ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Archipels de l'Anthropocène : différenciation rapide et étendue des vertébrés terrestres indigènes dans une seule métropole
Figure :
(a) Illustration de la distribution des morphotypes de la population urbaine sur les quatre parcs de la ville de Brisbane, (b) Légende des classes de tailles par des couleurs, (c) Mesures morphologiques prises sur chaque individu échantillonnés.
Littleford‐Colquhoun et al., 2017
Introduction à l'article :
L'Homme est impliqué dans le changement de l'environnement qui mène à une évolution rapide des espèces. Les villes sont l'un des principaux facteurs de ces changements. Elles sont constituées de parcelles de végétation indigène restante, tandis que d'autres sont de nouvelles niches construites par l'Homme.
L'étude s'intéresse au modèle du dragon d'eau de l'est (Intellagama lesueurii), une espèce native avec des caractéristiques pour l'exploitation des milieux urbains : régime généraliste, forte fécondité et reproduction rapide.
Elle cherche à tester les patrons de diversification génétique et de morphologie de la population au sein d'une même ville et de comparer avec l'échantillonnage sur des zones de populations non urbaines : avec une partie des populations connectée et l'autre isolée.
Expériences de l'article :
Échantillonnage de 10 sites :
4 parcs au centre ou aux alentours de la ville de Brisbane (CP)
6 zones non urbaines dans des habitats verts avec 3 populations connectées (CNU) et 3 populations isolées (INU)
Échantillonnage de sang, de tissus de la queue pour les analyses génétiques avec détermination d'haplotypes de séquences mitochondriales et de clusters à partir de minisatellites. Il y a ensuite des tests sur la présence de goulot d'étranglement, de dérive génétique...
Mesures morphologiques :
Elles ont été prises sur les populations CP et INU mais pas sur les CNU. Individuellement il y a la mesure, du côté droit seulement, de la largeur et la longueur de la mâchoire, les longueurs du membre supérieur et inférieur, la circonférence de la queue et la longueur du bout de la tête à l'anus. La masse du corps est mesurée.
Les corrélations sont testées avec une analyse en composantes principales avec 3 composantes. Il y a division des individus en sexes mâle ou femelle.
Résultats de l'article :
On observe une très forte différenciation génétique à l'intérieur de la ville entre les 4 parcs échantillonnés comparé aux autres zones (non urbaines).
La diversité génétique sur les populations est similaire à part la population CP2.
3 approches pour tester la présence de goulot n'ont pas permi d'en détecter un, ancien ou récent.
On n'observe aucune information pouvant expliquer la différenciation de la population urbaine seulement par la dérive génétique.
Pas d'isolement par la distance dans la ville mais c'est le cas des zones vertes.
Comme la différenciation génétique, dans la ville, on observe une forte différenciation morphologique dans la forme du corps. La différenciation est du côté des femelles pour la forme 1. Une différenciation entre les femelles CP1 et CP3.
On ne trouve une différenciation dans la forme 2 que chez les populations urbaines, mâles et femelles.
Il y a une différenciation de la taille du corps mais la différenciation est plus importante pour les mâles.
Rigueur de l'article :
L'étude a combiné l'étude morphologique et génétique pour montrer l'effet de l'urbanisation sur les populations. De plus, il y a une multiplicité des indices et des méthodes pour tester les hypothèses de goulot d'étranglement, de dérive génétique, de différenciation génétique et morphologique.
Les différences dans la forme du corps dans les populations peuvent être dû à l’échantillonnage des pré-adultes, étant donné qu'il n'y a pas de correspondance entre les patrons de taille et les patrons de forme du corps.
Ce que cet article apporte au débat :
Il apporte les deux types d'études pour expliquer la différenciation entre les populations urbaines.
