant tous les mouvements d'espèces dans un cadre unique afin de fournir une vision plus holistique des mouvements d'espèces, ce qui donnerait une meilleure idée de l'écologie de l'invasion, de l'écologie en général, de la biogéographie insulaire et d'autres sciences comme l'épidémiologie.
Rigueur de la review :
Le nouveau cadre holistique définit par les auteurs permet de détailler les colonisations, en tenant compte ou non du changement climatique, tout en s'affranchissant des questions subjectives qui définissent les espèces exotiques comme : la distance par rapport à la répartition historique d’une espèce, la recolonisation de populations éteintes et la colonisation sans histoire évolutive. Surtout qu'il semblerait que ce cadre soit applicable à tout phénomène biotique en cours de dispersion et d’expansion ultérieure.
Remarques sur la review :
Les auteurs supputent qu’à l’échelle mondiale la pression des propagules serait souvent comparable pour les espèces se dispersant naturellement. Pour les auteurs, les deux modes de transports représentent simplement un changement de taux et non un changement de processus. Il en va de même pour la pression de colonisation.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
S. Sanchez.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Les invasions biologiques et les colonisations naturelles : sont-elles si différentes ?
Le cadre de colonisation.
Ce cadre tient compte à la fois de la dispersion par l’intermédiaire de l’homme et de la dispersion naturelle, et reconnaît que toutes les espèces vivant dans de nouveaux environnements sont soumises aux mêmes barrières de survie, de reproduction, de dispersion et d’extension de leur aire de répartition, quelle que soit la façon dont elles y sont arrivées.
Ce cadre est pertinent pour l’épidémiologie, simplement en changeant quelques termes (par exemple, le passage des espèces à l’infection, la dispersion à la transmission, l’invasion de la propagation de la maladie).
Les auteurs soutiennent que la distinction entre les invasions biologiques et les colonisations est purement chargé de valeur (gestion et politique) et non due à une division pertinente pour la science. En effet, tout comme les espèces qui colonisent naturellement de nouveaux environnements, les espèces envahissantes seront soumises aux mêmes barrières de survie, de reproduction, de dispersion et d'élargissement de leur aire de répartition. Pour les auteurs, l’invasion provoquées par l’homme permet simplement à davantage d'individus et d'espèces d'arriver plus souvent et plus rapidement dans de nouveaux lieux, ce qui entraîne des taux de colonisation supérieurs à ceux de la colonisation naturelle. Ce qui compte réellement sont les contraintes écologiques, la dynamique d’espèces sans histoire évolutive commune ou fragmentée, et l’aptitude intrinsèque du propagule à se disperser et à survivre dans un nouvel environnement. Leur propos sont étayés par quatre exemples (i) la migration Lessepsienne, (ii) le tsunami de Tohoku en 2011, (iii) l’homme et (iv) le changement des aires de répartitions de certaines espèces dues au changement climatique.
Dans cet article, les auteurs essaient également de prévenir les arguments des scientifiques qui sont pour la distinction entre les colonisations naturelles des invasions à médiation humaine. Les auteurs citent quatre exemples d’arguments par les individus qui sont pour la distinction entre colonisation et invasion qui sont : (i) la pression de propagule, (ii) la pression de colonisation, (iii) dispersion naturelle et (iii) la médiation humaine entraîne des différences de diversité génétique qui affectent le succès de la colonisation et les invasions, contrairement aux colonisations, sont des vecteurs d'extinction massive tout en expliquant pourquoi cette différenciation leur semble non pertinente.
C’est pourquoi, en se basant sur le cadre des invasions biologiques proposé par Blackburn et al., (2011) qui ne prend en considération que les mouvements d’espèces à médiation humaine, les auteurs propose une modification de ce cadre (Cf: Figure 1) en considérant tous les mouvements d'espèces dans un cadre unique afin de fournir une vision plus holistique des mouvements d'espèces, ce qui donnerait une meilleure idée de l'écologie de l'invasion, de l'écologie en général, de la biogéographie insulaire et d'autres sciences comme l'épidémiologie.
Le nouveau cadre holistique définit par les auteurs permet de détailler les colonisations, en tenant compte ou non du changement climatique, tout en s'affranchissant des questions subjectives qui définissent les espèces exotiques comme : la distance par rapport à la répartition historique d’une espèce, la recolonisation de populations éteintes et la colonisation sans histoire évolutive. Surtout qu'il semblerait que ce cadre soit applicable à tout phénomène biotique en cours de dispersion et d’expansion ultérieure.
Les auteurs supputent qu’à l’échelle mondiale la pression des propagules serait souvent comparable pour les espèces se dispersant naturellement. Pour les auteurs, les deux modes de transports représentent simplement un changement de taux et non un changement de processus. Il en va de même pour la pression de colonisation.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.