ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Titre de la review :

Virus mutualistes et l'hétéronomie de la vie.


Résumé de la review :

Si les virus sont souvent considérés et dépeints par leur aspect nocif et négatif, bon nombre de virus mutualistes (c'est à dire augmentant la fitness de l'hôte) subsistent et sont souvent sous estimés par l'être humain, comme par exemple avoir un effet bénéfique sur le développement de l'hôte. Pradeu énumère ainsi quelques raisons qui pourrait nous pousser à changer notre conception sur les virus. Cette découverte de nombreux virus mutualistes pourrait déboucher sur plusieurs conséquences conceptuelles dont 4 sont abordées ici : une recherche sur de nouveaux virus, la participation de la plupart des virus concernant les défenses immunitaires de l'hôte, la virothérapie et le développement de nouvelles approches thérapeutiques et le rôle joué par le critère de l'autonomie dans notre compréhension de ce que sont les êtres vivants.

Rigueur de la review :

La review "déplore" notre vision négative sur les virus et explore quatre concepts sur le fait qu'ils demeurent importants pour la santé de leur hôte. Thomas Pradeu aborde ainsi des notions très intéressantes sur les virus et peu documentées dans la littérature. Il ouvre ainsi à travers cette review le champ de nouvelles recherches concernant ces organismes et l'exploration de la biodiversité virale qui permettra d'éclairer sur la prévalence des virus mutualistes. Cependant concernant la controverse, seulement la quatrième et dernière notion concernant l'hétéronomie des virus permet de situer cette review dans le débat.

Ce que cette review apporte au débat :

Un des critères fondamentaux au niveau de la controverse est le fait que les virus sont hétéronomes et ont besoin de s'établir dans un hôte pour effectuer leurs fonctions biologiques. Ici, Pradeu propose une réévaluation de ce critère. En effet les recherches récentes sur le mutualisme a montré que pratiquement tous les êtres vivants étaient dépendants sur d'autres êtres vivants pour leur survie et leur reproduction. Des organismes aussi divers que les animaux marins, plantes, insectes ou encore les mammifères abritent d'énormes quantités de microbes jouant un rôle dans la digestion, le développement ou les défenses immunitaires. De plus les mutualismes obligatoires sont très fréquents dans la nature. Ainsi cette hétéronomie est retrouvée dans l'ensemble du monde biologique et constitue l'une des caractéristiques les plus communes sur Terre mais constitue l'un des principaux arguments pour exclure les virus du monde vivant.

Remarques sur la review :

Une des rares review où l'auteur donne un avis tranché sur le débat et penche sur le fait que les virus devraient être considérés tels des êtres vivants.

Publiée il y a plus de 7 ans par L. Lellouche.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.