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Perte de la migration et urbanisation des oiseaux: un cas d'étude le merle noir (Turdus merula).
Figure :
Moment de l'urbanisation des merles noirs dans la région du Paléarctique occidental sur la base des données rapportées dans le tableau S1 du matériel électronique complémentaire. La carte montre les valeurs lissées en utilisant la procédure de pondération inverse de la distance (Bailey et Gatrell, 1995).
Moller & al. 2014
Introduction à l'article :
Les oiseaux font probablement partie des premiers animaux à s'être installé en ville. Beaucoup sont devenus des résidents permanents des villes avec la perte de la migration, une reproduction se faisant dans les villes par rapport à leurs homologues ruraux. Cela c'est probablement fait grâce à l'abondance de nourriture anthropique et des températures plus élevées dans les villes en hiver. En conséquence la mortalité chez ces oiseaux à baissé et leur population c'est mise à augmenter.
Dans cette étude sur le merle noir, les auteurs ont cherché à savoir si le statut migratoire permettait de prédire le moment de l’urbanisation. Dans quelle mesure le statut migratoire, la densité de population, la latitude et la longitude étaient corrélées au moment de l'urbanisation.
Deux prédictions ont été faites:
La transition d'une migration à une migration partielle et à la résidence faciliterait l'urbanisation.
L'urbanisation entraînerait une augmentation globale de la densité de population.
Expériences de l'article :
Utilisation de l'année où les merles ont été enregistrés pour la première fois en train de se reproduire dans des zones urbaines, pour plusieurs villes d'Europe (première observation dans les années 1820).
Classification des populations de merles pour le type de migration à partie de l'année d'urbanisation:
résidents, lorsque tous les individus restent dans la même zone pendant la reproduction et l'hiver
partiellement migrateur, lorsqu'une fraction importante d'individus émigre (10 à 90%)
migrateur, lorsque tous les individus migrent loin des sites de reproduction
Quantification des tailles minimales et maximales actuelles des populations nicheuses en Europe.
Analyse d'auto-corrélation spatiale, pour connaitre les effets de l'année où une ville commençait à avoir une population reproductrice permanente, avec les différents statuts migratoires, la densité de population et la latitude et la longitude géographiques (pour connaitre les effets du climat).
Résultats de l'article :
-Densité population augmente depuis l'année d'installation en ville, plus une densité de population est forte plus l'année d'installation est ancienne
-Analyses moléculaires montrent une évolution indépendante de l'installation des merles en ville dans toute l'Europe
-Installation en ville n'est pas limitée par le type migration et la densité de population, cette installation est favorisée par la perte de migration et peut être par le changement climatique et l'urbanisation qui ont pu faciliter cette transition
-Reproduction des merles en ville a commencé après plusieurs décennies d'hivernage en ville de populations partiellement migratrices, liées à la nourriture trouvée en abondance dans les villes et à une diminution de la peur de l'Homme
-Augmentation des populations urbaines est due à la baisse de mortalité causée par les migrations, mais aussi par la baisse des compétitions intraspécifiques, de la dispersion et du parasitisme
-Latitude et longitude jouent sur la densité des populations
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article nous montre que l’installation en ville d'espèce peut être ancienne. Que l'urbanisation peut avoir des effets positifs sur les populations avec augmentation de leur densité en conséquence à l'adaptation aux conditions de l'environnement urbain et moins de mortalités qu'en zone rurale. Ainsi que leur comportement qui peut changer, comme la baisse de la peur de l'Homme et l'adaptation à une nouvelle source de nourriture.
L'urbanisation et la présence de nourriture en abondance a ici facilité et favorisé la sédentarisation du merle noir.
Remarques sur l'article :
L'auteur mentionne que "L'urbanisation ressemble un processus d'invasion biologique".
Publiée il y a plus de 6 ans
par
L. Amary.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Perte de la migration et urbanisation des oiseaux: un cas d'étude le merle noir (Turdus merula).
Moment de l'urbanisation des merles noirs dans la région du Paléarctique occidental sur la base des données rapportées dans le tableau S1 du matériel électronique complémentaire. La carte montre les valeurs lissées en utilisant la procédure de pondération inverse de la distance (Bailey et Gatrell, 1995).
Moller & al. 2014
Les oiseaux font probablement partie des premiers animaux à s'être installé en ville. Beaucoup sont devenus des résidents permanents des villes avec la perte de la migration, une reproduction se faisant dans les villes par rapport à leurs homologues ruraux. Cela c'est probablement fait grâce à l'abondance de nourriture anthropique et des températures plus élevées dans les villes en hiver. En conséquence la mortalité chez ces oiseaux à baissé et leur population c'est mise à augmenter.
Dans cette étude sur le merle noir, les auteurs ont cherché à savoir si le statut migratoire permettait de prédire le moment de l’urbanisation. Dans quelle mesure le statut migratoire, la densité de population, la latitude et la longitude étaient corrélées au moment de l'urbanisation.
Deux prédictions ont été faites:
Utilisation de l'année où les merles ont été enregistrés pour la première fois en train de se reproduire dans des zones urbaines, pour plusieurs villes d'Europe (première observation dans les années 1820).
Classification des populations de merles pour le type de migration à partie de l'année d'urbanisation:
-Densité population augmente depuis l'année d'installation en ville, plus une densité de population est forte plus l'année d'installation est ancienne
-Analyses moléculaires montrent une évolution indépendante de l'installation des merles en ville dans toute l'Europe
-Installation en ville n'est pas limitée par le type migration et la densité de population, cette installation est favorisée par la perte de migration et peut être par le changement climatique et l'urbanisation qui ont pu faciliter cette transition
-Reproduction des merles en ville a commencé après plusieurs décennies d'hivernage en ville de populations partiellement migratrices, liées à la nourriture trouvée en abondance dans les villes et à une diminution de la peur de l'Homme
-Augmentation des populations urbaines est due à la baisse de mortalité causée par les migrations, mais aussi par la baisse des compétitions intraspécifiques, de la dispersion et du parasitisme
-Latitude et longitude jouent sur la densité des populations
Cet article nous montre que l’installation en ville d'espèce peut être ancienne. Que l'urbanisation peut avoir des effets positifs sur les populations avec augmentation de leur densité en conséquence à l'adaptation aux conditions de l'environnement urbain et moins de mortalités qu'en zone rurale. Ainsi que leur comportement qui peut changer, comme la baisse de la peur de l'Homme et l'adaptation à une nouvelle source de nourriture.
L'urbanisation et la présence de nourriture en abondance a ici facilité et favorisé la sédentarisation du merle noir.
L'auteur mentionne que "L'urbanisation ressemble un processus d'invasion biologique".
Dernière modification il y a plus de 6 ans.