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Nouveau lien dans la chaîne alimentaire ? La pollution par les plastiques marins et la sécurité des aliments marins.
Résumé de la review :
Les plastiques sont quasi omniprésents sur la planète. Ils sont, par exemple, amassés dans les cinq gyres océaniques (tourbillons formés par la réunion de courants) ou encore retrouvés au fond des océans. La forme la plus abondante, retrouvée dans le milieu marin, est constituée de plastique de petite taille ou microplastique. Les sources de microparticules de plastique dans le milieu marin sont multiples, à savoir la fragmentation du plastique de grande taille (macroplastique) ou le rejet de billes de plastique à la base de tout objet créé avec cet élément (« nurdles ») par des navires ou par des sources provenant de la Terre (ex : les microbilles des exfoliants non pris en compte dans le traitement des eaux).
Le plastique pourrait être néfaste, à la fois pour les écosystèmes marins et pour l'Homme en tant que consommateur d'espèces marines, en contribuant par exemple, à la persistance, la bioaccumulation et la toxicité des substances dans l'alimentation humaine. De même, ce composé aurait un impact sur les réseaux trophiques, car tout au long de la chaîne alimentaire, les organismes consomment du plastique de différentes tailles (bioamplification). Par exemple, les microplastiques sont susceptibles d'être ingérés par le zooplancton dû à leur petite taille (1 à 5 mm de diamètre), et ainsi entrer dès les premiers maillons de la chaîne alimentaire. Il est à noter que certains produits chimiques (aux propriétés hydrophobes) vont préférentiellement être absorbés par le plastique. Ainsi, une fois à l'intérieur de l'organisme, le polluants accumulés dans le plastique (additifs chimiques et autres) sont libérés et transférés dans les tissus. L'hypothèse inverse est aussi émise, c'est-à-dire qu'il y aurait, une fois le plastique dans l'organisme, absorption des composés chimiques, en fonction du gradient de concentration. Il est toutefois nécessaire de réaliser des études plus poussées car aucun de ces processus n'a été relevé dans un environnement naturel, seulement grâce à une approche expérimentale.
Les risques concernant la santé humaine restent encore méconnus. Toutefois, des études réalisées sur des nanoparticules (non plastiques) peuvent donner un aperçu de ce qui pourrait se passer dans le corps humain, à savoir le passage de microplastiques à travers le placenta et la barrière hémato-encéphalique, pouvant par la suite être absorbés dans le tractus gastro-intestinal et les poumons où les dommages peuvent être délétères. Des préoccupations sont émises sur l'impact du plastique en lui-même sur l'organisme (au delà de la toxicité des produits chimiques associés). Il semblerait qu'il pourrait induire des réponses immunotoxicologiques, altérer l'expression des gènes, causer la mort de cellules, ainsi que d'autres aspects négatifs. De même, le plastique pourrait avoir un impact négatif sur le système endocrinien humain.
Beaucoup de chercheurs s'accordent à dire que si pour l'instant il n'y a as pas de preuves définitives qui révèlent un risque pour la santé humaine, cela ne veut pas dire que le risque est inexistant, ni qu'il n'y a pas de raison valable d'agir pour réduire la quantité de plastique se retrouvant dans les océans. De même, il semblerait qu'il n'y a pas besoin d'abandonner l'utilisation du plastique car certains énoncent plutôt la nécessité de changer les propriétés du plastique afin qu'il disparaisse plus facilement, qu'il reste moins longtemps dans la nature, ce qui reviendrait à créer du plastique biodégradable, bien qu'ils soient conscients que ça ne protégerait pas complètement les individus d'une exposition certaine.
Rigueur de la review :
La review mise à l'étude apporte des éléments scientifiques. Toutefois, elle ne site pas les articles de façon institutionnelle, mais plutôt en rapportant les paroles et la pensée de chacun.
Il est à noter qu'elle est assez anthropocentrée : les effets sont néfastes pour le faune mais cela impactera la nourriture de l'Homme.
Ce que cette review apporte au débat :
Malgré quelques erreurs sur la forme, cette review énonce plusieurs impacts que peut engendrer le plastique. En effet, il peut agir sur les réseaux trophiques en affectant les espèces, notamment celles en bas des chaînes alimentaires, comme le zooplancton. Ainsi, les niveaux trophiques supérieurs sont d'autant plus impactés. L'Homme peut se nourrir de ces espèces (exemple : le thon) et cela peut donc avoir un effet sur la santé humaine et la sécurité alimentaire, notamment si ces plastiques ont absorbés des produits chimiques. Les effets du plastique sur l'anatomie sont aussi énoncés. Ainsi, cette étude prends en compte de nombreuses échelles.
Il est à remarquer que beaucoup de chercheurs mentionnent le fait que des études plus poussées sur le sujet sont nécessaires, ce qui laissent transparaître un manque de connaissances, car il s'agit d'un problème assez récent. De même, le plastique biodégradable fait référence de solution, ce qui peut être un sujet controversé.
