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La précédente période géologique l’Holocène définissait la période post glacière des dix derniers millénaires. Cette période fût validée par le congrès international de Géologie se déroulant à Bologne en 1885. Durant cette période l’impact de l’Homme sur Terre n’a cessé de croitre et s’est même accélérée durant la révolution industrielle. De nombreux scientifiques comme G. P. Marsh (1864), Stoppani (1873) ou encore Vernadsky (1926) reconnaissent que l’Homme devient petit à petit une nouvelle « force tellurique ». Il s’agit donc de trouver un nouveau terme à la période géologique dans laquelle nous nous trouvons actuellement pour marquer la fin de l’Holocène. Le terme « Anthropocène » étant proposé pour le remplacer.
Expériences de l'article :
Dans cet article, Crutzen s’appuie sur un certain nombre de données chiffrées montrant la croissance et l’impact grandissant de l’humanité sur Terre. Deux points importants sont abordés : le premier étant la place de l’Homme sur Terre et le fait que celui-ci soit de plus en plus présent à travers le globe. Le deuxième point étant l’impact direct de l’Homme avec toutes les substances et gaz à effet de serre qu’il relâche dans l’atmosphère.
Résultats de l'article :
Durant les trois derniers siècles augmentation de la population par 10 jusqu’à 6 millions d’individus. La pêche industrielle supprime 25% de la production primaire des océans (Pauly & Christensen 1995). En quelques générations, l’humanité a utilisé l’énergie fossile produite durant plus de cent millions d’années et a ainsi relâché dans l’atmosphère un grand nombre de polluants. Parmi ces polluant le SO2 est relâché à hauteur de 160 T/an (Houghton et al. 1996). 30 à 50% des terres ont été transformé par l’action humaine (Vitousek et al. 1997) tandis que les forêts connaissent une réduction de 20%. L’activité humaine a également conduit à une augmentation du rythme des extinctions dans les forêts tropicales (Wilson 1992). L’Homme serait donc un des principaux responsables du « trou » dans la couche d’ozone. Le terme qui décrirait le mieux cet impact grandissant de l’Homme sur Terre serait « l’Anthropocène ». Avec comme point de départ la fin du 18ème siècle, date de début de la révolution industrielle.
Rigueur de l'article :
Cet article avance un grand nombre d’impact chiffrés de l’Homme sur la Terre mais certain ne sont pas cités. Il est donc impossible de vérifier ces arguments, nous devons croire l’auteur sur parole. L’auteur ne se contente pas de cité d’autres auteurs d’articles scientifiques mais aussi des prêtres jésuites et des philosophes. Ce qui met à mal la rigueur scientifiques de cet article. De plus, en fin d’article Crutzen fait une ouverture ou plutôt une prédiction, car celle-ci ne se base sur aucuns arguments scientifiques, comme quoi l’Homme dans un futur proche sera capable de prévenir de nouvelle période glacière ou encore de dévier des météorites et astéroïdes pouvant s’écraser sur Terre. Il veut par ces arguments prouver que l’Homme est bel est bien une force tellurique majeure.
Ce que cet article apporte au débat :
C’est un article important dans la controverse puisqu’il fait suite au premier article de Crutzen dans Sciences que l’on défini comme le début de la médiatisation de celle-ci. Il met en avant l’impact de l’Homme sur Terre et tente de convaincre le public avec un bon nombre de données numériques. Crutzen ne définissant toujours pas d’un point de vue géologique l’Anthropocène laisse la possibilité à ces détracteurs de pouvoir réfuter d’un point de vue épistémologique l’existence même de celui-ci.