L'isolement par l'adaptation peut contribuer à l'évolution locale de phénotypes morphologiques différents entre sites urbains. La différence d'habitats peut affecter la morphologie des espèces et il est connu que les lézards montrent des adaptations morphologiques pour optimiser leur performance fonctionnelle. De longs membres postérieurs ou de petits membres ne permettent pas les mêmes avantages fonctionnels.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
E. Conte.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Archipels de l'Anthropocène : différenciation rapide et étendue des vertébrés terrestres indigènes dans une seule métropole
(a) Illustration de la distribution des morphotypes de la population urbaine sur les quatre parcs de la ville de Brisbane, (b) Légende des classes de tailles par des couleurs, (c) Mesures morphologiques prises sur chaque individu échantillonnés.
Littleford‐Colquhoun et al., 2017
L'Homme est impliqué dans le changement de l'environnement qui mène à une évolution rapide des espèces. Les villes sont l'un des principaux facteurs de ces changements. Elles sont constituées de parcelles de végétation indigène restante, tandis que d'autres sont de nouvelles niches construites par l'Homme.
L'étude s'intéresse au modèle du dragon d'eau de l'est (Intellagama lesueurii), une espèce native avec des caractéristiques pour l'exploitation des milieux urbains : régime généraliste, forte fécondité et reproduction rapide.
Elle cherche à tester les patrons de diversification génétique et de morphologie de la population au sein d'une même ville et de comparer avec l'échantillonnage sur des zones de populations non urbaines : avec une partie des populations connectée et l'autre isolée.
Échantillonnage de 10 sites :
4 parcs au centre ou aux alentours de la ville de Brisbane (CP)
6 zones non urbaines dans des habitats verts avec 3 populations connectées (CNU) et 3 populations isolées (INU)
Échantillonnage de sang, de tissus de la queue pour les analyses génétiques avec détermination d'haplotypes de séquences mitochondriales et de clusters à partir de minisatellites. Il y a ensuite des tests sur la présence de goulot d'étranglement, de dérive génétique...
Mesures morphologiques :
Elles ont été prises sur les populations CP et INU mais pas sur les CNU. Individuellement il y a la mesure, du côté droit seulement, de la largeur et la longueur de la mâchoire, les longueurs du membre supérieur et inférieur, la circonférence de la queue et la longueur du bout de la tête à l'anus. La masse du corps est mesurée.
Les corrélations sont testées avec une analyse en composantes principales avec 3 composantes. Il y a division des individus en sexes mâle ou femelle.
On observe une très forte différenciation génétique à l'intérieur de la ville entre les 4 parcs échantillonnés comparé aux autres zones (non urbaines).
La diversité génétique sur les populations est similaire à part la population CP2.
3 approches pour tester la présence de goulot n'ont pas permi d'en détecter un, ancien ou récent.
On n'observe aucune information pouvant expliquer la différenciation de la population urbaine seulement par la dérive génétique.
Pas d'isolement par la distance dans la ville mais c'est le cas des zones vertes.
Comme la différenciation génétique, dans la ville, on observe une forte différenciation morphologique dans la forme du corps. La différenciation est du côté des femelles pour la forme 1. Une différenciation entre les femelles CP1 et CP3.
On ne trouve une différenciation dans la forme 2 que chez les populations urbaines, mâles et femelles.
Il y a une différenciation de la taille du corps mais la différenciation est plus importante pour les mâles.
L'étude a combiné l'étude morphologique et génétique pour montrer l'effet de l'urbanisation sur les populations. De plus, il y a une multiplicité des indices et des méthodes pour tester les hypothèses de goulot d'étranglement, de dérive génétique, de différenciation génétique et morphologique.
Les différences dans la forme du corps dans les populations peuvent être dû à l’échantillonnage des pré-adultes, étant donné qu'il n'y a pas de correspondance entre les patrons de taille et les patrons de forme du corps.
Il apporte les deux types d'études pour expliquer la différenciation entre les populations urbaines.
L'isolement par l'adaptation peut contribuer à l'évolution locale de phénotypes morphologiques différents entre sites urbains. La différence d'habitats peut affecter la morphologie des espèces et il est connu que les lézards montrent des adaptations morphologiques pour optimiser leur performance fonctionnelle. De longs membres postérieurs ou de petits membres ne permettent pas les mêmes avantages fonctionnels.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.