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L’altération épigénétique du gène du récepteur à l’ocytocine augmente la perception de la colère et de la peur chez l’humain.
Introduction à l'article :
On parle d’une « méthylation » de l’ADN de ce gène, une modification chimique maintenant bien connue et responsable de ces variations d’expression génétique des gènes appelées « épigénétiques » (des varitions modulées selon certains facteurs rencontrés par un individu durant sa vie, par exemple le stress).
Résultats de l'article :
Dans ce cas-ci, la méthylation du gène réduit la transcription de celui-ci, ce qui amène une plus grande activité dans l’amygdale, une région du cerveau humain associée à la peur et à la colère. Autrement dit, la diminution de récepteurs à l’ocytocine dans l’amygdale rendrait celle-ci moins sensible au contrôle apaisant qu’exerce normalement sur celle-ci d’autres régions du cerveau, par exemple frontales, impliquées dans la régulation des émotions.
Ce que cet article apporte au débat :
On voit ainsi se dessiner l’une des nombreuses voies par lesquelles une influence environnementale peut nous rendre plus réactifs à des signaux de colère ou de peur venant d’autrui.
Publiée il y a presque 11 ans
par
T. Latrille.
Dernière modification il y a presque 11 ans.
L’altération épigénétique du gène du récepteur à l’ocytocine augmente la perception de la colère et de la peur chez l’humain.
Introduction à l'article :
On parle d’une « méthylation » de l’ADN de ce gène, une modification chimique maintenant bien connue et responsable de ces variations d’expression génétique des gènes appelées « épigénétiques » (des varitions modulées selon certains facteurs rencontrés par un individu durant sa vie, par exemple le stress).
Dans ce cas-ci, la méthylation du gène réduit la transcription de celui-ci, ce qui amène une plus grande activité dans l’amygdale, une région du cerveau humain associée à la peur et à la colère. Autrement dit, la diminution de récepteurs à l’ocytocine dans l’amygdale rendrait celle-ci moins sensible au contrôle apaisant qu’exerce normalement sur celle-ci d’autres régions du cerveau, par exemple frontales, impliquées dans la régulation des émotions.
On voit ainsi se dessiner l’une des nombreuses voies par lesquelles une influence environnementale peut nous rendre plus réactifs à des signaux de colère ou de peur venant d’autrui.
Dernière modification il y a presque 11 ans.