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Titre de l'article :

Accumulation de microplastique sur les rivages du monde: sources et puits


Introduction à l'article :

L'utilisation de plastique est de plus en plus croissante au fil du temps. Celui-ci se retrouve massivement dans l'environnement, particulièrement l'environnement marin, où il peut se dégrader en microplastique. Il s'avère que ces microplastique peuvent s'accumuler dans les tissus et les cellules. Ceci constitue donc un risque d'accumulation tout au long de la chaîne trophique. Ceci a pousser certaines grandes institutions, comme l'ONU, l'UE ou la Commission Océanographique Internationale pou ne citer qu'elles, à inciter les chercheurs à travailler sur la dispersion en mer des déchets plastique et leur accumulation. Il s'avère que les sources principal de dissémination des microplasiques, outre l'écoulement des eaux usées, sont la fragmentation de plastiques plus gros, l'usage de petites particules abrasives dans les produits nettoyants et le déversement de poudres plastiques et pellets.

Expériences de l'article :

Des sédiments côtiers ont été collectés en Australie, Japon, Oman, Émirats Arabes Unis, Chili, Philippines, Portugal, Açores, États-Unis, Afrique du Sud, Mozambique et Royaume-Uni entre 2004 et 2007. Les échantillons ont été collectés en portant des vêtement de coton plutôt que synthétique, pour éviter toute contamination. Les sédiments ont ensuite été filtrés avec une solution saturée de chlorure de sodium afin d'en extraire les microplastiques.

Résultats de l'article :

Il apparait que 18 plages de 6 pays différents sont contaminées par des microplastiques. Ces plastiques sont en grande partie des fibres de polyester, et en moindre proportion des acryliques. Les analyses indiquent que ces microplastiques proviennent principalement des lessives, plutôt que de la fragmentation de macroplastiques. Il apparaît que plus de 1900 fibres partiraient avec les eaux usées à chaque lavage, ce qui représente plus de 100 fibres par litre. La principale source de ces fibres serait les polaires. Qui plus est, il est évident que la pollution est plus importante en hiver, puisque les gens portent plus de vêtements. En effet, le gens utilisent 700% fois plus leur machines en hiver. Cependant, cette études n'a pas pu montrer cette différence saisonnière, puisqu'il ne s'agissait pas de l'objet de l'expérience.

Rigueur de l'article :

Cet étude et cet article semblent avoir été réalisés avec toute la rigueur que suppose un travail scientifique. La source des financement n'a visiblement pas biaisé les résultats de cette étude et il n'y a pas l'air d'avoir un quelconque conflit d'intérêt en ce qui concerne les auteurs.

Ce que cet article apporte au débat :

Cet article permet de mettre en lumière une source insoupçonnée de microplastique relâché dans le milieu marin. Il nous fait remarquer que le simple fait de laver son linge est déjà suffisant pour libérer une quantité non négligeable de plastique dans l'environnement. Bien sûr, il ne faut pas pour autant oublier les autres sources de plastique, mais le résultat de cette étude ouvre les yeux sur la face cachée d'un geste anodin.

Publiée il y a plus de 7 ans par gdevillet.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.