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Un serpent à quatre pattes du Gondwana au Crétacé inférieur
Figure :
Relations phylogénétiques basées sur des caractères morphologiques entre différents groupes internes ou externes aux serpents ainsi que quelques serpents fossiles. On retrouve T. amplectus de manière basale.
Introduction à l'article :
Les auteurs rapportent une fossile de serpent extrêmement bien conservé datant du Crétacé inférieur au Gondwana ayant été trouvé dans la formation de Crato au Brésil. Les auteurs proposent de décrire Tetrapodophis amplectus morphologiquement pour pouvoir le rattacher à une écologie.
Expériences de l'article :
Les auteurs ont procédé à une comparaison du fossile avec les différents autres fossiles retrouvés de serpents ainsi que les groupes de serpents et de lézards. Ils ont ensuite créé une matrice de traits morphologique pour effectuer 4 analyses phylogénétiques : avec et sans analyses moléculaire, avec des poids égaux ou à priori. Cette analyse avait pour but d'observer la relation entre les serpents, les groupes frères et T. amplectus.
Résultats de l'article :
T. amplectus se distingue des autres serpents par une certaine combinaison de caractères : 160 vertèbres pré-caudales, 112 caudales, des épines neurales courtes, 4 pattes ainsi que des phalanges très allongées. Ses fibulas (péronés) sont courbés comme le Najash ([Apesteguia et Zaher, 2006])(2233). Son ventre aux allures de serpents semblent indiquer une alimentation similaire, c'est-à-dire l'ingestion entière de proie. De plus, des vertèbres sont retrouvés dans son intestin l'attestant comme un carnivore de vertébrés. Il arbore également des caractères primitifs de serpents comme la forme de l'os nasal en forme de "L" .
Dans chaque analyse, T. amplectus apparaît comme un serpent basal (Figure).Ce résultat ajouté aux caractères fouisseurs qu'il possède comme un long tronc, une queue courte, des épines neurales courtes, T. amplectus supporte, selon les auteurs, la théorie de l'ancêtre terrestre fouisseur et non marin.
Rigueur de l'article :
Comme pour tous les fossiles dits "de transition", il semble difficile de rattacher leur écologie à une hypothétique écologie de l'ancêtre des serpents. En effet, il est difficile de savoir quel était le "premier" serpent. De plus, un seul individu a été retrouvé, aucune information n'est alors possible sur la variabilité intra-spécifique.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article rapporte un fossile de serpent en position basale dans ce groupe. De plus, la présence de 4 membres réduits font de lui un candidat pour être un des ancêtres de transition entre les lézards et les serpents. Après des analyses morphologiques, T. amplectus apparaît comme ayant une écologie terrestre fouisseuse.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
L. Etienne.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Un serpent à quatre pattes du Gondwana au Crétacé inférieur
Relations phylogénétiques basées sur des caractères morphologiques entre différents groupes internes ou externes aux serpents ainsi que quelques serpents fossiles. On retrouve T. amplectus de manière basale.
Les auteurs rapportent une fossile de serpent extrêmement bien conservé datant du Crétacé inférieur au Gondwana ayant été trouvé dans la formation de Crato au Brésil. Les auteurs proposent de décrire Tetrapodophis amplectus morphologiquement pour pouvoir le rattacher à une écologie.
Les auteurs ont procédé à une comparaison du fossile avec les différents autres fossiles retrouvés de serpents ainsi que les groupes de serpents et de lézards. Ils ont ensuite créé une matrice de traits morphologique pour effectuer 4 analyses phylogénétiques : avec et sans analyses moléculaire, avec des poids égaux ou à priori. Cette analyse avait pour but d'observer la relation entre les serpents, les groupes frères et T. amplectus.
T. amplectus se distingue des autres serpents par une certaine combinaison de caractères : 160 vertèbres pré-caudales, 112 caudales, des épines neurales courtes, 4 pattes ainsi que des phalanges très allongées. Ses fibulas (péronés) sont courbés comme le Najash ([Apesteguia et Zaher, 2006])(2233). Son ventre aux allures de serpents semblent indiquer une alimentation similaire, c'est-à-dire l'ingestion entière de proie. De plus, des vertèbres sont retrouvés dans son intestin l'attestant comme un carnivore de vertébrés. Il arbore également des caractères primitifs de serpents comme la forme de l'os nasal en forme de "L" .
Dans chaque analyse, T. amplectus apparaît comme un serpent basal (Figure).Ce résultat ajouté aux caractères fouisseurs qu'il possède comme un long tronc, une queue courte, des épines neurales courtes, T. amplectus supporte, selon les auteurs, la théorie de l'ancêtre terrestre fouisseur et non marin.
Comme pour tous les fossiles dits "de transition", il semble difficile de rattacher leur écologie à une hypothétique écologie de l'ancêtre des serpents. En effet, il est difficile de savoir quel était le "premier" serpent. De plus, un seul individu a été retrouvé, aucune information n'est alors possible sur la variabilité intra-spécifique.
Cet article rapporte un fossile de serpent en position basale dans ce groupe. De plus, la présence de 4 membres réduits font de lui un candidat pour être un des ancêtres de transition entre les lézards et les serpents. Après des analyses morphologiques, T. amplectus apparaît comme ayant une écologie terrestre fouisseuse.
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