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Congenital bone deformities and the inbred wolves (Canis lupus) of Isle Royale
Figure :
Occurence des différents types de malformations vertébrales dans l'échantillon de 36 loups d'Isle Royale. LTSV fait référence à "Lunbosacral transitionnal vertebrae" ou vertèbre de transition lumbo-sacrée.
Source : Räikkönen et al, 2009.
Introduction à l'article :
Si les effets néfastes de la détérioration génétique liés à la consanguinité dans les populations sauvages et captives sont bien documentés, beaucoup de professionnels de la conservation les sous estiment, notamment dans les populations qui semblent viables en dépit de leur petite taille et de leur statut isolé. C’est le cas d’une population de loups (Canis lupus) sur Isle Royale, île lacustre d’Amérique du Nord, qui a été fondée par une seule femelle et quelques mâles et dont la taille efficace est très faible (environ 3.8 ). Jusqu’à maintenant, cette population était utilisée dans de nombreux débats comme exemple supportant l’idée que de petites populations peuvent être viables, puisqu’elle ne montrait aucune trace de détérioration génétique. Cet article apporte une première preuve des effets néfastes de la consanguinité, mettant en exergue la présence de malformations osseuses pouvant affecter les mouvements des loups et ce en fréquence plus importante que dans les populations saines.
Expériences de l'article :
Les auteurs ont récupéré les squelettes de 36 loups morts entre 1964 et 2007, composés de la colonne vertébrale entière, de l’atlas au sacrum. Sur ces squelettes, ils ont cherché des malformations congénitales qui avaient déjà été observée dans des populations de Canis spp. Ils ont comparé leurs résultats avec ceux d'une petite population de loups de Scandinavie et de deux grandes populations de Finlande ne montrant pas de taux élevés de consanguinité.
Résultats de l'article :
58 % des loups examinés montrent des malformations dans la région lombo-sacrée (voir figure)
33% montraient une vertèbre de transition lombo-sacrée (voir figure)
25 % des Loups examinés présentent 8 vertèbres lombaires au lieu de 7 (voir figure)
Il n'y a pas de différence significative entre mâles et femelles concernant l'occurence des malformations osseuses.
Les malformations sont plus fréquentes dans la population d'Isle Royale que dans les populations de Scandinavie et Finlande.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article permet de montrer que ce n'est pas parce qu'une population semble viable qu'elle ne souffre pas des effets néfastes de la consanguinité, conséquence de sa petite taille et de son statut isolé.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
M. Di liegro.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Congenital bone deformities and the inbred wolves (Canis lupus) of Isle Royale
Occurence des différents types de malformations vertébrales dans l'échantillon de 36 loups d'Isle Royale. LTSV fait référence à "Lunbosacral transitionnal vertebrae" ou vertèbre de transition lumbo-sacrée.
Source : Räikkönen et al, 2009.
Si les effets néfastes de la détérioration génétique liés à la consanguinité dans les populations sauvages et captives sont bien documentés, beaucoup de professionnels de la conservation les sous estiment, notamment dans les populations qui semblent viables en dépit de leur petite taille et de leur statut isolé. C’est le cas d’une population de loups (Canis lupus) sur Isle Royale, île lacustre d’Amérique du Nord, qui a été fondée par une seule femelle et quelques mâles et dont la taille efficace est très faible (environ 3.8 ). Jusqu’à maintenant, cette population était utilisée dans de nombreux débats comme exemple supportant l’idée que de petites populations peuvent être viables, puisqu’elle ne montrait aucune trace de détérioration génétique. Cet article apporte une première preuve des effets néfastes de la consanguinité, mettant en exergue la présence de malformations osseuses pouvant affecter les mouvements des loups et ce en fréquence plus importante que dans les populations saines.
Les auteurs ont récupéré les squelettes de 36 loups morts entre 1964 et 2007, composés de la colonne vertébrale entière, de l’atlas au sacrum. Sur ces squelettes, ils ont cherché des malformations congénitales qui avaient déjà été observée dans des populations de Canis spp. Ils ont comparé leurs résultats avec ceux d'une petite population de loups de Scandinavie et de deux grandes populations de Finlande ne montrant pas de taux élevés de consanguinité.
Cet article permet de montrer que ce n'est pas parce qu'une population semble viable qu'elle ne souffre pas des effets néfastes de la consanguinité, conséquence de sa petite taille et de son statut isolé.
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