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Influence de l'exposition à la pollution de l'air liée à la circulation routière sur l'asthme et les allergies : revue systématique et méta-analyse de cohortes de naissance.
Introduction à la méta-analyse :
Plusieurs études ont constaté que l’exposition à la pollution de l’air due à la circulation routière et aux particules fines (PM2,5) dans la petite enfance est corrélée au développement d’allergies.
Les particules fines (notamment les particules de carbone pur dites « carbone suie », ou « carbone noir ») et les gaz comme l’ozone, le monoxyde d’azote et le dioxyde d’azote sont suspectés d’être un facteur de l’augmentation de la prévalence des allergies dans les pays développés.
Les enfants sont plus vulnérables aux effets de la pollution en raison de leurs systèmes immunitaires et respiratoires immatures.
Les effets considérés ici sont l’asthme, la respiration sifflante, le rhume des foins, l’eczéma et l’hypersensibilité à des allergènes y compris alimentaires.
Expériences de la méta-analyse :
L'auteur se focalise sur les études utilisant des cohortes de naissance, c'est-à-dire des études longitudinales qui suivent les sujets depuis leur naissance.
19 études qui se basent sur 11 cohortes sont analysées. Certaines de ces études ne prennent pas en compte les facteurs confondants comme le tabagisme passif ou l’historique familial de prédisposition aux allergies. Les marqueurs de pollutions utilisés varient entre les études, et l’indicateur d’exposition utilisé est la distance qui sépare le lieu de vie de routes.
Cette méta-analyse permet d’évaluer l’impact de l’exposition en fonction des tranches d’âges, car un plus grand panel d’âge est ainsi analysé. Cependant la méta-analyse peut être biaisée par les différentes définitions des expositions et des symptômes allergiques par les auteurs des études.
Les autres facteurs environnementaux comme les pollens ou le climat ne sont pas pris en compte, ce qui constitue une autre limite.
Résultats de la méta-analyse :
Les résultats montrent dans certains cas une augmentation de la prévalence de l’asthme et du sifflement respiratoire suite à l’exposition aux oxydes d’azote.
Bien qu’hétérogènes entre les différentes études, les résultats montrent également une association entre les particules fines et la survenue d’allergies. Une des études a également trouvé une association avec les sifflements respiratoires.
D’après certaines de ces études l’asthme et les sifflements seraient aussi favorisés par l’exposition au carbone suie.
L’exposition à la pollution de l’air liée à la circulation routière dans l’enfance est décrite comme pouvant avoir plusieurs effets. D’une part, le développement d’une hypersensibilité à des antigènes variés (poils d’animaux, aliments, pollen…). D’autre part, la survenue d’eczéma et de rhume des foins.
Les corrélations varient cependant selon les polluants de l’air et les symptômes si on les analyse individuellement.
Rigueur de la méta-analyse :
Les méthodes employées dans cette analyse sont très rigoureuses. La rigueur de chaque étude y est testée par des indicateurs, les données sont standardisées pour pouvoir être comparées et la démarche des auteurs dans leurs recherches et leur comparaison y est décrite en détails. De plus les auteurs des études ont été contactés en cas de données manquantes. Les biais et méthodes de chaque étude sont analysés et recensés.
Ce que cette méta-analyse apporte au débat :
Cette analyse documente la corrélation entre l’augmentation de l’incidence de l’asthme et l’exposition à la pollution de l’air dans les premières années de la vie. Cela fournit une hypothèse alternative à l’hypothèse de l'hygiène quand à l’explosion des allergies.
Remarques sur la méta-analyse :
Cette analyse ne prend pas du tout en compte la théorie hygiéniste.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
L. Simon.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Influence de l'exposition à la pollution de l'air liée à la circulation routière sur l'asthme et les allergies : revue systématique et méta-analyse de cohortes de naissance.
Introduction à la méta-analyse :
Plusieurs études ont constaté que l’exposition à la pollution de l’air due à la circulation routière et aux particules fines (PM2,5) dans la petite enfance est corrélée au développement d’allergies.
Les particules fines (notamment les particules de carbone pur dites « carbone suie », ou « carbone noir ») et les gaz comme l’ozone, le monoxyde d’azote et le dioxyde d’azote sont suspectés d’être un facteur de l’augmentation de la prévalence des allergies dans les pays développés.
Les enfants sont plus vulnérables aux effets de la pollution en raison de leurs systèmes immunitaires et respiratoires immatures.
Les effets considérés ici sont l’asthme, la respiration sifflante, le rhume des foins, l’eczéma et l’hypersensibilité à des allergènes y compris alimentaires.
L'auteur se focalise sur les études utilisant des cohortes de naissance, c'est-à-dire des études longitudinales qui suivent les sujets depuis leur naissance.
19 études qui se basent sur 11 cohortes sont analysées. Certaines de ces études ne prennent pas en compte les facteurs confondants comme le tabagisme passif ou l’historique familial de prédisposition aux allergies. Les marqueurs de pollutions utilisés varient entre les études, et l’indicateur d’exposition utilisé est la distance qui sépare le lieu de vie de routes.
Cette méta-analyse permet d’évaluer l’impact de l’exposition en fonction des tranches d’âges, car un plus grand panel d’âge est ainsi analysé. Cependant la méta-analyse peut être biaisée par les différentes définitions des expositions et des symptômes allergiques par les auteurs des études.
Les autres facteurs environnementaux comme les pollens ou le climat ne sont pas pris en compte, ce qui constitue une autre limite.
Les résultats montrent dans certains cas une augmentation de la prévalence de l’asthme et du sifflement respiratoire suite à l’exposition aux oxydes d’azote.
Bien qu’hétérogènes entre les différentes études, les résultats montrent également une association entre les particules fines et la survenue d’allergies. Une des études a également trouvé une association avec les sifflements respiratoires.
D’après certaines de ces études l’asthme et les sifflements seraient aussi favorisés par l’exposition au carbone suie.
L’exposition à la pollution de l’air liée à la circulation routière dans l’enfance est décrite comme pouvant avoir plusieurs effets. D’une part, le développement d’une hypersensibilité à des antigènes variés (poils d’animaux, aliments, pollen…). D’autre part, la survenue d’eczéma et de rhume des foins.
Les corrélations varient cependant selon les polluants de l’air et les symptômes si on les analyse individuellement.
Les méthodes employées dans cette analyse sont très rigoureuses. La rigueur de chaque étude y est testée par des indicateurs, les données sont standardisées pour pouvoir être comparées et la démarche des auteurs dans leurs recherches et leur comparaison y est décrite en détails. De plus les auteurs des études ont été contactés en cas de données manquantes. Les biais et méthodes de chaque étude sont analysés et recensés.
Cette analyse documente la corrélation entre l’augmentation de l’incidence de l’asthme et l’exposition à la pollution de l’air dans les premières années de la vie. Cela fournit une hypothèse alternative à l’hypothèse de l'hygiène quand à l’explosion des allergies.
Cette analyse ne prend pas du tout en compte la théorie hygiéniste.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.