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Into the wild : La survie, les déplacements, et les changements pondéraux chez le hérisson du désert Paraechinus aethiopicus élevés en captivité, suivant leur réintroduction
Introduction à l'article :
Le hérisson du désert est une espèce endémique à la Péninsule Arabique, essentielle à l'écosystème car il représente le principal mammifère insectivore. Leur population décroît dans la nature, il pourrait donc être possible de maintenir leur effectif par le relâchement d'individus élevé à l'état captif. Cependant, avant cela, il faut estimer la viabilité d'un tel programme.
Expériences de l'article :
Les individus relâchés et suivis sont au nombre de 24, dont 14 nés en captivité (à partir de reproduction entre individus captifs et sauvages). Les autres ont été capturés plus tôt à l'état sauvage et relâchés au maximum deux années plus tard. Le suivi, quant à lui, a été effectué par GPS sur 3 à 35 jours.
Résultats de l'article :
Certains signaux ont rapidement été perdus, ce qui réduit l'effectif de l'analyse. Quatre animaux sont morts (deux nés à l'état sauvage, deux nés en captivité). A la fin de l'analyse, le taux de survie des hérissons est donc au minimum de 58%. Les déplacements journaliers des individus ne sont quant à elles pas influencé par son origine, son sexe ou son poids lors du relâchement des individus.
La masse pondérale était plus importante chez les individus nés en captivité lors de la mise en liberté, et pour eux comme pour ceux nés à l'état sauvage, ils ont perdus du poids les jours suivants.
Rigueur de l'article :
Il s'agit d'un article rigoureux, cependant les conditions ne sont pas optimales pour un suivi. Le suivi GPS n'a pas été possible pour tous les animaux, car certains signaux ont été perdus rapidement. De plus, la différence entre individus nés à l'état captif et sauvage n'a été faite qu'à très court terme.
Ce que cet article apporte au débat :
Il s'agit d'un article intéressant car il se concentre sur le comportement des individus, et permet un calcul du taux de survie sur le court terme. Contrairement à ce que mettent en valeur d'autres articles, l'élevage en captivité ne semble pas avoir de véritable influence sur le succès ou l'échec de la réintroduction.
Remarques sur l'article :
Il est important de noter que la période d'étude est trop courte pour offrir des informations primordiales, comme le succès reproductif.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
I. Prigent.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Into the wild : La survie, les déplacements, et les changements pondéraux chez le hérisson du désert Paraechinus aethiopicus élevés en captivité, suivant leur réintroduction
Introduction à l'article :
Le hérisson du désert est une espèce endémique à la Péninsule Arabique, essentielle à l'écosystème car il représente le principal mammifère insectivore. Leur population décroît dans la nature, il pourrait donc être possible de maintenir leur effectif par le relâchement d'individus élevé à l'état captif. Cependant, avant cela, il faut estimer la viabilité d'un tel programme.
Les individus relâchés et suivis sont au nombre de 24, dont 14 nés en captivité (à partir de reproduction entre individus captifs et sauvages). Les autres ont été capturés plus tôt à l'état sauvage et relâchés au maximum deux années plus tard. Le suivi, quant à lui, a été effectué par GPS sur 3 à 35 jours.
Certains signaux ont rapidement été perdus, ce qui réduit l'effectif de l'analyse. Quatre animaux sont morts (deux nés à l'état sauvage, deux nés en captivité). A la fin de l'analyse, le taux de survie des hérissons est donc au minimum de 58%. Les déplacements journaliers des individus ne sont quant à elles pas influencé par son origine, son sexe ou son poids lors du relâchement des individus.
La masse pondérale était plus importante chez les individus nés en captivité lors de la mise en liberté, et pour eux comme pour ceux nés à l'état sauvage, ils ont perdus du poids les jours suivants.
Il s'agit d'un article rigoureux, cependant les conditions ne sont pas optimales pour un suivi. Le suivi GPS n'a pas été possible pour tous les animaux, car certains signaux ont été perdus rapidement. De plus, la différence entre individus nés à l'état captif et sauvage n'a été faite qu'à très court terme.
Il s'agit d'un article intéressant car il se concentre sur le comportement des individus, et permet un calcul du taux de survie sur le court terme. Contrairement à ce que mettent en valeur d'autres articles, l'élevage en captivité ne semble pas avoir de véritable influence sur le succès ou l'échec de la réintroduction.
Il est important de noter que la période d'étude est trop courte pour offrir des informations primordiales, comme le succès reproductif.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.