Remarques sur l'article :
La construction de cet article est pour le moins déroutante. Juste une introduction et une conclusion, le reste étant la présentation de l’Holocène et de l’Anthropocène. Il est vrai qu’il est dans ce cas compliqué de dégager les points importants de cet article et de l’analyser. La construction même de celui-ci mettant à mal sa rigueur et ses fondements scientifiques.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
T. Mancuso.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
L'Anthropocène
Introduction à l'article :
La précédente période géologique l’Holocène définissait la période post glacière des dix derniers millénaires. Cette période fût validée par le congrès international de Géologie se déroulant à Bologne en 1885. Durant cette période l’impact de l’Homme sur Terre n’a cessé de croitre et s’est même accélérée durant la révolution industrielle. De nombreux scientifiques comme G. P. Marsh (1864), Stoppani (1873) ou encore Vernadsky (1926) reconnaissent que l’Homme devient petit à petit une nouvelle « force tellurique ». Il s’agit donc de trouver un nouveau terme à la période géologique dans laquelle nous nous trouvons actuellement pour marquer la fin de l’Holocène. Le terme « Anthropocène » étant proposé pour le remplacer.
Dans cet article, Crutzen s’appuie sur un certain nombre de données chiffrées montrant la croissance et l’impact grandissant de l’humanité sur Terre. Deux points importants sont abordés : le premier étant la place de l’Homme sur Terre et le fait que celui-ci soit de plus en plus présent à travers le globe. Le deuxième point étant l’impact direct de l’Homme avec toutes les substances et gaz à effet de serre qu’il relâche dans l’atmosphère.
Durant les trois derniers siècles augmentation de la population par 10 jusqu’à 6 millions d’individus. La pêche industrielle supprime 25% de la production primaire des océans (Pauly & Christensen 1995). En quelques générations, l’humanité a utilisé l’énergie fossile produite durant plus de cent millions d’années et a ainsi relâché dans l’atmosphère un grand nombre de polluants. Parmi ces polluant le SO2 est relâché à hauteur de 160 T/an (Houghton et al. 1996). 30 à 50% des terres ont été transformé par l’action humaine (Vitousek et al. 1997) tandis que les forêts connaissent une réduction de 20%. L’activité humaine a également conduit à une augmentation du rythme des extinctions dans les forêts tropicales (Wilson 1992). L’Homme serait donc un des principaux responsables du « trou » dans la couche d’ozone. Le terme qui décrirait le mieux cet impact grandissant de l’Homme sur Terre serait « l’Anthropocène ». Avec comme point de départ la fin du 18ème siècle, date de début de la révolution industrielle.
Cet article avance un grand nombre d’impact chiffrés de l’Homme sur la Terre mais certain ne sont pas cités. Il est donc impossible de vérifier ces arguments, nous devons croire l’auteur sur parole. L’auteur ne se contente pas de cité d’autres auteurs d’articles scientifiques mais aussi des prêtres jésuites et des philosophes. Ce qui met à mal la rigueur scientifiques de cet article. De plus, en fin d’article Crutzen fait une ouverture ou plutôt une prédiction, car celle-ci ne se base sur aucuns arguments scientifiques, comme quoi l’Homme dans un futur proche sera capable de prévenir de nouvelle période glacière ou encore de dévier des météorites et astéroïdes pouvant s’écraser sur Terre. Il veut par ces arguments prouver que l’Homme est bel est bien une force tellurique majeure.
C’est un article important dans la controverse puisqu’il fait suite au premier article de Crutzen dans Sciences que l’on défini comme le début de la médiatisation de celle-ci. Il met en avant l’impact de l’Homme sur Terre et tente de convaincre le public avec un bon nombre de données numériques. Crutzen ne définissant toujours pas d’un point de vue géologique l’Anthropocène laisse la possibilité à ces détracteurs de pouvoir réfuter d’un point de vue épistémologique l’existence même de celui-ci.
La construction de cet article est pour le moins déroutante. Juste une introduction et une conclusion, le reste étant la présentation de l’Holocène et de l’Anthropocène. Il est vrai qu’il est dans ce cas compliqué de dégager les points importants de cet article et de l’analyser. La construction même de celui-ci mettant à mal sa rigueur et ses fondements scientifiques.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.