Remarques sur la review :
L'introduction ressemble beaucoup à un abstract. En effet, les grandes lignes abordées se retrouvent dans cette partie.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
T. Monfort.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Nouveau lien dans la chaîne alimentaire ? La pollution par les plastiques marins et la sécurité des aliments marins.
Résumé de la review :
Les plastiques sont quasi omniprésents sur la planète. Ils sont, par exemple, amassés dans les cinq gyres océaniques (tourbillons formés par la réunion de courants) ou encore retrouvés au fond des océans. La forme la plus abondante, retrouvée dans le milieu marin, est constituée de plastique de petite taille ou microplastique. Les sources de microparticules de plastique dans le milieu marin sont multiples, à savoir la fragmentation du plastique de grande taille (macroplastique) ou le rejet de billes de plastique à la base de tout objet créé avec cet élément (« nurdles ») par des navires ou par des sources provenant de la Terre (ex : les microbilles des exfoliants non pris en compte dans le traitement des eaux).
Le plastique pourrait être néfaste, à la fois pour les écosystèmes marins et pour l'Homme en tant que consommateur d'espèces marines, en contribuant par exemple, à la persistance, la bioaccumulation et la toxicité des substances dans l'alimentation humaine. De même, ce composé aurait un impact sur les réseaux trophiques, car tout au long de la chaîne alimentaire, les organismes consomment du plastique de différentes tailles (bioamplification). Par exemple, les microplastiques sont susceptibles d'être ingérés par le zooplancton dû à leur petite taille (1 à 5 mm de diamètre), et ainsi entrer dès les premiers maillons de la chaîne alimentaire. Il est à noter que certains produits chimiques (aux propriétés hydrophobes) vont préférentiellement être absorbés par le plastique. Ainsi, une fois à l'intérieur de l'organisme, le polluants accumulés dans le plastique (additifs chimiques et autres) sont libérés et transférés dans les tissus. L'hypothèse inverse est aussi émise, c'est-à-dire qu'il y aurait, une fois le plastique dans l'organisme, absorption des composés chimiques, en fonction du gradient de concentration. Il est toutefois nécessaire de réaliser des études plus poussées car aucun de ces processus n'a été relevé dans un environnement naturel, seulement grâce à une approche expérimentale.
Les risques concernant la santé humaine restent encore méconnus. Toutefois, des études réalisées sur des nanoparticules (non plastiques) peuvent donner un aperçu de ce qui pourrait se passer dans le corps humain, à savoir le passage de microplastiques à travers le placenta et la barrière hémato-encéphalique, pouvant par la suite être absorbés dans le tractus gastro-intestinal et les poumons où les dommages peuvent être délétères. Des préoccupations sont émises sur l'impact du plastique en lui-même sur l'organisme (au delà de la toxicité des produits chimiques associés). Il semblerait qu'il pourrait induire des réponses immunotoxicologiques, altérer l'expression des gènes, causer la mort de cellules, ainsi que d'autres aspects négatifs. De même, le plastique pourrait avoir un impact négatif sur le système endocrinien humain.
Beaucoup de chercheurs s'accordent à dire que si pour l'instant il n'y a as pas de preuves définitives qui révèlent un risque pour la santé humaine, cela ne veut pas dire que le risque est inexistant, ni qu'il n'y a pas de raison valable d'agir pour réduire la quantité de plastique se retrouvant dans les océans. De même, il semblerait qu'il n'y a pas besoin d'abandonner l'utilisation du plastique car certains énoncent plutôt la nécessité de changer les propriétés du plastique afin qu'il disparaisse plus facilement, qu'il reste moins longtemps dans la nature, ce qui reviendrait à créer du plastique biodégradable, bien qu'ils soient conscients que ça ne protégerait pas complètement les individus d'une exposition certaine.
La review mise à l'étude apporte des éléments scientifiques. Toutefois, elle ne site pas les articles de façon institutionnelle, mais plutôt en rapportant les paroles et la pensée de chacun.
Il est à noter qu'elle est assez anthropocentrée : les effets sont néfastes pour le faune mais cela impactera la nourriture de l'Homme.
Malgré quelques erreurs sur la forme, cette review énonce plusieurs impacts que peut engendrer le plastique. En effet, il peut agir sur les réseaux trophiques en affectant les espèces, notamment celles en bas des chaînes alimentaires, comme le zooplancton. Ainsi, les niveaux trophiques supérieurs sont d'autant plus impactés. L'Homme peut se nourrir de ces espèces (exemple : le thon) et cela peut donc avoir un effet sur la santé humaine et la sécurité alimentaire, notamment si ces plastiques ont absorbés des produits chimiques. Les effets du plastique sur l'anatomie sont aussi énoncés. Ainsi, cette étude prends en compte de nombreuses échelles.
Il est à remarquer que beaucoup de chercheurs mentionnent le fait que des études plus poussées sur le sujet sont nécessaires, ce qui laissent transparaître un manque de connaissances, car il s'agit d'un problème assez récent. De même, le plastique biodégradable fait référence de solution, ce qui peut être un sujet controversé.
L'introduction ressemble beaucoup à un abstract. En effet, les grandes lignes abordées se retrouvent dans cette partie.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.