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Titre de l'article :

La thèse de la contingence évolutive et les idiosyncrasies évolutives


Introduction à l'article :

La première partie de l'article est dédié à la définition des éléments utiles au débat entre la théorie de la contingence évolutive (ECT) et la vision robuste de la vie (RVL). La ECT présente des résultats très sensible aux conditions de départ (contingence). Ces formes évoluées de façon unique (idiosyncrasies) soutiennent l'ECT et sont dues à : i) des environnements uniques, ii) contingence ou faible sélection, iii) de multiples solutions à un même environnement, iv) des éléments historiques à l'origine de différences.
La RVL présente des formes obtenues de manières répétées dans plusieurs scénarios évolutifs indépendants (convergences) du a des optimums adaptatifs similaires et/ou des propriétés structurelles dominantes. Ces convergences soutiennent la RVL et témoignent de i) la prévalence de la sélection naturelle et ii) que l'espace des formes possible est fini.
La description des résultats évolutifs (idiosyncrasie et convergence) dépend de la gamme modale (champ d'application) et la catégorie (grain).

Expériences de l'article :

Modélise les occurrences d'idiosyncrasies et de convergences comme un processus de Bernoulli. La fonction de vraisemblance est définie sur le 'spectre de contingence' à partir des données d’occurrence ( nombre d'idiosyncrasie et de convergences). Cette fonction permet de déterminer le maximum de vraisemblance, c'est à dire la valeur sur le 'spectre de contingence' qui présente la plus grande probabilité d'expliquer les données. Le spectre de contingence correspond à un continuum, où l'une de ses extrémité correspond à un domaine purement contingent et l'autre extrémité à un domaine entièrement robuste, il s'agit donc de déterminer le degré de contingence associé au domaine des données.

Par définition, les idiosyncrasies sont plus probable que les convergences sous la théorie de la contingence évolutionnaire tandis que dans une vision robuste de la vie, ce sont les convergences qui sont les plus probables.

Résultats de l'article :

L'utilisation d'une fonction de vraisemblance pour déterminer le degré de contingence du domaine est pertinente. Toutefois, le biais majeur ( indépendant du modèle) peut venir de la qualité des données. Ainsi en niant l' existence d'idiosyncrasie, le modèle tendra vers une vision robuste de la vie, Vermeij exige en effet, qu'une idiosyncrasie corresponde à un caractère ayant évolué de façon unique en tout temps et en tout lieux (ce qui est difficilement vérifiable). Pour que l'idiosyncrasie ait une certaine puissance statistique, il faut que le caractère soit apparu de façon unique sur un grand nombre d'opportunité d'évolution.

Toutefois, les résultats donnés sur la contingence ne sont valable qu'au domaine associé aux données, c'est a dire au grain (nature / catégorie de l'idiosyncrasie) et a l'échelle ( gamme modale) utilisée.

Ce que cet article apporte au débat :

Cet article très récent consacre une première partie à l'état de l'art et à la définition des éléments utiles au débat entre la théorie de la contingence évolutive et la vision robuste de la vie.

Publiée il y a plus de 6 ans par M. Barthe.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.